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	<title>Génération d&#039;idées</title>
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		<title>D&#233;mocratie directe et&#8230; Tupperware</title>
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		<pubDate>Wed, 01 Sep 2010 21:09:08 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[CONVERGER LES EFFORTS Suite un l&#8217;article au langage coloré [1] et son appel à la mobilisation générale pour un changement social, il semble que de concevoir des méthodes concrètes pour atteindre des objectifs louables (qui restent à déterminer et à expliciter au-delà de «tout sauf le statu quo») a aussi une importance comme complément à [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2>CONVERGER LES EFFORTS</h2>
<p>Suite un l&#8217;article au langage coloré [1] et son appel à la mobilisation générale pour un changement social, il semble que de concevoir des méthodes concrètes pour atteindre des objectifs louables (qui restent à déterminer et à expliciter au-delà de «tout sauf le statu quo») a aussi une importance comme complément à la création d&#8217;effervescence populaire: c&#8217;est peu comme quand on prend une loupe pour focaliser les rayons lumineux vers un seul point et allumer une cible.</p>
<p>Parfois certaines solutions paraissent absurdes, comme une idée simple: promouvoir le changement social d&#8217;une grande envergure en s&#8217;inspirant du modèle de la firme Tupperware pour avoir un succès significatif en créant dans le voisinage ou dans son entourage des soirées de discussion politique («démonstration démocratique»), des ateliers un peu similaires aux Remue-GEDI de <em>Génération d&#8217;idées</em><span style="font-style: normal;">, mais qui ne sont pas restreints à une tranche d&#8217;âge précise, et qui se relient en réseaux un peu comme une démocratie parallèle.</span></p>
<h2>LE PROBLÈME DES GRANDES ASSEMBLÉES</h2>
<p>Bien qu&#8217;il puisse être souhaitable de voir le développement de grandes assemblées locales basées sur le modèle des «townhall meetings», il semble qu&#8217;avec des groupes plus petits, on éviterait certains dérapages des grandes assemblées, notamment la tyrannie d&#8217;une «procédurite» du code Morin, c&#8217;est-à-dire un formalisme qui étouffe les échanges d&#8217;idées. Ces grandes assemblées ont aussi comme faiblesse le fait qu&#8217;on </span><em>écoute </em><span style="font-style: normal;">(passivité) beaucoup plus qu&#8217;on échange des idées (activité). Certaines personnes sont gênées de prendre la parole devant une foule, ce qui est dommage parce que les gens qui génèrent de bonnes idées ne sont pas automatiquement des experts en art oratoire. De plus, les grands rassemblements ont le problème habituel qu&#8217;ils attirent des «phénomènes de foire», des excentriques incohérents qui disent n&#8217;importe quoi sur le coup de l&#8217;émotion simplement pour attirer l&#8217;attention sur eux. Malgré ces lacunes, la création d&#8217;assemblées locales de type «townhall» est déjà un début pour l&#8217;amélioration de la démocratie.</p>
<h2>LA MÉTHODE TUPPERWARE</h2>
<p>Ce qu&#8217;on peut dire de la méthode du porte-à-porte, méthode préconisé dans l&#8217;article d&#8217;Isabelle Cloutier  [2], c&#8217;est qu&#8217;on a l&#8217;avantage d&#8217;avoir un représentant qui se déplace, ce qui permet de couvrir un plus grand territoire (distance géographique) que si on tenait un kiosque en endroit fixe. En plus de la mobilité, la méthode du porte-à-porte permet, dans le cas d&#8217;un vendeur, d&#8217;économiser sur les coûts fixes qu&#8217;on aurait à payer (e.g.: loyer d&#8217;un magasin, ou dans ce cas-ci d&#8217;un bureau ou d&#8217;un centre communautaire).</p>
<p>L&#8217;inconvénient de la méthode porte-à-porte auquel la firme Tupperware a remedié, c&#8217;est que le représentant sollicite une clientèle potentielle à des moments qui ne conviennent pas toujours. Quasiment tout le monde s&#8217;est déjà fait dérangé un samedi matin par deux recruteurs d&#8217;une certaine religion, et connaît le déplaisir de se faire réveiller tôt par ceux-ci. Alors, par le biais de soirées de démonstration, des entreprises comme Tupperware et Avon peuvent contacter les clients à un moment qui correspond mieux aux horaires de ceux-ci. Comme les clients se pointent à ses réunions avec des voisins et des amis, ils sont davantage en situation de confiance parce qu&#8217;ils connaissent la majorité des gens présents. Ce sentiment de sécurité est aussi accru parce que l&#8217;organisateur de la soirée est généralement aussi une personne de l&#8217;entourage du client (réduction de la distance sociale).</p>
<p>De plus, au niveau logistique, du marketing et de la GRH, la méthode Tupperware peut, par son système de franchises, éviter certains coûts liés au recrutement, à la publicité (la force du bouche-à-oreille, ou «marketing viral»), à la tenue d&#8217;inventaires et à l&#8217;entreposage. Ce genre de réseau décentralisé à donc des avantages au niveau de la flexibilité.</p>
<h2>APPLICATIONS DÉMOCRATIQUES</h2>
<p>Un mouvement de vulgarisation de la démocratie et d&#8217;activisme social serait probablement plus efficient en étant, comme la firme Tupperware, décentralisé (ce qui évite aussi les risques d&#8217;être noyauté et d&#8217;être récupéré à des fins partisanes, comme ça été le cas avec le </span><em>Tea Party</em><span style="font-style: normal;">). Si on se base sur la </span><span style="font-style: normal;"><strong>typologie de Cossette </strong></span><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;">(segmentation du marché selon l&#8217;ouverture aux nouvelles idées)</span></span><span style="font-style: normal;"> ce type de fédération de mini-forum devrait rejoindre de façon maximale (M*) un segment de marché (les </span><em>versatiles</em><span style="font-style: normal;">, 10%) d&#8217;environ 700 000 personnes (bien qu&#8217;en réalité, ce serait beaucoup moins que ça). Le porte-à-porte pourrait très bien être un complément important à cette approche.</span></p>
<p>La création d&#8217;un mouvement à hauteur d&#8217;homme (et de femme), plutôt que de grandes assemblées, permettrait de meilleurs échanges et apporterait un aspect davantage <em>humain</em>, ce qui n&#8217;est pas vraiment le cas avec l&#8217;activisme social qu&#8217;on fait via le web, chacun devant sa machine.</p>
<p>Pour le moment, l&#8217;idée n&#8217;est qu&#8217;une esquisse, mais elle est tout de même lancée.</p>
<p>____________</p>
<p>[1] Isabelle Cloutier</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;"><a href="http://www.generationdidees.ca/idees/dniaisons-nous-cibole-une-approche-parallle/">http://www.generationdidees.ca/idees/dniaisons-nous-cibole-une-approche-parallle/</a></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">[2] idem</p>
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		<title>L&#8217;initiative populaire: qui s&#8217;y oppose &#224; part nos &#233;lus !?</title>
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		<pubDate>Tue, 31 Aug 2010 17:03:03 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[C&#8217;est un refrain bien connu: en démocratie, on vote aux quatre ans et entre les élections les politiciens se soucient peu de notre opinion. Les élus mettent ainsi trop souvent leurs intérêts devant le bien supérieur du peuple. Et &#171;&#160;les jeunes se désintéressent de la politique&#160;&#187;&#8230; Un autre refrain bien connu. Mais voilà: il faut [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>C&#8217;est un refrain bien connu: en démocratie, on vote aux quatre ans et entre les élections les politiciens se soucient peu de notre opinion. Les élus mettent ainsi trop souvent leurs intérêts devant le bien supérieur du peuple. Et &laquo;&nbsp;les jeunes se désintéressent de la politique&nbsp;&raquo;&#8230; Un autre refrain bien connu. Mais voilà: il faut s&#8217;inquiéter du contenant, pas seulement du contenu. Si le débat est vide de sens et de projets porteurs, tous les Québécois ont une part de responsabilité de ne pas s&#8217;investir suffisamment dans la sphère publique pour prendre en main nos affaires avec nos idées. Mais si les Québécois n&#8217;ont pas accès au débat, ce sont les institutions qu&#8217;il faut améliorer.</p>
<p>La véritable démocratie doit passer par l&#8217;instauration d&#8217;une loi sur l&#8217;initiative populaire. Dans un système où on élit des députés, le peuple &laquo;&nbsp;délègue&nbsp;&raquo; son pouvoir.  Mais le &laquo;&nbsp;déléguer&nbsp;&raquo;, ce n&#8217;est pas y renoncer.  L&#8217;initiative populaire est la meilleure démonstration du pouvoir &laquo;&nbsp;permanent&nbsp;&raquo; du peuple. Qu&#8217;on confère &laquo;&nbsp;aux électeurs, aux parlementaires et au gouvernement un droit d’initiative relativement à la tenue d’un référendum sur toute question d’intérêt public&nbsp;&raquo;, disait le préambule du projet de loi préparé à cet effet par René Lévesque en 1984<a href="#_ftn1">[1]</a>. Plus précisément: &laquo;&nbsp;Selon le projet, une question proposée par une pétition signée par au moins 250 000 électeurs comprenant des résidents d’au moins trois régions administratives devra être soumise à la consultation par référendum.&nbsp;&raquo;</p>
<p>Il n&#8217;y a rien de révolutionnaire là-dedans, puisque de telles dispositions existent partout dans le monde (Belgique, Suisse, France, presque tous les États américains…). Par exemple, l’interdiction récente d’organiser des corridas en Catalogne est le produit d’une initiative populaire<a href="#_ftn2">[2]</a>. Ce système n’est pas vétuste, car la communauté européenne vient à peine d’instaurer « l’initiative citoyenne »<a href="#_ftn3">[3]</a> à la grandeur de l’Europe. Même au Canada, la Colombie Britannique reconnait par le &laquo;&nbsp;Recall and Initiative Act&nbsp;&raquo;<a href="#_ftn4">[4]</a> ce droit à ses citoyens d&#8217;avoir le dernier mot sur la conduite des affaires de l&#8217;État en tout temps. Et ça, c’est une petite révolution…</p>
<p>Finalement, l’exemple du Brésil mérite une attention particulière. La chambre des représentants disposait déjà d’une commission parlementaire permanente destinée à étudier les projets de loi émanant de la société civile. En 2009, le gouvernement brésilien a même lancé le projet « E-Democracia »<a href="#_ftn5">[5]</a> qui vise à utiliser les nouvelles technologies et les réseaux sociaux pour recueillir et intégrer les commentaires des électeurs, particulièrement les jeunes, pour étoffer la législation. L’idéal de la démocratie directe à petite échelle dans les villages ne peut être calqué au niveau national. Mais le Brésil ouvre la voie pour utiliser le web et les nouvelles possibilités d’améliorer le rapport direct entre l’élu et son patron, le citoyen.</p>
<p>L’Assemblée nationale a instauré en décembre 2009 les pétitions électroniques, hébergées sur le site même du parlement<a href="#_ftn6">[6]</a>. Peu d’ajustements techniques sont nécessaires pour transformer ce petit pas en un progrès marqué en faveur de la démocratie au Québec en permettant aux initiatives ayant suffisamment d’appui de migrer vers le processus législatif. Les jeunes ont déjà investi le monde virtuel d’une foule de plateformes de participation citoyenne où les débats sont accessibles, inclusifs et dynamiques. L’initiative populaire existe déjà; il suffit de la reconnaître, de la prendre au sérieux et d’y connecter nos institutions !</p>
<hr /><a href="#_ftnref1">[1]</a> www.libererlesquebecs.com/reneLevesque/cqr_referendums_levesque.pdf</p>
<p><a href="#_ftnref2">[2]</a> www.france-info.com/monde-europe-2010-07-28-le-parlement-catalan-interdit-les-corridas-470622-14-15.html</p>
<p><a href="#_ftnref3">[3]</a> ec.europa.eu/dgs/secretariat_general/citizens_initiative/index_fr.htm</p>
<p><a href="#_ftnref4">[4]</a> www.bclaws.ca/EPLibraries/bclaws_new/document/ID/freeside/96398_00</p>
<p><a href="#_ftnref5">[5]</a> www.edemocracia.camara.gov.br</p>
<p><a href="#_ftnref6">[6]</a> www.assnat.qc.ca/fr/exprimez-votre-opinion/petition/signer-petition/index.html</p>
<p>﻿</p>
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		<title>Reconvertir l&#8217;industrie automobile</title>
