On dit que je suis alarmiste, comme on le dit depuis plus de 30 ans à ceux qui s’inquiètent de la manière dont nous gérons nos ressources, nos sociétés. Ils l’étaient probablement, et je le suis aussi. Avec raison. Si vous ne voyez pas de quoi je parle, éduquez-vous, cibole! Il n’est jamais trop tard pour comprendre ou pour accepter qu’il est temps pour nous d’agir en tant qu’individu.
Moi, j’ai réalisé aussi tard qu’à 26 ans (!!!) que ça allait mal dans le monde qutant que chez nous, au niveau politique, et tout ce qui s’ensuit (modèles archaiques de gestion des ressources de notre nation et des autres, érosion des avancées sociales, etc.)
Pourquoi ai-je mis tant de temps à réagir? Parce que je n’étais pas consciente que ça allait si mal. Mes parents ne se sentant pas concernés pas les enjeux environnementaux et politiques, ne m’en ont pas informée, et moi, inquiète uniquement de ce que MOI, MOI moi moi moi, j’allais faire dans la vie, je me consacrais uniquement à la découverte de mon moi-même, et le reste pouvait attendre.
Le reste a donc attendu, jusqu’à ce qu’internet, télévision et journaux, que mes compagnons de vie m’ont incessament mis dans la face, me disant: “Réveille!!!”, m’éduquent, hantent mes jours et mes nuits, me faisant passer de la tristesse au découragement, pour me faire savoir que, hé oui, je ne sais peut-être toujours pas ce que je souhaite faire comme carrière, je ne le saurait peut-être jamais, mais il se passe dans ce monde des choses qui ne devraient pas se passer.
Les riches profitent des pauvres et gèrent en cons notre planète, et si je reste muette et inactive devant tout cela, j’y contribue. Je l’ai maintenant compris, mieux vaut tard que jamais, et à trente ans, finalement, je suis prête à faire ce qu’il faut pour que ça change, quitte à y mettre tout le reste de ma vie.
Nous avons tous de bonnes raisons pour ne pas pouvoir s’occuper de ceux qui s’occupent de nous: travail, familles, autres. Mais nous devons quand même faire notre part, surtout ceux qui ont des enfants!!!! Si nous ne faisons rien, ils vont l’avoir dure, nos enfants, et je n’ose même pas penser à leurs enfants…
Je suggère une mobilisation porte à porte, personne à personne, bouche à oreille. Un grand rassemblement des idées et des besoins. De cela , nous pourrions tirer un grand consensus, qui, de par le nombre de personnes impliquées, viendrait clouer le bec à notre système politique en place. Si par exemple, trois milions de personnes au Québec (n’en mettons pas trop pour rester réalistes…) disent qu’elles souhaitent une meilleure gestion des forêts, du système de santé, une réforme du mode de crutin, et-ou quoique ce soit d’autre, en détail et signature à l’appui, le gouvernentment devrait répondre et agir, car étant conscientisés, appelés personnellement et ré-allumés par l’espoir, nous l’aurions tous à l’oeil.
Est-ce utopique? Je n’en suis pas si sûre, car nous avons tous un coeur, et s’il est touché directement, il répond. À moins qu’on soit de cette classe de gens qui ne pense qu’en chiffres. Heureusement, cette caste de gens est restreinte.
J’ose croire qu’il y a assez d’intelligence et de coeur au Québec pour que, si on lui donne les moyens de faire survire (car on en est là!) sa famille et de celle de ses enfants, chaque personne donne son aval pour une gestion plus intelligente de la vie en notre chère terre québécoise.
Et si ça marchait? D’autres nations peut-être nous imiteraient…
Il n’est pas trop tard pour s’activer…
















Simples ajouts:
1. Le « Tea Party » a commencé comme une mobilisation de la population voulant s’exprimer plus directement, mais qui devena rapidement un mouvement populiste noyauté par la droite plutôt extrémiste – cette même droite qui est à la source des problèmes que le mouvement dénonce, notamment le Bail-Out. Bref, le « grassroot movement » est devenu du « astroturf ». On voit le résultats présentement avec Glenn Beck and Sarah Palin. Au Québec, simplement se mobiliser sans avoir de message clair, purement sur le coup de l’émotion, comporte le risque de ce genre de subversion.
