l’éducation de 2012 faut en parler!

par Alexandre Des Ruisseaux McConnell
22 septembre 2010

La problématique

Faisant face à de multiples troubles financiers, le gouvernement Charest s’est ouvertement dit favorable à l’augmentation des frais de scolarité à l’université. Cette augmentation aurait pour but d’augmenter les frais de scolarité à l’université au même niveau qu’ailleurs au Canada, soit une hausse d’environ 250%. Selon les étudiants, c’est une mesure régressive et ce n’est pas la façon de régler les choses. Tout le monde devrait avoir droit à une éducation, tant les riches que les pauvres. Imaginez un an d’université coûte environ 2 000$ à ce jour, mais avec la hausse un an pourrait coûter 5000$.

Saviez-vous que selon une étude du Ministère de l’Éducation, du Loisirs et du Sport, la hausse des frais de scolarité de 2007 à 2012 de 50$ par session empêcherait entre 6 000 et 13000 étudiants de poursuivre leurs études à l’université ? Imaginez l’ampleur de la hausse qui guette les étudiants du Québec. La hausse de 2007 à 2012 est d’environ 30%, tandis que celle de 2012 serait de 250% cette hausse bloquera carrément l’accès à l’université à des milliers d’étudiants.

Le cégep se mobilise

 Après avoir appris que le gouvernement Charest souhaite augmenter les frais de scolarité à l’université au niveau de la moyenne canadienne, les étudiants du Collège d’Alma ont décidé de se mobiliser.

 Pour commencer, L’Association Étudiante du Collège d’Alma a tenu à informer la population étudiante de l’ampleur de cette hausse. L’AÉCA, grâce à l’aide de la FECQ (Fédération Étudiante Collégial du Québec), a pu fournir un portrait de tout ce qu’entrainerait cette action que le gouvernement souhaite prendre. Sachant que la plupart des étudiants ont des revenus inférieurs au seuil de la pauvreté, ceux-ci ont rapidement réagi lorsqu’ils ont été informés du fait que la hausse pourrait leur coûter 3000$ de plus par année. Alors pour entreprendre des actions concrètes, ceux-ci se sont mobilisés entre eux pour aller manifester leur mécontentement lors du 4 à 7 du recteur à l’UQÀC (Université du Québec à Chicoutimi). Le recteur M. Belley est l’un des personnages les plus influents de la région concernant la question de la hausse des frais universitaires. Les étudiants ont voulu lui démontrer leur désaccord face à la hausse pour que celui-ci se positionne en fonction de l’opinion de ses futurs étudiants. Ils ont alors réussi, en une semaine, à motiver une cinquantaine de leurs confrères à se présenter à Chicoutimi, lors du 4 à 7 du recteur. De plus, certains étudiants n’ont pu y participer en raison de problèmes quant à leurs horaires ainsi que la tenue de sélections pour les équipes sportives du collège qui avaient lieu au même moment que l’évènement. Mais ces étudiants n’attendent que la prochaine occasion dans la lutte  engendrée pour que cesse cette hausse des frais.

Si vous aussi cette hausse vous fait peur sachez qu’il y a toujours moyen d’allier votre force à celle des étudiants. Pour commencer, informer votre entourage au sujet de cette problématique.  Le problème majeur avec cette hausse c’est que la majorité de la population n’en a jamais entendue parler. N’ayez pas peur d’appeler les associations étudiantes de vos régions, pour soit des informations ou soit des propositions de projets qui pourraient aider à ce que cesse la hausse. Les étudiants ont besoin d’aide du reste de la population et d’appui à leur cause. Mais le plus important c’est de ne pas rester inactif face à cette problématique. Chaque petit geste compte au bout du fil !!!

 

Pour rejoindre les associations étudiantes de vos région :

http://www.asse-solidarite.qc.ca/spip.php?article33&lang=fr

http://fecq.org/-Membres-

 

 

Dernier commentaire
François Léveillé

« Selon les étudiants, c’est une mesure régressive et ce n’est pas la façon de régler les choses. »

Ah ben! Je suis étudiant, je ne savais pas que j’étais d’accord avec cette affirmation! Comme c’est pratique, les associations étudiantes réfléchissent pour nous…

Publié le 22 septembre 2010
Marc Saindon

« Selon les étudiants, c’est une mesure régressive et ce n’est pas la façon de régler les choses. »

Je pense que c’est implicite qu’on parle des étudiants de la FECQ et des autres associations mentionnées, et bien je sois partisan d’une plus grande rigueur, il ne faudrait pas sur-interpréter tout au point que Freud considérerait que c’est une déformation provenant de la seconde année de la vie d’un enfant. On ne dit pas «TOUS les étudiants» dans ce texte.

Deuxièmement, il est emps qu’on voit l’éducation comme une business voit la formation dans son service de ressouces humaines, ou l’armée dans son service de recrutement, et non comme une dépense facultative. On est dans une société plus individualiste, le modèle de la famille traditionnelle a éclaté, et donc le milieu scolaire est probablement le meilleur courroie de transmission de culture, de compétences, de techniques et de valeurs dans lequel le Québec puisse investir. L’éducation devrait être LA priorité, même avant la santé, puisqu’un médecin spécialiste doit d’abord apprendre à lire et à compter comme tout le monde. Au lieu de cela, on considère l’éducation comme une «dépense» et on la place au même niveau de le loisir et le sport, c’est qui est ridicule.