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		<pubDate>Tue, 31 Aug 2010 14:30:12 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Depuis deux ans, nous traversons une période de tumulte économique résultant des crises financières aux Etats-Unis, notamment celles du secteur automobile américain. On le sait, face aux producteurs étrangers, GM bat de l’aile et Chrysler stagne dans la médiocrité. Résultat : les producteurs américains doivent réduire les coûts, et on ne fait pas d’omelettes sans [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Depuis deux ans, nous traversons une période de tumulte économique résultant des crises financières aux Etats-Unis, notamment celles du secteur automobile américain. On le sait, face aux producteurs étrangers, GM bat de l’aile et Chrysler stagne dans la médiocrité. Résultat : les producteurs américains doivent réduire les coûts, et on ne fait pas d’omelettes sans casser d’œufs… N’empêche, c’est rarement plaisant d’être un œuf. Demandez aux gens de Flint, Michigan. Comme on l’a remarqué, les pertes d’emplois dans cette industrie du transport ne sont pas restreintes uniquement à celles-ci. Comme GM, Ford et Chrysler sont des grands clients de différents fournisseurs de pièces, de pneus et autres composantes, il y a un effet d’entraînement qui s’exerce aussi sur ces fournisseurs. De plus, les ouvriers perdant d’excellents salaires ne dépensent plus autant, ce qui a un « effet domino » sur l’ensemble de l’économie locale. Ajoutez à ceci la crise des marchés financiers et la situation désastreuse de l’immobilier, on constate que le principal partenaire commercial du Canada, les Etats-Unis, est dans la… marge.</p>
<p>Comment l’industrie automobile en est-elle rendue là? Si on demande aux divers commentateurs et autres démagogues des médias, on aura comme explication le raisonnement suivant : les producteurs étrangers ont des coûts de production inférieurs aux usines américaines et canadiennes parce qu’ils ont un taux de syndicalisation très faible. Donc, les syndicats seraient à blâmer pour le fiasco de 2009 parce qu’ils exigent trop. Plutôt hâtive comme conclusion.</p>
<p>Tout d’abord, ce qui ne fonctionne pas avec ce raisonnement simpliste, c’est que la présence de salaires élevés dans le secteur de l’automobile n’a aucun lien avec le syndicalisme. Il s’agit plutôt d’une pratique de <strong>salaire d’efficience </strong>instaurée par Henry Ford dans le premier versant du XXe siècle : à l’époque, Ford versait 5$ par jour à ses employés, soit le double du salaire quotidien. Était-il fou? Non, avec ce salaire élevé, il réduisait le taux de roulement, le taux d’absentéisme et les problèmes de disciplines. Tous les ouvriers voulaient conserver à tout prix un emploi aussi payant, alors cette mesure était pour Ford un excellent moyen d’économiser de l’argent et l’effort en recrutement, en formation et en surveillance des employés. Le principe des salaires d’efficience a par la suite été copié par les compétiteurs de Ford, et les syndicats n’ont qu’instutionnalisé ce qui était déjà un fait accompli. De plus, les fameuses «descriptions de tâches» auxquelles on reproche aux syndicats d&#8217;appliquer de façon intransigeante, quasiment dogmatique, ne sont que la cristallisation d&#8217;idées patronales (le taylorisme) qui déqualifia le travail en le simplifiant en quelques tâches restreintes et répétitives. Là-dessus, il est souhaitable que le patronat et les syndicats puissent discuter, chacun de bonne foi, sur une façon de repenser le travail qui est plus souple.</p>
<p>En second lieu, la robotisation de la production automobile a considérablement réduit la quantité de main-d’œuvre nécessaire . Les robots et autres biens industriels, ainsi que les intrants à la production, coûtent proportionnellement plus chers que les ouvriers, même avec les avantages sociaux et les « legacy costs » : on parle ici d’une<strong> industrie intensive en capital </strong>(«<em> capital intensive</em> ») plutôt qu’intensive en main-d’œuvre (« <em>people intensive</em> »). Les secteurs intensif en main-d’oeuvre, comme la restauration, ont une plus grande proportion de coûts versée en salaires et autres rémunérations des employés, et la syndicalisation y causerait problème en ce qui concerne les hausses salariales qui résulteraient avec l’implantation d’un syndicat. C’est très différent pour les entreprises intensives en capital. Comme Ford, Chrysler et GM sont des industries intensives en capital, les salaires élevés des ouvriers, déjà<em> moins nombreux à cause de la robosition des chaînes de production</em>, sont une partie minime du problème, l&#8217;essentiel des coûts étant rattachés à la machinerie industrielle et l&#8217;infrastructure. Des coupures de salaires et des mises à pied ne seraient que des économies de bouts de chandelles.</p>
<p>La clé du problème repose sur la qualité inférieure des produits américains, ce qui attirent peu la clientèle. Quand on pense à l&#8217;ingénierie allemande, on pense (à tort ou à raison) à de la qualité supérieure; quand on pense à l&#8217;ingénierie américaine&#8230; l&#8217;image n&#8217;en est pas une de prestige. Ailleurs, des décennies de pratiques de <em>kaïzen</em> ont donné l’avantage aux producteurs japonais (même malgré la situation actuelle de Toyota et de ses voitures un peu trop rapides&#8230;) et quand bien même que les Américains rattraperaient le retard par le bias de <em>cercles de qualité</em> et autres pratiques de <em>qualité totale</em>, les producteurs étrangers ne resteraient pas là à attendre et continueront à innover. On peut aussi dire que le choix des producteurs américains d’avoir opter pour un créneau coûteux, celui des Hummers et autres VUS, n’a pas aidé à ce que ceux-ci restent en force dans le marché de l&#8217;automobile, étant que ces types de véhicules étaient peu accessibles au consommateur moyen, et ne réponda pas à des besoins réels pour une population urbaine. De plus, les firmes américaines ont manqué d’aggressivité dans l’ouverture de marchés à l’étranger, préférant rester dans leur continent et se laisser timidement faire gruger des parts de marché. Il y a eu un manque de vision des gestionnaires, et ce sont eux, et non les ouvriers syndiqués, qu’on doit blâmer.</p>
<p>Et à quel point est-ce un problème? Il ne suffit pas de simplement injecter de l&#8217;argent des contribuables, comme l&#8217;a fait le gouvernement Harper, pour relancer le secteur («throwing money at the problem»), mais carrément repenser la façon qu&#8217;on fonctionne. La production industrielle américaine pourraient être reconvertie, avec de l’effort et de la volonté, à la mise en place de chantiers de TGV et autres réseaux de transports en commun que sont les autobus électriques et le tramway. Avec un projet de TGV, on relancerait l’industrie de l’acier par le biais de la fabrication des rails, et les producteurs d’automobiles pourraient faire des locomotives et des wagons ansi que de faire l’entretien et de la mise à jour de cette machinerie. Ce serait bon pour l’industrie lourde, puis à long terme, le secteur touristique en bénéficierait par un déplacement accru de la population, qui peut plus aisément passer d&#8217;une ville à l&#8217;autre vu l&#8217;absence d&#8217;embouteillages sur les voies de TGV. Le nombre d’accidents sur la route déclinerait, tout comme le seraient l’usure des routes, le prix de l’essence et l’émission de CO2 – un gain pour l’environnement. Un TGV Québec-Montréal-Toronto-Windsor aurait d’énormes retombées économiques à cause de l’intensification des échanges due à une mobilité accrue de la population. De même pour un « bullet train » Montréal-New York, ou bien Boston-Washington D.C.</p>
<p>Bref, ce qu’on constate des commentateurs, c’est qu’ils sont apparemment des lobbyistes au service des gestionnaires incompétents du secteur de l’automobile : ils préfèrent hâtivement alimenter un discours anti-syndical &#8211; la stratégie du bouc émissaire &#8211; plutôt que d’expliquer les causes fondamentales de la crise actuelle des producteurs américains et de chercher des solutions nouvelles à ce problème, comme le développement d&#8217;un réseau de TGV en reconvertissant les infrastructures du secteur automobile vers cet objectif.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">_________________</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Photo: http://en.wikipedia.org/wiki/File:Final_assembly_3.jpg</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">(License Creative Commons)</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">
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		<title>D&#233;niaisons-nous, cibole! Une approche parall&#232;le&#8230;</title>
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		<pubDate>Mon, 30 Aug 2010 14:59:39 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[On dit que je suis alarmiste, comme on le dit depuis plus  de 30 ans à ceux qui s’inquiètent de la manière dont nous gérons nos ressources, nos sociétés. Ils l’étaient probablement, et je le suis aussi. Avec raison. Si vous ne voyez pas de quoi je parle, éduquez-vous, cibole! Il n’est jamais trop tard [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>On dit que je suis alarmiste, comme on le dit depuis plus  de 30 ans à ceux qui s’inquiètent de la manière dont nous gérons nos ressources, nos sociétés. Ils l’étaient probablement, et je le suis aussi. Avec raison. Si vous ne voyez pas de quoi je parle, éduquez-vous, cibole! Il n’est jamais trop tard pour comprendre ou pour accepter qu’il est temps pour nous d’agir en tant qu’individu.</p>
<p>Moi, j’ai réalisé aussi tard qu’à 26 ans (!!!) que ça allait mal dans le monde qutant que chez nous, au niveau politique, et tout ce qui s’ensuit (modèles archaiques de gestion des ressources de notre nation et des autres, érosion des avancées sociales, etc.)</p>
<p>Pourquoi ai-je mis tant de temps à réagir? Parce que je n’étais pas consciente que ça allait si mal. Mes parents ne se sentant pas concernés pas les enjeux environnementaux et politiques, ne m’en ont pas informée, et moi, inquiète uniquement de ce que MOI, MOI moi moi moi, j’allais faire dans la vie, je me consacrais uniquement à la découverte de mon moi-même, et le reste pouvait attendre.</p>
<p>Le reste a donc attendu, jusqu’à ce qu’internet, télévision et journaux, que mes compagnons de vie m’ont incessament mis dans la face, me disant: “Réveille!!!”,  m’éduquent, hantent mes jours et mes nuits, me faisant passer de la tristesse au découragement, pour me faire savoir que, hé oui, je ne sais peut-être toujours pas ce que je souhaite faire comme carrière, je ne le saurait peut-être jamais, mais il se passe dans ce monde des choses qui ne devraient pas se passer.</p>
<p>Les riches profitent des pauvres et gèrent en cons notre planète, et si je reste muette et inactive devant tout cela, j’y contribue. Je l’ai maintenant compris, mieux vaut tard que jamais, et à trente ans, finalement, je suis prête à faire ce qu’il faut pour que ça change, quitte à y mettre tout le reste de ma vie.</p>
<p>Nous avons tous de bonnes raisons pour ne pas pouvoir s’occuper de ceux qui s’occupent de nous: travail, familles, autres. Mais nous devons quand même faire notre part, surtout ceux qui ont des enfants!!!! Si nous ne faisons rien, ils vont l’avoir dure, nos enfants, et je n’ose même pas penser à leurs enfants&#8230;</p>
<p>Je suggère une mobilisation porte à porte, personne à personne, bouche à oreille. Un grand rassemblement des idées et des besoins. De cela , nous pourrions tirer un grand consensus, qui, de par le nombre de personnes impliquées, viendrait clouer le bec à notre système politique en place. Si par exemple, trois milions de personnes au Québec (n’en mettons pas trop pour rester réalistes&#8230;) disent qu’elles souhaitent une meilleure gestion des forêts, du système de santé, une réforme du mode de crutin, et-ou quoique ce soit d’autre, en détail et signature à l’appui, le gouvernentment devrait répondre et agir, car étant conscientisés, appelés personnellement et ré-allumés par l’espoir, nous l’aurions tous à l’oeil.</p>
