La démocratie participative directe

par Richard Gauthier
11 novembre 2010

La démocratie participative directe – via les réseaux sociaux et l’Assemblée nationale virtuelle. Une République Citoyenne délibérative.

Des citoyens, un vote le quatrième pouvoir

Ce n’était pas possible (avant les réseaux sociaux et Internet) de penser regrouper le vote des citoyens en un groupe homogène.

Cette réalité pourrait bien sortir du monde virtuel pour amorcer le plus grand changement de société depuis la Révolution tranquille.

Le quatrième pouvoir serait-il en train de se mettre en place – via les réseaux sociaux? Celui qui sauvera la démocratie? Une utopie ou une évidence?

Plutôt utopitance. Une douce utopie qui nous changerait de la pitance actuelle. Comme Schopenhauer la si bien décrit ‘’toute vérité franchit trois étapes. – D’abord, elle est ridiculisée. – Ensuite, elle subit une forte opposition. – Puis, elle est considérée comme ayant toujours été une évidence. »

C’est la démocratie participative virtuelle qui s’annonce. Et, c’est principalement l’apanage des jeunes et moins jeunes.

Savez-vous utiliser les médias sociaux – Internet, courriel, blogue, microblogue Twitter, Facebook? Les jeunes oui; les moins jeunes y arrivent vite!

C’est un phénomène important : on passe des officines du partage des idées (forums et blogues) vers des lieux virtuels d’actions concrètes délibératives.

La démocratie directe, c’est par analogie une République Citoyenne délibérative.

Puisque les citoyens vont et viennent de façon permanente dans cet espace virtuel; les besoins exprimés, les votes et les lois sont par nature plus délocalisés. Les délibérations législatives expriment cette diversification. C’est tous les citoyens qui peuvent à tout moment intervenir dans un débat. C’est tout sauf élitique.

Des citoyens, un vote c’est avant un groupe de pression et des votes regroupés. Pas au service de l’élection du chef, mais au service de l’adoption de lois citoyennes. De quoi renouveler la démocratie actuelle.

Une nouvelle cuisine ‘’moléculaire’’ virtuelle en devenir. Tous les ingrédients existent maintenant pour créer ce quatrième pouvoir et l’exercer – à l’exception d’un lieu virtuel pour définir : les pourquoi (lois citoyennes), et le comment (la République Citoyenne)? La cuisine virtuelle ce n’est plus un chef, mais plusieurs chefs qui se succédent pour cuisiner un repas différent, celui que chacun d’eux rêvent de vous faire goûter. Une cuisine locale, un menu varié – qui ne risque pas de vous donner des indigestions.

Analyse économique de la démocratie directe

Probablement que le point le plus fort pour vendre sa salade est ‘’l’économique’’.

Les économies sont éloquentes. «Les États qui pratiquent la démocratie directe ont une pression fiscale de 30% plus faible et des dépenses publiques 30% plus faibles que les États qui ne le pratiquent pas. L’endettement public des États qui pratiquent la démocratie directe est de 50% » Feld et Kirchgässer.

Pourquoi une République Citoyenne délibérative?

Pour travailler sur des lois citoyennes.
Pour que l’objectif ne soit plus l’élection du chef.
Pour éclairer les débats et les citoyens (le pour et le contre).
Pour que les lois se rapprochent des citoyens, des besoins régionaux et locaux.
Pour que le citoyen redevienne souverain.
Pour que la République citoyenne fasse des pressions sur le gouvernement.
Pour redonner aux citoyens le pouvoir et le goût de voter.

Le comment?

Par la création d’une Assemblée nationale virtuelle délibérative couvrant l’ensemble du territoire.
Par la délocalisation du pouvoir politique. 
Par la création d’une assemblée citoyenne virtuelle, délibérative et votante.
Par des lois citoyennes qui incluent des préoccupations régionales, sociales etc.

C’est à ce genre de défi en émergence auquel je participe sur la toile. (http://www.portail-bas-st-laurent.ca/quebecvote/Index.htm)

Un travail colossal EN CONSTRUCTION.

Dernier commentaire
Marc Jeannotte

Aujourd’hui, les plateformes digitales permettent une occasion à saisir; éliminer les barrières entre le citoyen et le gouvernance de notre société. Ramener le citoyen, ses expériences, ses connaissances, ses préoccupations et ses désirs d’avenir, au centre de la prise de décision.
Grâce au Web, notre système électoral peut être repenser, nos services et notre interaction avec nos agences, nos villes, nos ministères et nos élus peuvent enfin innover et amener au XXI siècle…
Et surtout, le retrait des nombreuses barrières dans la prise de décision peut redonner un peu de pouvoir aux citoyens parce qu’enfin, le réel spectrum de participation démocratique est possible; du moins impliqué au plus engagé, passant par l’intérêt occasionnel…tous pouvons enfin s’impliquer.
Maintenant, il faut juste développer cette idée concrètement.
Au plaisir de se voir au Sommet

Publié le 13 novembre 2010
Richard Gauthier

Développer cette idée concrètement. Oui, en effet, on est là. C’est pourquoi j’ai mis un hyperlien sur mon texte original, vers le concret: le site web qui exprime le concept préliminaire potentiel. http://www.quebecvote.ca

En construction pour le moment. Il permet d’échanger de façon concrète sur ce à quoi la démocratie participative directe, sans intermédaire, pourrait ressembler. C’est l’Assemblée nationale citoyenne DÉLIBÉRATIVE.

