Archives de la catégorie Société
L’ÉDUCATION, AU CŒUR DES PRIORITÉS… OU NON ?
Cet article a été rédigé par Joëlle Girard, étudiante au baccalauréat en communication politique de l’UQAM et stagiaire en communication auprès de Génération d’idées. Tout cela dans le simple but de provoquer chez vous une réflexion.
Réduire le nombre d’étudiants par classe au niveau primaire d’ici 2012, atteindre un taux de diplomation de 80 % chez les jeunes de moins de 20 ans d’ici 2020, mettre les garderies en réseaux avec les écoles primaires pour mieux encadrer les enfants susceptibles de décrocher, accorder une attention particulière aux milieux défavorisés en limitant le nombre d’étudiants à 20 par classe, contrairement à 26 dans les autres secteurs; voilà les mesures que propose le gouvernement Charest afin de réduire le décrochage scolaire. Tout cela, en plus du comité de vigie mis sur pied pour évaluer les résultats du plan, de la participation active des commissions scolaires et de la campagne publicitaire soulignant l’importance de l’éducation dont les porte-paroles seront Céline Dion et Kent Nagano.
Jacques Ménard, dont le rapport présenté en mars dernier à inspiré considérablement la ministre Courchesne, ainsi que la Fédération des commissions scolaires du Québec (FCSQ), accueillent favorablement le plan du gouvernement. Pourtant, les syndicats des enseignants et des professionnels de l’éducation, les partis d’opposition, tout comme les directions d’établissement d’enseignement se disent insatisfaits.
Selon Réjean Parent de la Centrale des syndicats du Québec, «le vrai chantier, [c’est] celui de l’égalité des chances[1]». En diminuant le nombre d’élèves par classe, le gouvernement fait preuve d’une certaine initiative, mais il ne s’attaque toujours pas à ce qu’il identifie lui-même comme la racine du mal, la pauvreté. Selon l’ADQ, le problème, c’est le manque de professeurs. Pour d’autres, c’est la trop grande centralisation et le manque d’outils pour les gens «de terrain». Malgré de bonnes intentions, pour plusieurs les actions concrètes semblent trop rares dans ce que le gouvernement Charest appelle sa «stratégie d’action visant la persévérance et la réussite scolaire».
Ainsi, la position du gouvernement quant à l’importance de l’éducation est à l’image de celle des Québécois, c’est-à-dire ambiguë. Au cours des dernières années, diverses problématiques se sont posées sans que l’on ait de réel débat sur la place que la société québécoise souhaite accorder à l’éducation. Rappelons-nous du débat sur le financement des écoles privées versus les écoles publiques, sur les cours d’éthique et cultures religieuses, sur les projets de loi sur la gouvernance universitaire, sur la réforme scolaire, sur les frais de scolarité, sur le financement universitaire, même celui lancé par l’ADQ sur le rôle des commissions scolaires… Voilà bien la preuve que la cohésion sociale fait souvent défaut lorsqu’il est temps d’établir l’ordre des priorités et d’y situer l’éducation. Des mythes et des préjugés sont sans cesse véhiculés alors que le désintérêt croissant semble empêcher la question de faire son chemin dans l’espace public. Avant d’investir temps et argent pour lutter contre le décrochage ou la pauvreté, ne devrait-on pas faire le point ? À quand un véritable débat de fond sur l’éducation ? Pour que l’on discute enfin des réels enjeux de l’éducation et que l’on puisse s’entendre sur ce que, collectivement, nous sommes prêts à y investir.
[1] Radio-Canada. Québec dévoile son plan. En ligne : http://www.radio-canada.ca/nouvelles/Politique/2009/09/09/002-decrochage.shtml
Autres sources :
http://www.radio-canada.ca/nouvelles/carnets/2009/09/09/125134.shtml?auteur=2062
http://www.leseffetsdudecrochage.com/pdf/Rapport_Menard.pdf
SI LA PAIX T’INTÉRESSE
SÉBASTIEN DUBÉ
Depuis la fin des colonialismes espagnol et portugais au début du 19e siècle, l’histoire de l’Amérique latine a été profondément marquée par la présence des forces armées dans la sphère politique. Certains pays ont connu, à répétition, des coups d’État impliquant des militaires. En Bolivie, par exemple, 200 coups d’État ont été perpétrés en autant d’années d’indépendance. Le Brésil, quant à lui, n’a connu que deux coups d’État militaires depuis son indépendance en 1822. Cependant, le coup de 1964 a ouvert la voie à un régime militaire qui a duré 20 ans. Lire la suite »
DE L’INTÉRIEUR
CAROLINE MORIN
À côté des grandes batailles que se livre l’humanité depuis des années, il y a celles, non moins grandes, mais souvent négligées et qu’on ne voit pas à la télé, qu’on se livre à soi-même. Je ne parle même pas des batailles physiques contre la maladie ou des parties de notre corps qu’on n’aime pas. Je parle de la guerre incessante qu’on mène contre ce qu’on est intrinsèquement, à l’opposé des modèles proposés par la société. La bataille contre la vitesse exigée par le travail, en opposition avec notre besoin de sommeil commandé par l’oreiller. Lire la suite »
Krach démographique : Et vous?
Posté par Nicholas Cerminaro dans Société, vieillissement de la population, Éditoriaux le 28 janvier 2009
Au moment d’écrire ces lignes, Barack Obama est à quelques jours de prononcer un discours inaugural qui sera sans doute historique. Le 20 janvier 2009, M. Obama deviendra le 44e président des États-Unis à un moment où ce pays fait face à de nombreuses difficultés.