<p>Est-ce utopique? Je n’en suis pas si sûre, car nous avons tous un coeur, et s’il est touché directement, il répond. À moins qu’on soit de cette classe de gens qui ne pense qu’en chiffres. Heureusement, cette caste de gens est restreinte.</p>
<p>J’ose croire qu’il y a assez d’intelligence et de coeur au Québec pour que, si on lui donne les moyens de faire survire (car on en est là!) sa famille et de celle de ses enfants, chaque personne donne son aval pour une gestion plus intelligente de la vie en notre chère terre québécoise.</p>
<p>Et si ça marchait? D’autres nations peut-être nous imiteraient&#8230;</p>
<p>Il n’est pas trop tard pour s’activer&#8230;</p>
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		<title>La mort de Repr&#233;sentatif II</title>
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		<pubDate>Mon, 30 Aug 2010 13:49:06 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Capitale-Nationale]]></category>
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		<description><![CDATA[Après un peu de réflexion suite à mon précédent billet intitulé &#171;&#160;La mort du représentatif&#160;&#187;, j&#8217;ai réalisé mon insatisfaction&#8230; tout comme le Tea Party et leur événement de ce weekend, j&#8217;ai réécris l&#8217;histoire. J&#8217;ai decidé de rebaptiser mon récent billet &#171;&#160;Le déclin du Représentatif&#160;&#187; (à mon avis plus adapté au propos) et je vous propose cette fois-ci, pour vrai, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Après un peu de réflexion suite à mon précédent billet intitulé &laquo;&nbsp;La mort du représentatif&nbsp;&raquo;, j&#8217;ai réalisé mon insatisfaction&#8230; tout comme le <a href="http://www.commondreams.org/view/2009/04/15-10" target="_blank">Tea Party</a> et leur <a href="http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2010/08/28/004-manifestation-beck-washington.shtml" target="_blank">événement de ce weekend</a>, j&#8217;ai réécris l&#8217;histoire. J&#8217;ai decidé de rebaptiser mon récent billet &laquo;&nbsp;<a href="http://paradigmes21.wordpress.com/2010/08/26/mort-representatif/" target="_blank">Le déclin du Représentatif</a>&nbsp;&raquo; (à mon avis plus adapté au propos) et je vous propose cette fois-ci, pour vrai, ce qui me semble la mort du Représentatif.</p>
<p>Dans la première partie, je dessinais un portrait de l&#8217;état de notre système politique actuel. Face aux défis qui nous attendent au courant des prochaines années, ce système démocratique n&#8217;est plus la réponse appropriée. Nous devons renouveler nos structures de prise de décision collective pour les rendre plus efficace, transparente, participative. C&#8217;est, à mon avis, la seule façon de se sentir interpellé par les enjeux et décisions, d&#8217;anticiper, de s&#8217;adapter et de se réformer à temps pour espérer outiller ceux qui nous suivront, nos enfants et petits-enfants, à faire face à leurs défis certains.</p>
<p>Alors, <span>partons à la base de notre système politique représentatif.</span> L&#8217;ensemble des citoyens délègue un &laquo;&nbsp;mandat&nbsp;&raquo; de représentation en exprimant sa volonté par le vote, selon le principe « <span>un homme, une voix</span> ».<br />
Cette définition a deux conséquences directes :</p>
<ul>
<li>Primo, des représentants politiques (députés) sont issus de la volonté populaire, contrairement à tout système de type aristocratique, où le gouvernement est le fait d&#8217;une élite (oups&#8230;ça donne parfois l&#8217;impression que nous sommes dans une aristocracie, non??). <span>Les représentants sont donc &laquo;&nbsp;mandataires&nbsp;&raquo; des citoyens</span>. Pourquoi des représentants ? Parce qu&#8217;une prise de décision qui implique chaque citoyen (démocratie directe) serait impraticable, non?? &#8230;gardez cette question en tête&#8230; vous seriez surpris de la réponse.</li>
<li>Secundo, <span>le gouvernement (représentant et mandataire des TOUS les citoyens) doit œuvrer dans le sens de l&#8217;intérêt général</span>. Ce principe s&#8217;oppose à des décisions prises pour des intérêts particuliers (&#8230;huh&#8230;). Une décision démocratique peut être impopulaire tant qu&#8217;elle vise effectivement et objectivement à l&#8217;intérêt de tous; le défi est donc d&#8217;informer adéquatement la population, grâce à une information détaillée et transparente, pour justifier les décisions. D&#8217;où réside la légitimité des décisions gouvernementales.</li>
</ul>
<p>La représentativité est le concept dominant de notre système politique, non seulement pour les partis politiques, mais également pour la représentation d&#8217;intérêts, d&#8217;enjeu et de revendications. Les lobbys de toute forme (les syndicats, les patronats, les ordres professionnels, etc.) fonctionnent selon la même logique. Ils deviennent des représentants qui approchent les gouvernements, sollicitent et éduqent l&#8217;opinion publique, le tout dans le but de faire avancer leur agenda. À ce point, rien de mauvais en soi.</p>
<p>Pourquoi donc j&#8217;annonce le déclin, puis la mort du système représentatif ? Prenez deux secondes pour revoir <a href="http://paradigmes21.wordpress.com/2010/05/07/regard_avenir/" target="_blank">les problèmes qu&#8217;on vit actuellement à la fois à l&#8217;échelle planétaire et nationale</a>. Vous verrez un certain décalage entre l&#8217;ampleur des enjeux et notre incapacité à répondre collectivement.</p>
<p>&#8230;petite pause de reprendre le souffle&#8230;</p>
<p>Commençons donc la réponse par un simple constat qui situe le propos&#8230;<strong>Étiez-vous 100% d&#8217;accord avec les propositions du parti pour lequel vous avez voté?</strong> Probablement que non et c&#8217;est tout a fait normal. Faites-vous partie des 40% des voteurs qui sont restés chez eux ce jour-là? Je suppose donc qu&#8217;aucun parti vous interpellait, semblait être au diapason avec vos opinions. C&#8217;est tout a fait normal!</p>
<p><span>Chaque individu a un niveau de complexité</span>. Nous avons tous des expériences, des connaissances, des expertises et des valeurs qui nous habitent. Nous avons tous des opinions, des idées ou des craintes que nous voulons partager avec notre entourage. <strong>En d&#8217;autres mots, on est plus qu&#8217;un parti, qu&#8217;une simple étiquette politique</strong> (contribuable, classe moyenne, mère, étudiant, syndiqué) <span>n&#8217;attendant qu&#8217;à être &laquo;&nbsp;représentée&nbsp;&raquo;</span></p>
<p>Nous avons un baggage qui nous suit toute notre vie:</p>
<p>- Nous avons étudié: donc fort probablement nous avons des dettes d&#8217;études</p>
<p>- Nous avons interagit avec les services gouvernementaux: permis de conduire, assurance-maladie, les 345 documents a envoyer, formulaires a remplir ou autre paprasse&#8230;</p>
<p>- Nous avons tous été malades</p>
<p>- Nous sommes tous travailleurs qui vivent les réalités du marché du travail: 3 semaines de vacances, congés de maladies à négocier, conciliation travail-famille, négociation salariale, etc.</p>
<p>- Nous avons une résidence et l&#8217;ensemble des obligations qui vient avec: taxe de bienvenu, taxe scolaire, taxe d&#8217;eau, etc.</p>
<p>- Nous avons tous le désirs d&#8217;avoir une vie sans contraintes financières pour faire NOS choix: trouver le temps et l&#8217;argent pour voyager, renover notre chez-soi, participer a un projet qui nous motive.</p>
<p>- Nous avons tous des enfants (ou du moins, nous en voulons), des neveux/nièces, une famille&#8230;que nous aimons et que nous voulons voir heureux.</p>
<p>&#8230;donc <span>pourquoi ne pourrions-nous pas partager l&#8217;ensemble de nos expériences et expertises avec notre communauté, notre société ? </span>Pourquoi ne pourrions-nous pas les mettre au profit d&#8217;une discussion publique? Pourquoi devons attendre une élection, une pétition, un référendum, une manif ou une négociation pour faire connaître notre contenu?</p>
<p>Malheureusement, notre système politique représentatif ne nous le permet pas. Voici pourquoi&#8230;</p>
<p><strong>1) La représentativité n&#8217;est pas homogène: </strong>La logique inhérente des partis est d&#8217;encadrer au sein d&#8217;un filet plus ou moins large des catégories d&#8217;individus (sous forme d&#8217;étiquettes archaiques comme les Femmes, les communautés culturelles, les québecois de souche, la classe moyenne). Ces groupes, bien définis par des analystes politiques et des firmes de sondages, vont leur garantir les meilleurs chances d&#8217;obtenir le pouvoir, ou simplement, l&#8217;influence nécessaire pour faire bouger l&#8217;agenda politique d&#8217;un gouvernement.</p>
<p>Les partis politiques ne peuvent incarner la complexité de leurs adhérants car ils forcent les citoyens à cadrer dans le parti en priorisant une étiquette au détriment des autres qui les représentent, particulièrement au moment de ce petit X, rendu de plus en plus insignifiant.</p>
<p>La même dynamique s&#8217;applique aux syndicats, aux patronats, aux lobbys. Vous êtes 100% d&#8217;accord avec les revendications de vos syndicats? <span>Aucune représentativité ne peut parfaitement représenter ce que l&#8217;on est</span>, ce que l&#8217;on pense et ce que l&#8217;on veut en tant que citoyen et individu.</p>
<p>Nous sommes captifs des étiquettes momentanées.</p>
<p><strong>2) La monétarisation de la représentativité: </strong><span>La représentativité au sein de notre système n&#8217;est malheureusement pas à l&#8217;abris de la logique du marché</span>. Positionner un enjeu coûte énormement d&#8217;argent; les placements publicitaires et médiatiques, les firmes de relations publiques qui excellent dans l&#8217;art du positionnement, les sondages professionnels, les firmes-conseils qui produisent des rapports crédibles.</p>
<p>Considérons le fait que nous vivons dans un contexte de grandes disparité; par exemple, la <a href="http://www.radio-canada.ca/nouvelles/Economie/2010/05/19/009-etude-ecart-richesse.shtml" target="_blank">disparité entre les riches et pauvres</a> ou la disparité entre lobbyists (à titre d&#8217;exemple, l’industrie pharmaceutique a un gros budget de lobbying de 700 millions$ en 5 ans). Ces disparités engendrent un débalancement dans les moyens de &laquo;&nbsp;représentation&nbsp;&raquo;. <span>La représentativité ne promet pas une représentation égale des enjeux et revendications</span>, encore moins une représentation juste des enjeux ayant une incidence sur les citoyens.</p>
<p><strong>3) La compétition des représentativités: </strong><span>La représentativité oblige la compétition</span>. Considérant que le temps, l&#8217;argent et l&#8217;attention publique sont tous des denrées rares et que les représentants en ont besoin pour convaincre, une compétition s&#8217;installe logiquement entre partis politiques, entre lobbys, entre patronats et syndicats, entre entreprises et citoyens, entre gouvernements et citoyens, etc.</p>
<p>On met plus d&#8217;argent que les autres, on veut s&#8217;approprié les sources d&#8217;argent pour financer nos revendications, on cherche à mobiliser nos commenttants avec ardeur grâce à des messages qui frappent, qui attirent l&#8217;attention. Souvent, trop souvent, ça nous mène vers la critique ouverte, l&#8217;attaque, l&#8217;accusation. On se frappe à qui mieux mieux&#8230;</p>
<p><strong>4) La représentativité créé un cercle restreint de décideurs: </strong>Par la simple logique que certains doivent représenter une catégorie plus lrage d&#8217;individus, les représentants deviennent une catégorie de décideurs. Au sein de ce cercle restreint, des normes et des règles particulières existent pour influencer. <span>Imaginez un jargon et une méthode propre à la &laquo;&nbsp;game politique&nbsp;&raquo;</span>. Pour y participer, on doit connaître ces règles et les nuances qui les entourent. Pour donner son opinion et apporter son expérience/expertise au débat, on doit comprendre vite, et parfois jeune, cette &laquo;&nbsp;game&nbsp;&raquo;.</p>
<p>À cause de cette séparation naturelle, la citoyenneté en générale a de la difficulté à s&#8217;approprier les enjeux discutés et à avoir un impact direct sur la prise de décision. Il n&#8217;est pas sans dire que la représentativité éloigne l&#8217;individu de l&#8217;enjeu.</p>