C’est avec respect et pour rendre concret mes propos, que l’hyperlien est publié. La collaboration de tous est souhaitée. Une cotisation minimum de 5$ sera éventuellement requise pour voter, nécessité oblige. Nous ne voulons pas financer cette opération de démocratie directe citoyenne en mettant à contribution des entreprises. C’est une initiative citoyenne.

Ce n’est pas un blogue, un exutoire ni un crachoir. C’est le germe d’une force citoyenne délibérative concrète.

Publié le 16 novembre 2010
Mathieu Lefebvre

Je suis tout à fait d’accord avec l’idée, mais je trouve même qu’elle n’est pas assez poussée!! Pourquoi seulement l’assemblé nationale de virtuelle? Pourquoi pas le gouvernement complet??

Il faut que le gouvernement devienne une immense base de donnée ou tout est relié, un espèce de dossier santé, mais qui inclus tout nos infos (bien protégées évidement). C’est à dire que nous pourrions faire du forage de données pour construire ou améliorer nos programmes gouvernementaux (et beaucoup plus). Ensuite et de façon progressive, il faut ajouter les entreprises pour que l’informatique devienne en « cloud computing » et que nos habitudes, goûts, préférences, etc soit informatisé.

Le gouvernement deviendrait un courtier en information en offrant une plate forme standard pour tout le monde. Imaginez si l’exactitude des données que nous aurions et les avantages possibles!! Les coûts initiaux serait immense, mais je suis sur qu’on serait avantagé sur le moyen/long terme…

Publié le 25 novembre 2010
Stéfanie

Votre idée est intéressante et le site mentionné, une belle initiative – même s’il n’est que l’esquisse d’un  »travail colossal ». La démocratie est un processus plus qu’un état, il est impératif qu’on continue à se remettre en question de la sorte.

Depuis déjà plusieurs années, une importante crise de représentation sévit dans les démocraties modernes. La nouvelle revendication de ces sociétés porte sur une participation accrue à la détermination des choix politiques (1). Cette participation citoyenne passe pour l’instant de plus en plus par les groupes d’intérêts, qui se multiplient et se diversifient (2). Que cette participation évolue plutôt vers Une République Citoyenne délibérative est en effet une douce utopie. Sur bien des points, j’y serais favorable, sur bien d’autres je suis moins convaincue.

Il est clair que le vote  »en ligne » augmenterait la participation citoyenne de façon quantitative. Toutefois, vous croyez que cela en améliorerait la qualité? Soyons francs, il y a des gens qui en ce moment basent leur vote sur la  »tronche sympathique (ou pas) » d’un leader et j’ai bien peur que cette tranche de la population soit plus nombreuse qu’on ose le croire – voire qu’on ose se l’avouer —. Ne venez pas me dire que la belle moustache de Layton n’y est pas pour rien dans la récente montée du NPD. Bref, les chances sont extrêmement minces que ces gens – on en connait tous une bonne poignée — se mettent à s’intéresser et à s’informer simplement parce que c’est  »plus accessible »!

Outre, ce qui est préoccupant avec la démocratie directe est l’organisation. Que fait-on de la décision stratégique? Comment un pays peut être compétitif – ou simplement bien fonctionner – sans finesse diplomatique, sans ruse ?

Au risque de paraitre  »vieux jeu »,si c’est  »the next big thing »; pour faire des choix — surtout de nature financière — j’ai plus confiance en un professionnel qui a étudié la politique et qui a des années d’expérience, qu’en mon voisin Mario qui lance des phrases comme  »la politique c’est de la ***** » en buvant une 50 sur son balcon, le jour même ou c’était trop lui demander de se déplacer à deux coins de rue pour aller voter (3).

Plus démocratique n’est pas le synonyme MIEUX. (4)

(1) Voir à se sujet les écrit de M. Raymond Hudon.
(2) Rappelons qu’en 2002, dans le but d’amméliorer la démocratie, le gouvernement du Québec a adopté la Loi sur la transparence et l’éthique en matière de lobbyisme qui encadre les pratiques d’influences, mais qui surtout les ligitimise.
(3) Évidemment qu’il est fictif le Mario!
(4) Si je ne me trompe pas, il me semble même avoir déjà aperçu une idée à ce sujet sur Génération d’Idées, à voire..

Publié le 17 mai 2011
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Publié le 18 juin 2013