2. La mobilisation est un marathon, pas un sprint, et il faut penser comment garder les gens motivés, surtout quand ils essuieront les premiers revers et que le découragement apparaîtra. Plus l’objectif (le message a passer) sera d’envergure, plus il y aura de la réticence, de la résistance au changement. (Personnellement, je préfère la braise au feu de paille: c’est moins spectaculaire, mais ça dure plus longtemps)
3. Les projets concurrents… certains groupes, surtout religieux, font déjà du porte à porte, et présentent déjà des projets (souvent absurdes) de « mondes meilleurs ».
4. La différence entre le succès d’une armée et d’une émeute, c’est qu’une armée est mieux organisée et disciplinée, tandis qu’une émeute est diffuse et instable. Pour qu’une mobilisation puisse être durable, il faut penser comment organiser le mouvement pour éviter qu’il éclate rapidement en cliques rivales. Cette organisation ne passe pas nécessairement par une forte centralisation, mais simplement par une formalisation de la façon de fonctionner, afin d’éviter d’agir au-jour-le-jour et de réagir de manière spontanée ou aléatoire quand on est confronté à une nouvelle situation.
Loin de moi l’idée de te mettre au visage cette évidence, mais tu fais exactement ce que tous le monde fait: chercher un coupable au lieu de te demander comment toi tu influence négativement ton environnement.
Les riches ne profite pas des pauvres, les riches profite des largesse de la classe médiane, et les pauvres en fond tous autan. La classe moyenne se fait syphonné par des lâche qui vive au crochet de la société et par des riches qui s’exile au bahamas ou dans d’autre paradis fiscaux pour en payé le moins possible.
Ce que tu propose est un vision mondial : une action qui va changer probablement une vie, mais qui dans les faits sert plus a donner bonne conscience a celui qui le fait qu’a autre chose.
Par ailleurs si la commission (ou la non commission) sur la construction devrait t’apprendre quelques chose est qu’un gouvernement majoritaire ne répond devant rien, même quand 90$ du reste de la population pense différemment de lui.
«La classe moyenne se fait syphonné par des lâche qui vive au crochet de la société»
Faille fondamentale dans ce genre de raisonnement c’est que si l’on prend l’exemple du bien-être social, ou «b.s.», bien les enfants de ceux qui reçoivent des chèques ne choisissent pas d’être nés dans cette couche sociale, chose que n’importe qui comprend quand il fait un peu de bénévolat. Alors pour la soi-disant victimisation de la classe moyenne(un terme trop galvaudé) et des idées à la Ayn Rand, je passe mon tour.
Si je puis noter un détail, c’est une certaine attitude ici. Je ne dénote aucune remarque positive envers Isabelle alors qu’elle a su faire monter ma pression sanguine un tantinet et me donner la force de continuer de lire les autres textes. Les émotions ne sont pas un mal, on est pas sur la planète de Spock. Je fais de la scène par moments et j’ai remarqué qu’on perd vite l’attention d’un groupe de gens mixtes si on ne parle qu’avec la tête. Quand elle dit :
–Nous avons tous de bonnes raisons pour ne pas pouvoir s’occuper de ceux qui s’occupent de nous: travail, familles, autres. Mais nous devons quand même faire notre part, surtout ceux qui ont des enfants!!!! Si nous ne faisons rien, ils vont l’avoir dure, nos enfants, et je n’ose même pas penser à leurs enfants…–
moi j’ai mon fils de 17 mois qui est à mes côtés et je sais que la seule chose qui me pousse à continuer de m’investir en organisation sociale quand le désespoir me prend, c’est lui. Avez-vous un ou des enfants les gars?
Si vous en avez ou n’en avez pas, moi je dis que vous êtes géniaux de toute façon parce que ça va prendre des gens qui peuvent répondre avec froideur et précision et des gens qui peuvent éveiller les émotions pour arriver à améliorer les choses. On se doit, je crois, de chercher chez les uns et les autres les éléments complémentaires à la réalisation de nos objectif. Isabelle à une très grande force, vous avez une très grande force, mais c’est la sommes de ces forces qui dépasse la somme des obstacles.
Il y a du bon dans ce qu’écrit Isabelle. Mon père me dis depuis longtemps que la meilleure manière de dire à quelqu’un que tu es contre une de ses idées sans faire souffrir la relation et la personne, c’est de trouver deux points positifs pour chaque point négatif. C’est une hygiène de collaboration. On respecte celui et celle qui à pris le temps de trouver le positif dans ce qu’on apporte, toujours.
Bravo à tous, un bel arbre prend forme.
Merci à tous.