<p>_________________</p>
<p>Maintenant, imaginez une montée, un crescendo dans cette compétition et de cet éloignement. <span>Imaginez qu&#8217;après des années à s&#8217;attaquer, à se critiquer, à dépenser des sommes importantes à faire bouger l&#8217;opinion publique en sa faveur, les prises de positions sont exacerbés.</span> La tension peut se couper dans l&#8217;air. Imaginez les marches anti-avortement, imaginez le G8/G20 ou le Sommet de Québec et autres&#8230;</p>
<p>Comment on fait pour réapprendre à dialoguer ensemble pour être capable, en tant que société, de compromettre et de se définir des projets communs??</p>
<p>À cause de ces carences dans la représentativité, les intérêts sectoriels (de classe, de condition, d&#8217;industrie, de genre, d&#8217;idéologie) prennent le dessus sur les intérêts communs, les défis communs et les solutions communes. <span>L&#8217;absence de réel dialogue entre les positions divergentes affaiblit le sens de communauté</span>, donc de la solidarité et empathie envers ceux ayant une opinion différente&#8230;</p>
<p>Avec des enjeux si importants à l&#8217;avenir, ferons-nous pour réapprendre à se parler dans une société??? Est-ce que les partis politiques en sont les meilleurs acteurs?? Les lobbys, syndicats, associations??</p>
<p>Est-ce que nos voix sont réellement considérés ou ce sont plutôt des cercles restreints d&#8217;individus, sous l&#8217;étiquette de &laquo;&nbsp;représentants&nbsp;&raquo;, qui décident pour nous?</p>
<p>Comment fait-on pour se redonner le sens de &laquo;&nbsp;une personne, une voix&nbsp;&raquo; ? Sommes-nous capables de mettre à profit nos expériences et expertises individuelles au profit d&#8217;une prise de décision collective? Peut-on imaginer une façon de décider ensemble, sans le filtre de représentants ? Est-ce qu&#8217;on peut renouveler le rôle de mandataire au gouvernement et ses institutions, son rôle de représenter et aider à définir l&#8217;intérêt commun ?</p>
<p>La troisième partie de mon propos, la renaissance de la Démocratie, tentera de répondre à ces questions. Entre temps, je vous encourage à <a href="http://rushkoff.com/books/open-source-democracy/" target="_blank">lire ce petit document éclairant</a> et de regardez quelques <a href="http://paradigmes21.wordpress.com/politique_21/" target="_blank">inspirations personnelles</a> pour vous donner un aperçu de la réponse&#8230; mais quelle est la vôtre?</p>
<p>Marc Jeannotte</p>
<p>twitter: @paradigmes21</p>
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		<title>SHAKESPEARE ET LA GESTION</title>
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		<pubDate>Mon, 30 Aug 2010 11:47:33 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Économie]]></category>
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		<description><![CDATA[DÉVELOPPER LA CRÉATIVITÉ Les crises amènent parfois des défis qui permettent de nous surpasser. En 1982, la firme Johnson &#38; Johnson subissait une crise impliquant des capsules Tylenol emposoisonnées délibérément par un malfrat [1]; James Burke, alors P-D.G. de la firme, décida de rappeler, sans tarder, toutes les capsules Tylenol, ainsi que d&#8217;offrir un remboursement [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2>DÉVELOPPER LA CRÉATIVITÉ</h2>
<p>Les crises amènent parfois des défis qui permettent de nous surpasser.</p>
<p>En 1982, la firme Johnson &amp; Johnson subissait une crise impliquant des capsules <em>Tylenol</em> emposoisonnées délibérément par un malfrat [1]; James Burke, alors P-D.G. de la firme, décida de rappeler, sans tarder, toutes les capsules Tylenol, ainsi que d&#8217;offrir un remboursement à tous les clients, une décision coûteuse qui allait déplaire aux actionnaires étant donné la perte de bénéfices (100 millions de dollars), mais qui allait confirmer la <em>responsabilité sociale </em>de l&#8217;entreprise et l&#8217;intégrité de Burke. Par la suite, un nouvel emballage fut conçu – ce qui explique aujourd&#8217;hui la ouatte et le scellé des contenants de pilules – afin d&#8217;offrir une sécurité de consommation maximale aux clients; les autres firmes suivèrent l&#8217;exemple et ce type de contenant devint la norme. Si James Burke s&#8217;en était tenu seulement à servir les intérêts des actionnaires, comme le préconise Milton Friedman, en n&#8217;initiant pas un coûteux rappel, il n&#8217;y aurait que des gains pyrrhiques, les empoisonnements amenant une perte de la confiance du grand public et, conséquemment, de la clientèle. Par sa capacité à raisonner autrement («<strong>think outside the box</strong>»), James Burke avait réussit de passer d&#8217;une situation désastreuse à un coup prodigieux, ramenant son entreprise à 180 degrés en permettant à celle-ci de devenir leader et chef-de-file en matière de sécurité pour l&#8217;industrie pharmaceutique, ce que jamais n&#8217;aurait laissé présagé la crise à ses débuts.</p>
<p>Comme on le souligne dans <em>De la guerre</em> de Clausewitz [2], le génie, c&#8217;est de voir au-delà des conventions, des méthodes et des règles généralement acceptées comme étant la norme et d&#8217;apporter une solution novatrice. La solution n&#8217;a pas besoin d&#8217;être particulièrement complexe ou brillante – c&#8217;est comme l&#8217;oeuf de Christophe Colomb ou le noeud gordien tranché par Alexandre le Grand: il suffit d&#8217;y penser en premier. En étant une personne plus créative, et avec un peu de chance, on peut «y penser en premier» plus facilement que les autres, ce qui procure un <em>avantage concurrentiel</em> pour l&#8217;organisme pour lequel on travaille, ainsi que pour soi-même sur le marché du travail, et qui permet de contribuer davantage à la société (ce dernier gain étant le plus important). On constate aussi que plus on obtient un rang élevé dans un organsime, plus les décisions se prennent dans un contexte plus élevé d&#8217;incertitude (<em>fog of war</em>): un commis qui achète des fournitures peut connaître d&#8217;avance le prix pour la marchandise, alors qu&#8217;un p-.d.-g. qui inite un rappel, ou fait l&#8217;acquisition d&#8217;une nouvelle firme, ne peut qu&#8217;estimer les résultats, avec une grande marge d&#8217;erreur. Donc, pour contrer les effets de ce brouillard informationnel, la formation de meilleurs cadres supérieurs passe par un développement de la créativité – une compétence conceptuelle.</p>
<p>Le problème avec les compétences conceptuelles, c&#8217;est qu&#8217;elles ne peuvent pas être apprises directement comme les compétences exécutives (e.g.: faire des calculs en comptabilité et en finances): il faut les cultiver indirectement, par exemple en nourrissant son côté créatif avec une approche multidisciplinaire qui combine la gestion et l&#8217;Histoire. On peut aussi <strong>générer des idées non linéaires</strong> [3] (de façon individuelle) en alliant management et théâtre, deux domaines, qui initialement semblent être aux antipodes, le premier étant associé à la droite capitaliste et le seconde à la «gauche caviar». Toutefois, comme avec les Capulet et les Montaigu, il y a quelque points communs qui permettent de faire le pont entre les deux disciplines: parce qu&#8217;on illustre des comportements <em>humains</em>, on peut alors extrapoler d&#8217;une pièce de théâtre certains scénarios et modèles applicables à la gestion, si on prend la peine de regarder attentivement. Si les moyens technologiques changent, la condition humaine, elle, change peu ou pas. Amour, haine, crainte, ambition&#8230; ces comportements sont plus facilement compris dans la dynamique entre les personnages d&#8217;une pièce que par la lecture d&#8217;un tome aride. Du moins, en allant voir la pièce, on comprend <em>quelque chose de plus </em>que les autres étudiants qui n&#8217;ont lu que les lectures obligatoires.</p>
<h2>UN EXEMPLE: LA VIE DU ROI HENRY V (SHAKESPEARE)</h2>
<p>Parmi la panoplie de pièces de théâtre desquelles on peut puiser des idées applicables en gestion, on peut se tourner vers un auteur classique comme Shakespeare et choisir, par exemple, <em>La vie du roi Henri V </em><span style="font-style: normal;">[4].</span> Le choix de l&#8217;auteur et de la pièce importe peu, à  bien y penser: on pourrait aussi choisir, Michel Tremblay ou Molière, Douze hommes en colères, l&#8217;Opéra de Quat&#8217;sous ou la<em> pièce écossaise</em>. (Le choix spécifique d&#8217;<em>Henry V</em> n&#8217;est qu&#8217;un intérêt personnel, l&#8217;aspect militaire de la pièce rejoignant davantage mon côté <em>Contrat d&#8217;gars</em><span style="font-style: normal;">; à vous de choisir la vôtre</span>).</p>
<p>En bref, <em>La vie du roi Henry V</em> est le récit tumultueux d&#8217;un roi anglais – de l&#8217;Histoire romancée – qui chercha, par la voie des armes, à réclamer son héritage qu&#8217;est la couronne de France. Ce qui débuta en par une expédition plutôt réussie se termina par rapidement s&#8217;embourber et plonger l&#8217;armée anglaise quasiment en déroute. Au pire de la crise, le roi Henry V trouva en lui-même, et en ses maigres troupes, les ressources nécessaires pour faire un 180 degrés sur une défaite annoncée, et gagner, en 1415, la bataille d&#8217;Azincourt [5], qui lui donna une position de force légitimant sa revendication du trône français. Une victoire inattendue qui est aussi spectaculaire que la réussite du rappel de <em>Tylenol </em>lancé par James Burke.</p>
<p>La conquête de la couronne française par Henry V est, comme en gestion, un <em>projet</em><span style="font-style: normal;">. La réussite de ce projet nécessite plusieurs conditions gagnantes, d&#8217;étapes à franchir, et de leadership permettant à l&#8217;armée (ou la firme) de garder le cap sur les objectifs visés tout en maintenant sa motivation. Si on schématise, le parcours d&#8217;Henry V est semblable à une série de 5 cercles concentriques, chacun pouvant être franchit en atteigant un objectif précis:</span></p>
<ol>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal;"><strong>La 	maîtrise de soi</strong></p>
</li>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal;"><strong>La 	maîtrise de ses troupes</strong></p>
</li>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal;"><strong>La 	maîtrise du champs de bataille</strong></p>
</li>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal;"><strong>La 	maîtrise de la guerre</strong></p>
</li>
<li> <strong>La maîtrise de la diplomatie</strong></li>
</ol>
<p>Dans le premier cas, la maîtrise de soi, le parcours d&#8217;Henry V avait déjà été largement acquise lors d&#8217;une pièce précédente, <em>Henry IV</em>: dans sa jeunesse avant d&#8217;être roi, Henry V était un jeune débauché (connu sous le nom de Hal) qui manquait de sérieux; bien que changé, sa réputation de fêtard lui continua de lui nuire tout au long de sa vie. La maîtrise de soi implique aussi une capacité de dominer ses craintes, bien réelles quand on se retrouve sur le champs de bataille. En gestion, on peut associer cette phase du personnage aux concepts de la <strong>gestion de stress</strong>, du <strong>monitorage de soi</strong> et à la <strong>gestion des impressions</strong>.</p>