On n’a pas d’argent pour l’éducation, on coupe et on augmente les frais, pendant qu’on veut financer un colisée à Québec, le tout pour un projet d’équipe d’hockey qui dans le passé, a été prouvée non rentable… Je pense qu’il y a des coups de pied qui se perdent…

Publié le 22 septembre 2010
Marc Saindon

désolé des nombreuses fautes, j’étais un peu pressé.

Publié le 22 septembre 2010
Francois Cliche

Oui, je ne te reconnaissait pas là. 😉

C’est une très grande attaque à notre démocratie que ces hausses des frais d’éducation. Il faut, je crois, le voir ainsi, puisque le degré d’éducation est directement proportionnel au pouvoir des gens. Je sais que c’est trop réductif comme calcul, que c’est plus un slogan qu’une réflexion de fond, mais l’ignorance est surement un de nos plus grands énemis et c’est un geste pour augmenter l’ignorance que ce geste de coupure de l’accès aux études.

En quelque sorte, les banques (intérêts privés) se trouveront en pouvoir de décision, car la décision de faire le prèt ou non, est la décision qui déterminera si l’humain pourra étudier ou non.

Ça doit être parce qu’il est très tard, mais cette augmentation me lève le coeur, concrètement, live. Je pense aussi qu’il y a des violents coups de pied qui se perdent…

Publié le 23 septembre 2010
Francois Cliche

Peut-être qu’il faudrait lancer une campagne d’affiches uniques, une campagne dans les cégeps et universités qui dénoncent le 250% d’aumentation. Que les étudiants fassent des affiches et les pose partout. Ça serait tout de même magnifique des milliers d’affiches uniques (ou en mini série). Le retour de l’affiche sociale est TRÈS souhaitable.

Publié le 23 septembre 2010
Marc Saindon

Quand j’y pense, pour le PIB, il y a trois moyens de le faire augmenter:

1. Accroître la quantité de la main-d’oeuvre disponible, ce qui nécessite une plus grande acceptation des Québécois face à l’immigration, surtout que ceux-ci arrivent ici à l’âge adulte, déjà prêts à travailler, tandis qu’un Québécois né ici prend deux décennies d’investissements via le système scolaire et de santé. Comme la culture est un ensemble de solutions à des problèmes récurrents d’une société, les immigrants provenant d’une autre culture apportent donc des solutions supplémentaires à la notre (exemple simple: l’arrivée du shish taouk au menu).

2. Améliorer la technologie. Un bulldozer conduit par une seule personne déplace plus de terre que 20 gars avec des pelles dans une journée, ce qui est plus productif et contribue davantage au PIB. Il faut positionner l’économie sur l’innovation; mais la technologie nécessite de chercheurs pour être améliorée ici (si le Québec veut obtenir un avantage concurrentiel), et ces chercheurs et ingénieurs ont besoin d’une formation.

3. Accroître la qualité de la main-d’oeuvre disponible, ce qui passe par la formation, et donc des investissements en éducation, autant dans les secteurs techniques (sciences, gestion, informatique) que dans les domaines généralement boudés (arts, sciences humaines) vu que la combinaison des deux permet de faire mieux (e.g.: la technologie avant-gardiste d’une voiture combinée à un design très esthétique). Les taxes payées en éducation i(une forme de sous-traitance) permettent au secteur privé d’avoir une meilleure qualité d’intrants (ressources humaines que sont les travailleurs) et donc les entreprises devraient aussi faire pression sur l’État pour améliorer le système de l’éducation.

Charest dit que son plan de match c’est «l’économie d’abord», mais je ne vois pas les résultats, ni beaucoup d’efforts de la part du gouvernement dans le développement à long terme de l’économie via un meilleur financement de l’éducation qui la rend plus accessible à la main-d’oeuvre en devenir.

Publié le 23 septembre 2010
Francois Cliche

Le profit d’abord, plutôt que l’économie d’abord. Il me semble qu’il y a très souvent des translations de sens au gouvernement, des mots qui sont utilisés et qui, dans le fond, le sont pour un sens différent.

Dans 1984, on est un peu plus avancé que la translation lorsque les ministères ont un nom qui est à l’opposé de ce qu’ils sont. Le ministère de l’amour s’occupe de la guerre, le ministère de la vérité à pour mandat de falsifier le passé (refaire les anciens journeaux, les anciennes photos) pour contrôler la perception du présent.

Le point apporté concernant la participation des entreprises au financement des écoles, c’est un point similaire à celui de la participation des entreprises au financement des routes. Comme le sens du slogan de Charest semble être plus près de  » le profit des entreprises d’abord », on peut rapidement comprendre que les investissements sont des sorties d’argent et qu’ils affectent le profit au final : mieux vaux faire payer les étudiants (et leurs parents), un peu comme il vaut mieux avoir des employés qui trvaillent pour juste assez pour survivre, que de les prendre comme esclaves et de devoir s’occuper de les nourrir, les loger, les entretenir.