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Krach démographique : sagesse ou vieillissement?
Posté par Mélanie Joly dans Société, vieillissement de la population, Éditoriaux le 28 janvier 2009
Notre société se transforme, nous le savons. Vieillissement de la population, détérioration de l’environnement, surconsommation, instabilité économique, isolement social, etc. Ces réalités et les défis qu’elles entraînent ne peuvent être surmontés individuellement. La mise en commun des efforts de toute génération est nécessaire afin de les aborder et y remédier. C’est d’ailleurs cette exigence de solidarité qu i a mené à la création de Génération d’idées.
Prise de conscience urgente! Cri du cœur d’un « Y » entouré de vieux décideurs
Posté par Samuel Champagne dans Société, vieillissement de la population le 28 janvier 2009
N’attendons pas d’être vieux pour réagir. Il est temps d’agir et de dire non à l’immobilisme et à la procrastination. Actuellement, les régions voient des centres pour personnes âgées pousser comme des champignons, pendant que le nombre d’enfants par classe diminue dans les écoles. Ces résidences deviendront des moteurs économiques, pour certaines localités en perte de vitesse, car les régions subissent le vieillissement de leurs habitants et perdent en plus leurs jeunes compétents au profit des milieux urbains. Heureusement, mes parents et ces autres baby-boomers sont toujours aussi actifs en région, pour quelques années encore du moins.
Tous ces baby-boomers, qui voient leurs fonds de retraite subir les soubresauts de l’essoufflement économique que nous connaissons présentement, devront probablement travailler plus longtemps qu’ils ne l’auraient imaginé. Leur santé, vers leurs vieux jours, risque alors de faire des siennes, et dans un pays où le système de santé est universel, les coûts reliés à leur bien-être feront augmenter les dépenses publiques, pendant que ces chers baby-boomers cesseront d’assurer un coussin imposable dédié à notre budget national. Sans vouloir être alarmiste, nos décideurs se soucient-ils de cette question? Il en va pourtant de notre sécurité financière à tous, et non seulement de notre avenir, mais aussi de celui de nos enfants et de la prospérité économique à long terme de notre État.
Voulons-nous d’une société titubante où rien d’autre ne suscitera d’intérêt, dans 10 ans, que l’architecture audacieuse des hôpitaux et des résidences pour personnes âgées? Certainement pas moi! Je veux de cette société où les décisions se prennent et se concrétisent par des actions. Je veux également d’une société innovatrice qui puise les plus belles idées, pouvant apporter le plus à ma réalité et à celle des autres. J’ai besoin que quelqu’un me dise qu’enfin, nous ne constaterons plus que notre société comporte sa part de problèmes, mais que nous trouverons des solutions pour les régler et continuer d’avancer… parce que tellement plus nous attend!
Le vieillissement de la population implique de beaux défis à relever. Cependant, ce phénomène nécessite une prise de conscience collective. Celle-ci me semble être à la base de toute autre action à entreprendre parce qu’il faut comprendre ce qui nous arrive avant de s’affairer.
Nous ne pouvons nier que la tranche sociale grandissante de personnes âgées est causée par ce nombre phénoménal de baby-boomers se dirigeant vers le troisième âge. Le fait est qu’aucune autre génération suivante n’a été aussi importante que la leur. Pourtant, les naissances auraient le pouvoir de contrer ce phénomène social. Jamais il ne m’est venu à l’esprit d’avoir une famille de 10 enfants. Bon, vous me direz que la religion catholique n’utilise plus l’intimidation infernale pour m’y encourager. Toutefois, je ne désire pas non plus être le père de cinq enfants d’ici 20 ans. C’est pourtant le nombre d’accouchements qu’a eus ma mère. Qu’est-ce qui nous différencie? Malgré les satisfactions que procure une grande famille, je ne serais pas prêt, psychologiquement et financièrement, à voir grandir une si importante progéniture sous mon toit. Pourquoi? Qu’est-ce qui nous empêche de repeupler ce Québec qui nous est si cher? Serait-ce un manque d’argent (hommage ici aux dettes d’études), un confort qu’on ne voudrait pas ébranler ou tout simplement un changement de valeurs ayant eu cours? Sommes-nous à tel point plongés dans une société de consommation qu’il n’y aurait plus de place pour les enfants? Subissons-nous des vies déséquilibrées, vitesse grand V, au point où s’occuper d’un enfant entre dans la liste « À ne pas oublier » ou « Ce que je ferai un jour… »? Sommes-nous si désabusés et inquiets face à la vie que nous n’osons pas la faire subir à des êtres si purs et innocents? Il y a certainement là matière à réflexion, parce que quelque chose chez nous ne tourne pas rond.
Dans ce cas, acceptons une immigration massive et le tour sera joué! Mais que faire alors du manque d’ouverture aux étrangers des uns et des problèmes d’intégration des autres? J’oubliais pendant un instant que le terme « compromis » est difficilement digestif en nos terres.
Enfin, ce problème du vieillissement de notre population soulève des inquiétudes. Mais il ne serait pas tellement compliqué à régler. Il faut juste se regarder, s’analyser de manière objective et trouver des solutions adéquates. Voilà, c’est dit. Qu’est-ce qui nous arrête?
Samuel Champagne


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