<p>En second lieu, le protagoniste, la veille de la bataille décisive, rendit visite à ses troupes de manière incognito, lui permettant de mieux connaître les préoccupations de ses soldats (la thématique du déguisement permettant de mieux connaître la vérité réapparaît aussi dans <em>La nuit des rois</em> de Shakespeare), ce qui peut être comparé à l&#8217;utilité de la <strong>gestion par déambulation</strong>, ainsi que celle d&#8217;un <strong>service de ressources humaines</strong> recueillant les informations pertinentes au sujet des employés subalternes. Après s&#8217;être renseigné, Henry V exerça du leadership, notamment en faisant un impressionnant discours (Acte IV, Scène III) permettant de <strong>motiver</strong> et de <strong>mobiliser</strong> des troupes, même dans les conditions les plus adverses:</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">«<em>Cette histoire, l&#8217;homme de bien l&#8217;apprendra à son fils, </em></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;"><em>Et la Crépin Crépinien ne reviendra jamais</em></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;"><em>À compter de ce jour jusqu&#8217;à la fin du monde</em></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;"><em>Sans que de nous on se souvienne,</em></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;"><em>De nous, cette poignée, cette heureuse poignée</em></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;"><em>d&#8217;hommes, cette bande de frères.</em></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;"><em>Car quiconque aujourd&#8217;hui verse son sang avec moi</em></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;"><em>Sera mon frère; si humble qu&#8217;il soit,</em></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;"><em>Ce jour anoblira sa condition.</em></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;"><em>Et les gentilhommes anglais aujourd&#8217;hui dans leur lit</em></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;"><em>Se tiendront pour maudits de ne pas s&#8217;être trouvés ici,</em></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;"><em>Et compteront leur courage pour rien quand parlera</em></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;"><em>Quiconque aura combattu avec nous le jour de la</em></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;"><em>Saint-Crépin</em>.»</p>
<p>(Ce genre de <em>sales pitch</em> tenu avant la bataille sera repris maintes fois, notamment dans des films comme <em>Braveheart</em>.)</p>
<p>En tierce lieu, l&#8217;appui des soldats préalablement acquis permit à Henry V de livrer un combat contre la cavalerie française, pourtant plus nombreuse et mieux nourrie: l&#8217;avantage <em>moral</em> aidera le roi à dominer le champs de bataille. De plus, les aptitudes martiales personnelles du roi lui permirent de conserver la tête qu&#8217;il souhaitait  faire à nouveau couronner (tout comme le gestionnaire se doit d&#8217;être compétent dans la réalisation de ses tâches). Toutefois, Shakespeare reste muet quant aux avantages tactiques que procurèrent les archers (<em>longbowmen</em>) au camp anglais, ainsi que le terrain boueux défavorable à la cavalerie française.<em> La vie du roi Henry V</em> présente aussi implicitement le concept de <strong>fog of war</strong> («brouillard informationnel») à la scène 6 de l&#8217;acte IV lorsqu&#8217;on voit le souverain ignorer qu&#8217;il a déjà gagné la bataille, ce qu&#8217;il apprit d&#8217;un émissaire français à la scène suivante: ceci démontre le besoin crucial pour un gestionnaire d&#8217;avoir accès en temps réel l&#8217;information pertinente, et donc des systèmes de cueillette et d&#8217;analyse d&#8217;information adéquats, pour prendre de meilleures décisions.</p>
<p>Quatrièmement, il ne faut pas confondre la victoire dans une bataille avec le triomphe d&#8217;une guerre: la victoire d&#8217;Azincourt est un <em>engagement</em> qui s&#8217;inscrit en continuité avec des gains progressifs (le pont, le siège d&#8217;Harfleur) de la campagne d&#8217;Henry V en France. Sans les succès précédents que la victoire d&#8217;Azincourt consolide, le triomphe final du roi n&#8217;aurait été qu&#8217;un feu de paille. Cette guerre, c&#8217;est un marathon, pas un sprint. En gestion, il faudrait garder ceci en tête, et ne pas considérer un trimestre particulièrement profitable comme étant un triomphe, mais orienter ses décisions davantage sur le moyen et le long terme: James Burke a peut-être causé des pertes de 100 millions à court terme par un rappel que certains actionnaires ont pu jugé comme étant alarmiste, mais à plus long terme, il a réussit à acquérir une réputation de responsabilité sociale pour sa firme (ce qu&#8217;on ne peut pas directement acheter).</p>
<p>Cinquièmement, on confond souvent l&#8217;arrêt des hostilités (armistice) avec la paix qui, elle, nécessite de la maîtrise de la diplomatie pour être atteinte: les Américains ont peut-être <em>gagner la guerre</em> en Afghanistan, mais ils échouent à <em>gagner la paix</em> depuis plusieurs années. Dans <em>La vie du roi Henry V</em>, on ne s&#8217;arrête pas au climax de la victoire d&#8217;Azincourt, mais on suit le parcours du roi dans sa quête pour la paix. Cette quête est en partie symbolisée lorsque Henry V courtisa Catherine, une princesse française et fille de son rival, Charles VI (on peut penser que les acteurs jouent les personnages et, en même temps, incarnent les pays de ceux-ci, la séduction de Catherine étant aussi une métaphore pour les relations internationales). En convainquant Catherine de le prendre pour époux, et en obtenant l&#8217;approbation paternelle de Charles VI, Henry V réussit à gagner cette paix. Le souverain anglais fit aussi une remise en question de ses objectifs initiaux (devenir roi de France) et évita de faire une surenchère irrationelle en continuant les hostilités avec ses rivaux en acceptant, par compromis, d&#8217;être reconnu comme étant l&#8217;héritier de Charles VI, plutôt que de prendre sa place de son vivant. En devenant l&#8217;héritier d&#8217;un roi plus âgé, Henry V gagna par le temps cette couronne française qu&#8217;il lui aurait peut-être échapper  par les armes, ou du moins lui aurait coûter plus cher, en soldes autant qu&#8217;en vies; en l&#8217;acceptant comme gendre, Charles VI gagna aussi, d&#8217;abord à court terme en conservant son trône, et à long terme en transformant un ennemi de la France en un pays allié, et en s&#8217;assurant, par le mariage de sa fille Catherine au rival anglais, que la dynastie royale continue à être issue de son sang. Cette paix entre la France et l&#8217;Angleterre permet de comprendre mieux la supériorité de la <strong>négociation à gains mutuels</strong> par rapport à la <em>négociation distributive</em> (où chacun «tire la couverte de son bord»): l&#8217;atteinte des ses propres objectifs n&#8217;est obligatoirement un <em>jeu à somme nulle </em>où l&#8217;adversaire doit perdre pour qu&#8217;on puisse gagner. (Henry V aurait peut-être dû demander Catherine en mariage dès le début, au lieu de se lancer dans une guerre coûteuse, mais il faut se rappeler qu&#8217;à ce moment, le roi n&#8217;avait que très peu de crédibilité et que le Dauphin Louis, le fils de Charles VI, n&#8217;allait pas céder son héritage qu&#8217;est la couronne de France).</p>
<h2>CONCLUSION</h2>
<p>Évidemment, on pourrait extraire davantage de leçons de gestion de la pièce de théâtre citée en exemple, mais ce texte n&#8217;est qu&#8217;un article, pas une étude approfondie du sujet. On n&#8217;est pas obligé d&#8217;aboutir aux mêmes interprétations de la pièce citée en exemple car, après tout, chaque personne a son bagage personnel duquel il tire sa propre perspective et ses propres conclusions. Mais ce qu&#8217;on doit comprendre, surtout si on est un animateur de radio-poubelle, c&#8217;est que le théâtre (tout comme les autres arts) n&#8217;est pas inutile, mais un véritable laboratoire d&#8217;idées qui permet à une personne de faire plusieurs gains, que ce soit le développement de compétences conceptuelles comme la créativité, ou simplement que le résultat soit une soirée divertissante.</p>
<p>À première vue, c&#8217;est peut-être difficile à saisir que le progrès économique passe par un meilleur financement des arts vu que peu de liens directs sont évidents, mais c&#8217;est le cas quand on pense aux diverses retombées économiques dues aux arts (e.g.: le Cirque du Soleil, le Festival de Jazz, le Moulin à Images, et bien d&#8217;autres). Comme on n&#8217;a pas au Québec les mêmes capacités de production qu&#8217;ont les géants démographiques comme la Chine, les États-Unis et l&#8217;Inde, il faut utiliser les ressources qu&#8217;on a plus créativement que les autres. Il semble que les préjugés actuels concernant les arts (e.g.: «l&#8217;art moderne, c&#8217;est moche!»), ainsi que le désintérêt de l&#8217;actuel gouvernement conservateur pour ceux-ci (par phobie de l&#8217;art? Une art-peur?), contribue à un sous-financement du secteur artistique – et que notre économie en paie le prix, sans qu&#8217;on s&#8217;en rend compte. Les cours d&#8217;arts plastiques à l&#8217;école ne devraient pas être considérés comme de la matière facultative – comme s&#8217;ils étaient une sorte de luxe – et le ministère de l&#8217;Éducation (MELS) devrait aligner ses priorités en fonction du développement du potentiel créatif de ses futurs travailleurs.</p>
<p>Finalement, il appartient aussi à chacun, à titre individuel, la responsabilité de se sensibiliser au théâtre (ou à la musique, le chant, la littérature, la sculpture, la danse, la peinture, le cinéma d&#8217;auteur&#8230; choisissez ce qui vous branche) afin de développer sa propre créativité en s&#8217;exposant à de nouvelles idées et en partageant nos découvertes, au lieu de mijoter quotidiennement dans la médiocrité en regardant, à la télévision, un animateur demander à un participant de choisir entre l&#8217;oeuf ou l&#8217;enveloppe&#8230;</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">________</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: left;">[1] BERGERON, Pierre, <em>La Gestion dynamique: Concepts, méthodes et applications</em>, p.105</p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: left;">[2] Carl von Clausewitz <span style="color: #000080;"><span><span style="text-decoration: underline;"><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Carl_von_Clausewitz">http://fr.wikipedia.org/wiki/Carl_von_Clausewitz</a></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: left;">[3] Générer des idées non linéaires</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;"><span style="color: #000080;"><span><span style="text-decoration: underline;"><a href="../../generer-des-idees-non-lineaires/">http://www.generationdidees.ca/idees/generer-des-idees-non-lineaires/</a></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: left;">[4] <em>La vie du roi Henry</em> V <span style="color: #000080;"><span><span style="text-decoration: underline;"><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Henry_V_%28Shakespeare%29">http://fr.wikipedia.org/wiki/Henry_V_%28Shakespeare%29</a></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: left;">[5] La bataille d&#8217;Azincourt <span style="color: #000080;"><span><span style="text-decoration: underline;"><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_d%27Azincourt">http://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_d%27Azincourt</a></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">
<p style="margin-bottom: 0cm;">
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: left;">Photo: William Shakespeare <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/File:Shakespeare.jpg">http://en.wikipedia.org/wiki/File:Shakespeare.jpg</a></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">(l&#8217;image appartenant au domaine public et n&#8217;est pas sujet à des droits d&#8217;auteurs)</p>
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		<title>Jeux de soci&#233;t&#233;</title>
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		<pubDate>Fri, 27 Aug 2010 20:03:52 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[LA RECHERCHE D&#8217;UN CONSENSUS SOCIAL AU QUÉBEC Au Québec, ce qu&#8217;on constate souvent sur la scène politique, c&#8217;est l&#8217;absence de consensus autour d&#8217;un projet de société auquel tous peuvent se rallier: il existe différents projets concurrents, qui divisent plutôt que d&#8217;unifier, comme c&#8217;est le cas avec le projet de la souveraineté – bien que ce [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2>LA RECHERCHE D&#8217;UN CONSENSUS SOCIAL AU QUÉBEC</h2>