Le président américain a un chien à la maison blanche : Charest devrait, lui, avoir un chien qui se nourrit lui-même (travail pour pouvoir payer la bouffe), ramasse sa merde et la met dans une poubelle (qu’il porte à la rue), un chien qui doit parler le langage des chats (pas nécessairement besoin de parler le chien) vu que les chats on plus d’entreprises que les chiens dans les ruelles. Il devrait aussi vivre dans un petit coin de la fausse septique de son maître, ne jamais japer sauf pour défendre son maître, et bien sur, payer pour son cours de dressage. Dans le coût de son cours de dressage, il devrait aussi payer une taxe pour financer d’avance son euthanasie si jamais il mord Jean.

Beau petit film. 😉

Publié le 23 septembre 2010
Michel

L’université est un investissement dans lequel l’étudiant investit, pour un meilleur avenir. Le systeme de pret et bourse assiste ceux qui auraient des difficultés à le financer, et le travail à temps partiel aussi.
QUI VEUT ETUDIER PEUT et doit assumer l’investissement.
Prenez vos responsabilité, l’état doit cesser de s’imiscer dans la vie personnelle des gens, de toute les maniere que ce soit.
L’état providence est voué à la disparition, et heureusement.
Qu’il en soit ainsi…
Vivement des politiciens intègres

Publié le 13 octobre 2010
Marc Olivier Robidas

J’ai l’impression que ca va être un sommet très intéressant et qui va faire des flamèches parmi les participants. Dans les commentaires ici on voit qu’il y a des gens qui sont clairement de gauche avec l’idée que l’état doit être plus présent qu’il ne l’ait actuellement, dans l’éducation du moins, et des gens plus de droite qui croient que les individus devraient plus contribuer dans l’éducation post-secondaire qu’ils veulent se procurer. Ca va être vraiment intéressant les débats que l’on va voir au sommet héhéhé.

Publié le 15 octobre 2010
Marc Saindon

«L’université est un investissement dans lequel l’étudiant investit, pour un meilleur avenir. Le systeme de pret et bourse assiste ceux qui auraient des difficultés à le financer, et le travail à temps partiel aussi.
QUI VEUT ETUDIER PEUT et doit assumer l’investissement.
Prenez vos responsabilité, l’état doit cesser de s’imiscer dans la vie personnelle des gens, de toute les maniere que ce soit.
L’état providence est voué à la disparition, et heureusement.
Qu’il en soit ainsi…»

1. Les études universitaires sont un produit qui entraînent des externalités positives de consommation: il y a des effets dans ce marché qui sont ressentis par une personne qui est ni l’acheteur (l’étudiant), ni le vendeur (l’université; un étudiant en médecine, par exemple, ne fait pas qu’obtenir un beau diplôme, un emploi prestigieux et un salaire élevé: il fournit à la société un médecin de plus. Donc, la VALEUR SOCIALE du diplôme est plus grande que le coût payé.

2. L’investissement en éducation est donc à la fois personnel (prêts étudiants, une responsabilité personnalité) et collectif (bourses d’études, une forme de subvention). L’étudiant ne DOIT PAS assumer la totalité de l’investissement, vu qu’il n’est clairement pas le seul bénéficiaire, mais il a tout de même sa part de responsabilité, vu le prêt étudiant à rembourser.

3. L’État doit taxer ce qu’il ne veut pas (alcoolisme = taxes sur l’alcool) et subventionner ce qu’il veut (médecins diplômés = bourses d’études). Et l’État, c’est le gouvernement + la population (qui vote dans un système à partis multiples), pas un croque-mitaine communiste.

Pour le reste, je vais ignorer les délires de droite souffrant de «tunnel vision».

Publié le 10 novembre 2010
Marc Saindon

«(prêts étudiants, une responsabilité personnalité»

je voulais dire une responsabilité personnelle.

Publié le 10 novembre 2010
Nadine Medawar

Le milieu universitaire est un espace de croissance, d’innovation et d’intellectualité.

Le plus cher que ça coûtera d’y aller, le moins de gens iront. Ipso facto, notre population deviendra moins spécialisée, moins informée, moins motivée, et moins en pouvoir de son propre avenir.

En augmentant les frais, on régresserait notre système socio-démocratique.

L’investissement dans ce cas-ci est fait avec le temps, les défis intellectuels et les études, non pas avec l’argent.

Le concept d’investissement dans la société d’aujourd’hui devrait de toute façon être tout un autre débat.

Nadine.

Publié le 17 novembre 2010
Le rentier

Je veux léguer à la jeunesse du savoir
Début de mes 80 ans, j’aimerais me soulager de la pression sociale qui veut que je lègue ma dette de société à cette belle génération montante.
Voyant que cette jeunesse est prête à se prendre en main, je suis donc gêné de léguer à cette génération ma dette sociale en héritage même à ma succession. