J’ai rencontré Jessica Jordan aujourd’hui au Salon national de l’environnement.
Voici l’idée que je lui ai exposé :
Type d’idée : Méthode de génération d’idées lors du Sommet de novembre au Palais des Congrès
Positionnement de la méthode : En complément avec Open space. Se distingue des toutes les autres méthodes de résolution de problème et de génération d’idées.
Car la synectique permet de générer des idées non linéaires, originales et pertinentes pour résoudre des problèmes.
Dans le but de favoriser une génération d’idées qui sont pertinentes à la résolution de problèmes, je propose d’animer une séance de génération d’idées/résolution de probèmes d’environ 90 min – 120 minutes.
La Synectique est une approche de résolution de problème qui stimule les processus de la pensée dont le sujet est généralement inconscient de leur activité. Le mot Synectique vient du mot Grec ‘synektiktein’ et signifie l’assemblage d’éléments qui paraissent différents.
Elle résulte de l’observation systématique, par des consultants d’Arthur D. Little dans les années 1950, des processus mentaux observés chez des personnes aux prises avec des problèmes requérant une invention.
Cette méthode, développée par William Gordon, a comme principe central: « Trust things that are alien, and alienate things that are trusted. » Le processus implique de faire en sorte que l’étranger paraisse familier (par l’identification d’un paradoxe) et que le familier paraisse étranger afin de générer une idée nouvelle qui résoud un problème.
Cela encourage d’un côté l’analyse fondamentale d’un problème, et d’un autre côté, l’aliénation du problème original par la création d’analogies et de métaphores. Il est ainsi possible que des solutions nouvelles et surprenantes émergent. La Synectique est plus exigeante pour un sujet que le remue-méninges, considérant que les nombreuses étapes requises en font un processus plus compliqué qui requiert plus de temps et d’efforts.[1]
Faire de la synectique, c’est faire des liens naturellement mais systématiquement.
- Une invention est le résultat de connections jamais faites auparavant
- L’habileté à créer est un phénomène humain naturel
- Le résultat de cette habileté est habituellement accidentel et partiellement caché dans le subconscient
- Par la synectique, on peut apprendre à rendre ce processus explicite et intentionnel
La recherche a montré que :
- L’on peut augmenter l’efficacité de cette habileté à créer chez les personnes qui comprennent le processus psychologique sous-jacent à la création.
- Dans le processus créatif, la manipulation des images est aussi importante que l’analyse de l’information
- C’est l’habileté à produire des images qui peut et doit être comprise de manière à accroître la probabilité du succès dans des situations de résolution de problème.
La synectique encourage l’attitude que tous les problèmes ont une solution.
Si l’on apprend l’habileté à résoudre des problèmes, l’attitude envers les problèmes sera optimiste et constructive et l’on développera la confiance dans la résolution des problèmes.
En terme d’habiletés, la compétence à résoudre un problème non linéaire implique la démonstration des quatre habiletés suivantes :
- Explorer à tête froide les spécifications du problème pour identifier un paradoxe. Les participants identifient des problèmes à résoudre ou l’on soumet des problèmes à résoudre.
- Visualiser un analogue (une ressemblance avec ce que l’on connaît) : un nouveau contexte pour voir le problème.
- Identifier la fonction essentielle de l’analogue : l’activité unique ou spécifique.
- Suggérer un équivalent en termes de l’activité unique de l’analogue
[1] Wikipédia. En ligne. http://en.wikipedia.org/wiki/Synectics. Consulté le 12 décembre 2006.
En tant que formateur auprès d’adultes, j’ai déjà donné cet atelier deux fois avec succès. L’atelier est rodé.
Vous pouvez consulter mon portfolio électornique sur : http://eduportfolio.org/18764