<p>Au Québec, ce qu&#8217;on constate souvent sur la scène politique, c&#8217;est  l&#8217;absence de consensus autour d&#8217;un projet de société auquel tous peuvent  se rallier: il existe différents projets concurrents, qui divisent  plutôt que d&#8217;unifier, comme c&#8217;est le cas avec le projet de la  souveraineté – bien que ce projet n&#8217;est pas mauvais en soi, vu qu&#8217;il  permettrait une réouverture du «contrat social», et ainsi la possibilité  de moderniser les institutions politiques, dont la priorité devrait  être l&#8217;élimination de la monarchie, qui est incompatible avec le  principe de l&#8217;égalité juridique entre les citoyens, un fondement de la  démocratie. Mais la souveraineté, si elle est réalisée, ne sera qu&#8217;un<em> événement ponctuel</em>,  et on ne pense pas à la suite. Du moins on n&#8217;en parle pas, question  d&#8217;éviter la dissension entre les éléments de la gauche et de la droite  dans le camp souverainiste, le tout afin de tenir la ligne de parti  contre les fédéralistes, ce qui semble être une erreur, parce que  l&#8217;absence d&#8217;un projet (<em>objectif terminal</em>) pour lequel la souveraineté serait une étape préalable (<em>objectif instrumental</em>) crée de l&#8217;incertitude, ce qu&#8217;on peut associer au<em> risque de performance</em> en marketing (e.g.: on goûte plus facilement à une nouvelle sorte de  sauce tomate qu&#8217;à un médicament inconnu). Si les souverainistes veulent  avoir du succès, il faut arrêter de demander à la population de signer  un chèque en blanc&#8230; Et qu&#8217;est-ce qui arrive aux fédéralistes, qui font  partie intégrante du Québec, s&#8217;ils veulent s&#8217;impliquer dans la  prospéritéde cette nation, sans nécessairement passer par  l&#8217;indépendance? Comme le soulignait l&#8217;escrimeur Miyamoto Musachi [1],  lorsqu&#8217;on a un deuxième sabre à sa ceinture, mieux vaut l&#8217;utiliser que  de le laisser dans son fourreau: on aurait tort de tabletter le talent  des fédéralistes dans la poursuite d&#8217;un projet de société.</p>
<p>Certains  parleront de la protection de la langue française et de notre culture,  de son caractère distinct en Amérique du Nord. Mais il s&#8217;agit d&#8217;un  objectif, aussi louable qu&#8217;il soit, <em>négatif </em>(dans le sens béhavioriste du terme): on travaille ensemble davantage pour <em>éviter</em> l&#8217;assimilation, que pour promouvoir un rayonnement culturel (phénomène qui n&#8217;est  pas un but, mais la conséquence de l&#8217;exercice de leadership culturel  d&#8217;une nation). L&#8217;image du village gaulois résistant aux Romains est  souvent évoqué pour illustrer cette lutte de survie culturelle par le  grand public, et tributaire de cette image qu&#8217;on se donne est le  développementd&#8217;une mentalité d&#8217;assiégé (siege mentality), quifait du  Québec un pays moins ouvert aux nouvelles idées, ce qui mine la  créativité de ses citoyens et occasionne la perte d&#8217;unavantage  concurrentiel. Nous n&#8217;avons pas un <em>Manifest Destiny </em>(«Destinée  Manifeste») [2] comme aux États-Unis, un but positif (encore une fois,  dans le sens béhavioriste du mot) pour lequel on agit en fonction  d&#8217;atteindre la récompense visée, et c&#8217;est dans un esprit  d&#8217;entrepreneuriat social, non par crainte et perpétuelle réaction, qu&#8217;il  faut se motiver en tant que société.</p>
<p>De plus, affirmer  que de promouvoir une culture est le projet d&#8217;une société, c&#8217;est  l&#8217;équivalent d&#8217;une entreprise qui prétend que sa mission se résume à  «survie, profit, croissance»: ça va de soit que toute société fait la  promotion d&#8217;une culture, comme une firme cherche à prospérer, mais ce  n&#8217;est pas ce qui fait sa spécifité. Par exemple, prétendre que le but de  l&#8217;UQAM est de faire de l&#8217;enseignement et de la recherche est  insuffisant, parce que c&#8217;est aussi ce que veulent toutes les autres  universités; ce qui donne à l&#8217;UQAM un caractère spécifique, c&#8217;est sa  volonté de rendre accessible les études supérieurs à l&#8217;ensemble de la  population, favorisant ainsi la mobilité sociale et l&#8217;éclosion dutalent  latent des individus, sans égard à la classe sociale dontils  proviennent, permettant à long terme de développer pour le Québec une  main-d&#8217;oeuvre qualifiée, mieux que le ferait un système universitaire  élitiste, parce que l&#8217;argent fait parfois office de barrière aux gens,  issus de classes sociales inférieures, qui auraient pourtant le  potentiel de performer, tout comme elle permet diplômer, suite à des  dons et autres pot-de-vins, des personnes aux capacités intellectuelles  restreintes (e.g.: George W. Bush). Donc, il faut, en se dotant d&#8217;un  projet de société, s&#8217;inspirer de l&#8217;entrepreneuriat afin que les  objectifs visés soient<strong> positifs</strong> et <strong>spécifiques</strong> au Québec pour obtenir un projet de société qui a de la substance.</p>
<h2>DESTINÉE INDIGESTE</h2>
<p>Aux États-Unis, ce qu&#8217;on vise, c&#8217;est le «<em><em>Land of Opportunity</em></em>»,  c&#8217;est-à-dire de faire de ce pays un endroit où l&#8217;on peut, par effort,  gravir les échelons et atteindre les sommets (ce qui théoriquement  facilite la mobilité sociale), idéal que veulent émuler certains  idéologues de la droite. Il y a toutefois de la naïvité dans cette  vision, étant donné qu&#8217;il y a davantage de gens qui croient qu&#8217;ils  deviendront «<em>rich and famous</em>» que de personnes qui le seront  réellement, ce qui rend mathématiquement impossible la satisfaction de  l&#8217;ensemble des citoyens, et encourage l&#8217;apathie au sort des autres e tla  compétition à outrance entre les individus (et ses dérapages  subséquents) plutôt que la solidarité entre ceux-ci: cette recherche  purement individuelle du bonheur n&#8217;est pas un projet desociété, mais,  comme le dirait Jacques Généreux, une <strong>dissociété</strong> [3]. Cette poursuite  excessive du lucre et d&#8217;une reconnaissance sociale superficielle  engendre des conséquences néfastes: surconsommation, pollution,  politique étrangère trop agressive, détérioration du tissu social, etc. À  ceci se rajoute que les dés sont souvent truqués: il ne faudrait pas  voir dans le succès des célébrités de pacotilles et de vedettes de  télé-réalité un véritable accès aux échelons supérieurs que constitue la  «caste» richissime de milliardaires de la haute finance et de  l&#8217;industrie de l&#8217;armement à laquelle l&#8217;entrée est plutôt étanche, et  dans laquelle le réel pouvoir se situe. Certes, il y a des exceptions,  mais en règle générale, on remarque surtout des écarts de rendement à  cette promesse états-unienne d&#8217;être un «<em>Land of Opportunity</em>»: sous un vernis de république et d&#8217;idéaux démocratiques, se cache une plutocratie (ou carrément d&#8217;une <em>kleptocratie</em>,  quand on pense à la crise des «subprimes», gouffre financier comblé par  l&#8217;argent des contribuables) et le sang de génocides passés sous  silence. Le succès mitigé des États-Unis n&#8217;en font pas exactement un  modèle à suivre, et il faudrait peut-être regarder en Scandinavie pour  de meilleures idées, surtout quand on voit le succès de la Finlande [4].</p>
<p>Mais, bon, il faut reconnaître aux Américains la grande (et divertissante) contribution à l&#8217;esprit critique qu&#8217;est Jon Stewart.</p>
<h2>EXERCER DU LEADERSHIP</h2>
<p>Ce  qui fait l&#8217;intérêt d&#8217;une nation, c&#8217;est son originalité: on peut  s&#8217;inspirer d&#8217;ailleurs (notamment en émulant les pratiques de  développement durable de la ville allemande de Fribourg-en-Brisgau [5]),  mais il ne faut pas simplement se contenter, en étant complaisant, de  faire du copier-coller, que ce soit en suivant intégralement le modèle «<em>Think Big</em>»  des Américains ou celui de la sociale-démocratie en Norvège, mais  développer – selon une approche contingente – sa propre façon de faire,  selon ses besoins, ses ressources et sa réalité.</p>
<p>Ce projet de société  spécifiquement adapté permet, dans une certaine perspective, de  focaliser les efforts d&#8217;une nation en une poursuite d&#8217;un avantage  concurrentiel, faisant alors du Québec un pays plus compétitif dans un  contexte de mondialisation accru. Mais le  succès d&#8217;une nation (et le  rayonnement culturel qui en découle) n&#8217;est pas, comme on le dirait en  utilisant  la théorie des jeux [6],  un jeu à somme nulle dans lequel le  Québec doit gagner et les autres nations doivent nécessairement perdre  et s&#8217;éclipser. À bien y penser, en trouvant son propre modèle, on  devient aussi un modèle pour les autres: c&#8217;est en trouvant sa voix qu&#8217;on  peut participer, par le biais des échanges et de coopération avec les  autres nations, à un dynamisme consultatif qui pousse tout le monde vers  l&#8217;amélioration continue. On contribue alors au bénéfice des autres  autant qu&#8217;à nous-mêmes, au lieu de simplement regarder le train passer. C&#8217;est comme en cuisine: développer l&#8217;excellence de la gastronomie québécoise ne passe pas par l&#8217;exclusion systématique des influences étrangères, et en bout de ligne, en développant chacun des recettes différentes, on gagne en variété de menus au lieu de manger des hots dogs tous les soirs.</p>
<p>De cette pluralité des modèles et d&#8217;une meilleure qualité des échanges  émerge la possibilité de solutions plus créatives et innovatrices,  solutions moins probables quand on fait passer le Québec sous le  rouleau-compresseur de la standardisation et de l&#8217;homogénéité du <em>American Way of Life</em>.</p>
<p style="text-align: center;">* * *</p>
<p style="text-align: center;">Pour reprendre le slogan lancé par Jacques Bouchard,:</p>
<p style="text-align: center;">«<em> On est 7 millions, faut s&#8217;parler</em> » [7].</p>
<p>En bout de ligne, les deux défis que constituent <strong>définir</strong> ce que constitue au Québec un projet de société rassembleur et <strong>bâtir</strong> un consensus social autour de cette définition ne sont pas une commande auprès des dirigeants politiques ou des<em> think tanks</em> idéologues, mais une affaire citoyenne pour laquelle il est nécessaire  d&#8217;initier un processus consultatif élargi au sein duquel les gens  choisissent de s&#8217;impliquer, et ainsi se responsabiliser face à l&#8217;avenir.</p>
<p>_______________</p>
<p>[1] Miyamoto Musachi: <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Musashi_Miyamoto" target="_blank">http://fr.wikipedia.org/wiki/Musashi_Miyamoto</a></p>
<p>[2] Destinée manifeste: <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Destin%C3%A9e_manifeste" target="_blank">http://fr.wikipedia.org/wiki/Destin%C3%A9e_manifeste</a></p>
<p>[3] Jacques Généreux: <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_G%C3%A9n%C3%A9reux" target="_blank">http://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_G%C3%A9n%C3%A9reux</a></p>
<p>voir aussi:<a href="http://www.ecogesam.ac-aix-marseille.fr/revue/N2tmp/genereux/" target="_blank">http://www.ecogesam.ac-aix-marseille.fr/revue/N2tmp/genereux/</a></p>
<p>[4] La Finlande est le meilleur pays, selon  Newsweek:</p>
<p><a href="http://www.newsweek.com/photo/2010/08/15/best-countries-in-the-world.html" target="_blank">http://www.newsweek.com/photo/2010/08/15/best-countries-in-the-world.html</a></p>
<p>[5] Fribourg-en-Brisgau: <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Fribourg-en-Brisgau" target="_blank">http://fr.wikipedia.org/wiki/Fribourg-en-Brisgau</a></p>
<p>[6] Théorie des jeux(game theory): <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A9orie_des_jeux" target="_blank">http://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A9orie_des_jeux</a></p>
<p>[7] Jacques Bouchard: <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Bouchard" target="_blank">http://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Bouchard</a></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">
<p style="margin-bottom: 0cm;">Photo: <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/File:ChessSet.jpg">http://en.wikipedia.org/wiki/File:ChessSet.jpg</a></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;"><span><em>Permission is granted to copy, distribute and/or modify this document under the terms of the </em></span><a href="http://en.wikipedia.org/wiki/GNU_Free_Documentation_License"><span><em><strong>GNU Free Documentation License</strong></em></span></a><span><em>, Version 1.2 or any later version published by the Free Software Foundation; with no Invariant Sections, no Front-Cover Texts, and no Back-Cover Texts. A copy of the license is included in the section entitled &laquo;&nbsp;</em></span><a href="http://commons.wikimedia.org/wiki/Commons:GNU_Free_Documentation_License">GNU Free Documentation License</a><span><em>&laquo;&nbsp;.</em></span></p>
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		<title>La mort du Repr&#233;sentatif</title>
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		<pubDate>Fri, 27 Aug 2010 18:32:05 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Sommes-nous en train de vivre un point tournant de l’évolution de notre démocratie ? Peut-on dire qu’une renaissance de la démocratie comme mode de régulation de nos sociétés s’effectue actuellement?? OUI!!! Notre point de départ d’une renaissance est la mort, ou du moins, le déclin. Notre démocratie sous sa forme actuelle, qu’on soit aux États-Unis, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Sommes-nous en train de vivre un point tournant de l’évolution de notre démocratie ? Peut-on dire qu’une renaissance de la démocratie comme mode de régulation de nos sociétés s’effectue actuellement?? OUI!!!</p>
<p><strong>Notre point de départ d’une renaissance est la mort, ou du moins, le déclin</strong>. Notre démocratie sous sa forme actuelle, qu’on soit aux États-Unis, en Europe, au Canada ou au Québec, est sur le respirateur articifiel… désillusion, cynisme, impuissance, me semblent les bons mots pour caractériser notre impression et notre réalité en tant que citoyen.</p>
<p>Pourquoi donc ?? Nos démocraties sont en train de crouler sous le poids du <em>clientèlisme</em> (regardons le poids démesuré des lobbys), du <em>populisme</em> (on nourrit le pouvoir par les insécurités, on peaufine notre marketing pour nos électeurs cibles) et du <em>dogmatisme</em> (« you’re with us or you’re against us » semble prendre la place partout, du discours gauche-droite, souverainiste-fédéraliste, capitaliste-environnementaliste).</p>
<p>Des décisions politiques prises ne semblent pas être prises en fonction de ce que les citoyens veulent. Des décisions affectent les collectivités sans aucun dialogue, assentiment, permission. On prends des décision en complète contradiction avec les promesses émises et on a pas de mécanismes (autres que les élections au 4 ans!!) pour les empêcher… je pourrais m’éterniser à vous convaincre, mais dans le fond de vous-même, et à regarder autour de vous, votre intuition vous le confirme.</p>
<p>Pendant ce temps, le temps défile devant nous… à chaque seconde qui passe, on approche un <a href="http://paradigmes21.wordpress.com/2010/07/14/11h59/" target="_blank">point critique pour toutes nos sociétés</a>. Peut-on consommer comme avant ? pouvons-nous créer la même façon ? Pouvons-nous utiliser autant de ressources et d’énergie et ne pas payer de coût environnemental que la prochaine génération va certainement payer ?? La réponse est non…</p>
<p>Enstein disait : « the significant problems we face cannot be solved by the same level of thinking that created them ». Criss de bon sens, à mon avis.</p>
<p>Si on parle de renaissance, c’est qu’il y a un élément, une partie de l’âme démocratique qui meurt. Mais de cette mort renaît l’esprit qui anime notre quête démocratique: révolution française, américaine, l’État de droit, l’insertion du droit de vote aux femmes, les libertés civiles, la démocratisation de l’éducation… une marche continue, parfois ralentie, mais quête néanmoins qui avance.</p>
<p>À l’avis de plusieurs, moi inclus, on peut caractériser le contexte actuel comme le bout du système politique représentatif et le début d’une renaissance. Regardons ce que notre système politique produit.</p>
<p><strong>LE PROBLÈME</strong> (inspiré de <a href="http://om4ce.org/">Open Model for Citizen Engagement</a>)</p>
<p>En introduction, <a href="http://www.voterpower.org.uk/" target="_blank">regardez ce vidéo</a>, fait en Grande-Bretagne au moment des récentes élections… c’est fou comment on vit les mêmes problèmes!!</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Les citoyens…</span></p>
<p>- n’ont pas de moyens de communications efficaces avec leurs représentants élus: rencontres, courriels…pas mal la seule façon</p>
<p>- ont de la <span>difficulté à s’approprier les enjeux discutés</span>…comment ils les affectent, comment s’informer, où chercher</p>
<p>- <span>ne sentent pas que son support ou son opposition à des enjeux particuliers a un impact</span>: sa voix se résume à un gros X à tous les 4 ans (en d’autres mots, vote pour mon « package deal » pis ferme ta yeule quand je vais aire le contraire!). Entre temps, la pétition ou la marche dans la rue est pas mal les seuls à sa disposition.</p>
<p>- voient un <span>énorme coût à s’informer </span>sur les enjeux qui l’interpellent. Honnêtement, c’est épuisant s’informer en détail des normes, règles obligatoires…encore plus difficile de s’informer d’enjeux qu’on VEUILLE suivre.</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">les Groupes d’intérêt…</span></p>
<p>- sont <span>encouragés à polariser le débat </span>aux extrêmes uniquement pour dynamiser leurs supporteurs</p>
<p>- sont dissuadés à interagir avec leurs opposants</p>
<p>- se retrouvent rapidement dans un vide politique. Promesses émises au moment d’élections, en vue d’un projet de loi…puis on oublie vite au moment où les partis agissent.</p>
<p>- en fonction de l’argent qu’ils ont, <span>influencent l’agenda politique de façon démesurée</span>.</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Partis et politiciens…</span></p>
<p>- ont peu d’incitatifs à rester au diapason avec leurs bases, leurs partisans locaux. Rares sont ceux et celles qui entretiennent une relation soutenue avec leurs commettants</p>
<p>- se concentrent davantage sur les <span>gains à court termes et les « sound bites » au lieu des enjeux à long terme</span>.</p>
<p>- lorsqu’ils s’attaquent à des enjeux à long terme, les ententes et négociations à huit-clos sont privilégiées au détriment d’une ouverture et transparence.</p>
<p>- <span>se basent sur les sondages</span> publics et internes aux partis pour créer la différence, la dissension, la chirurgie de l’opinion publique. La conséquence est qu’on oublie facilement les choses qui nous unies.</p>
<p>- profitent d’un système électoral parlementaire à majorité pour mettre de coté l’opinion de ceux n’ayant pas voté pour eux. Exemple: 38% des voix peut suffir pour être élu, ce qui veut dire que 62% ne te veut pas!!</p>
<p><strong>LES CONSÉQUENCES</strong></p>
<p>La légitimité du processus électorale actuel est en baisse:</p>
<ul>
<li>aux élections municipales de Montréal du 1ier novembre, le taux de participation était de 32%. Le maire Tremblay l’a emporté avec 37%. On y voit donc que <span>12% de la population en droit de vote a ouvertement affirmé son appui à la personne qui gouvernera Montréal</span>.</li>
<li>aux élections provinciales de 2008 au Québec, le taux de participation était de 57%. 42% du vote exprimé a fait élire un gouvernement. Sommes toutes, c’est <span>24% des personnes ayant le droit de vote ont ouvertement appuyé un parti spécifique et l’ont mis au pouvoir</span>.</li>
<li>aux élections fédérales de 2008, le taux de participation était de 59%, le plus bas taux répertorié. le parti conservateur a reçu un appui de 38%, ce qui représente <span>22,4% de la population en droit de vote qui ont ouvertement appuyé un parti spécifique et l’ont mis au pouvoir</span>.</li>
<li><strong>Les élections deviennent des sondages glorifiés!!!</strong></li>
</ul>
<p>- La ligne de parti prend donc une proportion démesurée face au débat, à la diversité des opinions, à l’expertise des enjeux</p>
<p>Ces faits cimentent le cynisme des citoyens ; <span>près de 9 électeurs québécois sur 10 se disent «découragés ou rebutés» par les politiciens. Près de la moitié des Québécois sont si désabusés par la politique qu’ils se décrivent carrément comme des électeurs «cyniques».</span></p>
<p><strong>Pourquoi donc peut-on annoncer la renaissance?? </strong>La population en générale est si désabusée qu’un vide n’atteint qu’à être rempli…par quoi, c’est LA question qui va définir LE politique du XXie siècle, du moins, la prochaine décennie.</p>
<p>Je prépare une réponse à cette renaissance…elle vient sous peu. Mais en conclusion, je vous laisse avec quelques citations qui va colorer.</p>
<p><em>« the very survival of democracy as a functional relality is dependent upon our acceptance, as individuals, of adult roles in conceiving and stewarding the shape and direction of society »</em> – <a href="http://rushkoff.com/books/open-source-democracy/" target="_blank">Douglas Rushkoff</a></p>
<p><em>« politics has to be grounded in the recognition that equality in society can only be driven by a process in which every person has their say. Thus, creating a political environment in which all members of society participate on a wholly equal footing is not a question of electoral advantage but goes instead to the heart of social justice …the dirving force of politics is, and has always been, the capacity it offers to change our lives, our communities… to fail to identify this would make us solely reactive, rather than a proactive force, forever bound by events as they unfold, rahter than at the forefront of directing social change »</em> – Douglas Alexander, MP Britain</p>
<p><em>« Institutions must go hand in hand with the progress of the human mind. As that becomes more developed, more enlightened, institutions must advance to keep pace with the times » </em>- T. Jefferson</p>
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		<title>Taxi !</title>
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		<pubDate>Thu, 26 Aug 2010 14:04:30 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[Idées]]></category>
		<category><![CDATA[Économie]]></category>
		<category><![CDATA[Internaute]]></category>
		<category><![CDATA[Montréal]]></category>

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		<description><![CDATA[Récemment, l&#8217;Institut économique de Montréal (IEDM) recommandait la dérèglement du secteur des taxis afin de réduire le coûts d&#8217;entrée aux chauffeurs dans ce marché, le tout résultant d&#8217;une augmentation de l&#8217;offre qui, à demande égale, ferait diminuer le prix pour le consommateur [1]. Pour reprendre l&#8217;économiste Frédéric Bastiat [2], ce qu&#8217;on voit, c&#8217;est une augmentation [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="margin-bottom: 0cm;">Récemment, l&#8217;Institut économique de Montréal (IEDM) recommandait la dérèglement du secteur des taxis afin de réduire le coûts d&#8217;entrée aux chauffeurs dans ce marché, le tout résultant d&#8217;une augmentation de l&#8217;offre qui, à demande égale, ferait diminuer le prix pour le consommateur [1]. Pour reprendre l&#8217;économiste Frédéric Bastiat [2], c<em>e qu&#8217;on voit</em>, c&#8217;est une augmentation du surplus du consommateur conséquente à l&#8217;augmentation de l&#8217;offre. <em>Ce qu&#8217;on ne voit pas</em>, c&#8217;est que la réalité d&#8217;adhère pas strictement à la loi de l&#8217;offre et de la demande, et que plusieurs autres paramètres doivent être pris en considération, car l&#8217;augmentation du nombre de voitures de taxis n&#8217;affecterait pas uniquement les chauffeurs (l&#8217;offre) et les clients (la demande): il y a des <strong>externalités négatives</strong>, c&#8217;est-à-dire des conséquences néfastes qui affectent d&#8217;autres personnes qui, elles, ne participent pas à la transaction.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">
<p style="margin-bottom: 0cm;"><strong>1. Une hausse de l&#8217;achalandage sur les routes</strong></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">L&#8217;augmentation de l&#8217;offre dans le secteur des taxis signifie physiquement une augmentation des voitures sur les routes de Montréal. En ville, l&#8217;espace routier se comporte comme une<em> ressource commune</em>, c&#8217;est-à-dire que l&#8217;ajout de nouvelles voitures réduit l&#8217;espace disponible de tous les autres automobilistes déjà là, ce qui diminue la qualité de vie de ceux-ci. La qualité de vie n&#8217;est peut-être pas une variable facile à comptabiliser monétairement, mais sur le plan économique, celle-ci représente tout de même un coup de renonciation pour l&#8217;ensemble des usagers des réseau routier de Montréal. Veut-on plus d&#8217;embouteillages?</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">De plus, les conséquences d&#8217;une déréglementation du secteur des taxis serait une compétition accrue entre chauffeurs, ce qui peut amener à une conduite davantage «sportive» de la part de ceux-ci, augmentant les risques d&#8217;accidents, ce qui affecte les cyclistes et les piétons autant que les automobilisites. L&#8217;intensification de la concurrence amenera une paupérisation des chauffeurs de taxi, qui devront faire une plus grande quantité d&#8217;heures pour le même revenu, ce qui résulte d&#8217;une moins grande période de repos, augmentant alors les risques liés au sommeil au volant. L&#8217;élimination des coûts d&#8217;entrée dans le secteur du taxi contribuera aussi à de l&#8217;<strong>antisélection</strong>, laissant à <em>n&#8217;importe qui </em>la possibilité de devenir chauffeur de taxi, plutôt que de limiter ce domaine à des entrepreneurs sérieux qui cherchent à hausser les standards de leur marché.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Ajouté à ceci est l&#8217;usure plus fréquente des routes, dont la facture sera refilé, évidemment, aux contribuables, ce qui diminue alors l&#8217;attrait qu&#8217;ont une réduction des tarifs de taxis, parce que ce qu&#8217;on économise à un endroit, on nous le subtilise ailleurs. C&#8217;est du pareil au même, avec la qualité de vie en moins et un risque d&#8217;accidents en prime.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">
<p style="margin-bottom: 0cm;"><strong>2. La pollution</strong></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Évidemment, les voitures supplémentaires qui sillonneront les routes de Montréal après la dérèglementation du secteur des taxis nécessiteront davantage d&#8217;essence; donc, le prix à la pompe augmentera pour tous suite à une hausse de la demande. Lié à cette consommation d&#8217;essence accrue sera une augmentation des émissions de gaz à effets de serre et autres pollution, et découlant de ces émissions il y a le smog. Veut-on vivre à Moscou? Le coût accru de l&#8217;essence est facile à comptabiliser, mais celui de la pollution, difficile à cerner, impliquer néanmoins une augmentation des coûts de santé liés aux problèmes respiratoires comme l&#8217;asthme et certains problèmes chez les enfants et les personnes âgées.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;"><strong>Solutions?</strong></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Si le nombre de permis ne semble pas avoir augmenter significativement depuis 1952, c&#8217;est peut-être que le marché du tax est une composante plus petite d&#8217;un <em>marché de transport pour les particuliers</em>, et que la demande dans ce marché a bénéficié d&#8217;alternatives que sont les autobus, le métro et, récemment, le Bixi. À bien y penser, on compte 13,087 taxis dans la ville de New York [3], comparativement aux 10 738 permis de chauffeurs de taxi encore valides à Montréal. A-t-on besoin plus de taxis qu&#8217;à New York, ou doit-on constater que le marché à Montréal est déjà presque saturé?</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Au lieu de simplement s&#8217;en tenir à la loi de l&#8217;offre et de la demande, un principe lezardé d&#8217;imperfections, on devrait explorer d&#8217;autres pistes en cherchant une ou des stratégies de diversifications:</p>
<ol>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Par exemple, les 	commerçants ont diminué leurs coûts de distribution de 	circulaires grâce au système <em>Publi-Sac</em>, qui ne demande 	qu&#8217;une seule livraison. Alors, de petits restaurateurs 	pourraient-ils s&#8217;unir et fournir aux clients un service de livraison 	en commun, un service trop coûteux pour une seule firme, mais 	abordable quand les coûts sont partagés à plusieurs? Ce genre de 	service pourrait fournir de l&#8217;emploi à des chauffeurs de taxi.</p>
</li>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Ailleurs, comme à 	Victoriaville, on a créé un système d&#8217;abonnement «taxi-bus», ce 	qui permet aux clients de payer moins cher (moyennant certaines 	restrictions au niveau des destinations et heures de départ) et aux 	chauffeurs d&#8217;obtenir de revenus moins élevé, mais fixes (en 	combinant revenus fixes des abonnements et courses traditionnelles, 	le chauffeur pourrait diversifier son «portfolio de clients»).</p>
</li>
</ol>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Bref, <em>tout</em>, sauf se maintenir dans le même paradigme de la loi de l&#8217;offre et de la demande.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">______</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">
<p style="margin-bottom: 0cm;">[1] <a href="http://www.journalmetro.com/linfo/article/611342--la-fin-des-permis-de-taxi">http://www.journalmetro.com/linfo/article/611342&#8211;la-fin-des-permis-de-taxi</a></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">[2] Frédéric Bastiat <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Fr%C3%A9d%C3%A9ric_Bastiat">http://fr.wikipedia.org/wiki/Fr%C3%A9d%C3%A9ric_Bastiat</a></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">[3] <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Transportation_in_New_York_City#Taxis">http://en.wikipedia.org/wiki/Transportation_in_New_York_City#Taxis</a></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">[4] <a href="http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/economie/quebec/201008/20/01-4308399-le-declin-du-taxi-montrealais.php">http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/economie/quebec/201008/20/01-4308399-le-declin-du-taxi-montrealais.php</a></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">
<p style="margin-bottom: 0cm;">
<p style="margin-bottom: 0cm;">Photo: <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/File:NYC_taxis.JPG">http://en.wikipedia.org/wiki/File:NYC_taxis.JPG</a></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;"><span style="font-size: medium;">This is a file from the <a href="http://commons.wikimedia.org/wiki/Main_Page">Wikimedia Commons</a></span></p>
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		<title>Le chemin de la d&#233;mocratie</title>
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		<pubDate>Thu, 26 Aug 2010 14:04:08 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Politique]]></category>
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		<description><![CDATA[Permettez-moi une analogie avec notre système politique. Une route a continuellement besoin d’entretien si on veut qu’elle dure longtemps. On goudronne les fissures et bouche les nids de poule régulièrement (en tout cas, à croire le budget du ministère du transport, c’est un entretien vraiment rigoureux). Mais vient un temps où ce sont ces mêmes [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Permettez-moi une analogie avec notre système politique.</p>
<p>Une route a continuellement besoin d’entretien si on veut qu’elle dure longtemps. On goudronne les fissures et bouche les nids de poule régulièrement (en tout cas, à croire le budget du ministère du transport, c’est un entretien vraiment rigoureux). Mais vient un temps où ce sont ces mêmes réparations qui deviennent les cahots à réparer. À ce moment, on gratte tout et on refait à neuf (en tout cas, aux nombreux chantiers du ministère du transport, c’est un entretien vraiment rigoureux). Encore là, bien que le ré-asphaltage se fasse régulièrement, au bout de plusieurs années, l’usure fait effet. Même juste après avoir refait le chemin, il y a des défauts qui restent. L’eau ne s’écoule plus aussi bien et s’accumule aux mauvais endroits, des trous dans l’asphalte reviennent plus rapidement et de plus en plus creux. C’est à ce moment que vient le temps de refaire la route au complet. Mais on a pas les ressources pour le faire maintenant. Avec temps, le monde trouve le chemin tellement cahoteux qu’ils cessent de l’emprunter. Seul ceux qui ont vraiment affaire sur cette route la prennent et encore, s’ils pouvaient s’en passer, ils le feraient bien. On endure donc les nids de poule jusqu’à temps qu’une personne porte plainte ou actionne la ville pour dommage à son auto. Au moins, quant à tout refaire à neuf, on en profite pour y mettre de nouvelles armatures, plus solides, et on rebétonne, le tout avec des nouveaux matériaux et de nouvelles techniques qui nous garantissent une durée de vie quintuplée. Tout d&#8217;un coup, l&#8217;achalendage augmente et même dépasse son niveau initial. Les politiciens peuvent alors se petter les bretelles des investissements majeurs qu&#8217;ils ont concentis (alors qu&#8217;en réalité, il ne fait que manifester sa négligeance avec d&#8217;aussi gros budjet).</p>
<p>Je crois qu’est venu le temps de refaire le chemin de notre démocratie et à mon avis, cela doit passer par une réforme du mode de scrutin.</p>
<p>En réformant notre façon de voter, on se permet de repenser notre système de représentation. Les « nouvelles techniques », issues de l’observation d’autres systèmes, ouvre toutes sortes de portes et nous permettent de choisir selon le résultat désiré.</p>
<p>Le Mouvement Démocratie Nouvelle (MDN) (<a href="http://www.democratie-nouvelle.qc.ca/">http://www.democratie-nouvelle.qc.ca/</a>) a tenté de faire avancer la cause du changement au mode de scrutin pour un avec une finalité plus proportionnelle. Il s’agit d’un mouvement non partisan qui ont dégagé beaucoup d’efforts auprès des autorités en place pour arriver à un changement à temps pour les prochaines élections. Malgré que pratiquement tous les partis à l’Assemblée nationale aient dans leurs programmes une réforme du mode de scrutin, aucun changement ne sera fait.</p>
<p>Je propose donc ceci :</p>
<p>Donner plus de pouvoir au vérificateur général. Il est, de par sa fonction, celui qui veille à de que le contribuable en ait pour son argent. Ses rapports sont toujours cinglants. Il faudrait notamment qu’il ait la possibilité d’initier des enquête sans avoir une demande de l’Assemblée nationale, de traduire en justice des fautifs et quelques autres pouvoirs (à voir selon l’évolution du projet, les suggestions sont bienvenue).</p>
<p>Qu’une commission permanente soit mise en place pour l’élaboration d’un code d’éthique et déontologique pour l’encadrement des agissements de nos « employés » élus ainsi que pour veiller à son application. Il faudrait que cette commission soit, comme pour le vérificateur général, indépendant du gouvernement. Il serait même idéal que le vérificateur général siège sur cette commission.</p>
<p>Voilà pour les nouvelles armatures. Maintenant, la nouvelle technique.</p>
<p>La création d’un parti politique qui aura pour projet de société, la création d’un nouveau mode de scrutin. Il faudra qu’il soit su, autant que la souveraineté est au PQ, que le changement de mode de scrutin est à ce parti.</p>
<p>Que ce parti soit non partisan. Un parti de candidats indépendants, dont les élus ont pour mandat l’avancement du changement au mode de scrutin. Cette « non partisannerie » a aussi pour avantage de pouvoir garantir une certaine impartialité dans l’appui des projets du gouvernement puisque non soumis à une ligne de parti.</p>
<p>La ligne de parti est ce qui tue la démocratie. Soumettre la volonté de 125 députés à 3-4 chefs, <em>partisans</em>, notons-le, ne sonne pas comme de la démocratie. Il faut mettre plus de monde dans la balance pour être sûr de pouvoir faire un bon contre poids. Ainsi, les projets qui ont le mérite d’être bon pour le Québec, peut importe de qui l’idée initiale vient, vont pourvoir passer et inversement.</p>
<p>Des questions? Des suggestions? Des améliorations peut-être? Sûrement. J’espère que ces idées feront leur chemin et que, comme dans la vie, elles évolueront pour le mieux.</p>
<p>Vincent Bolduc</p>
<p><a href="mailto:babel@videotron.ca">babel@videotron.ca</a></p>
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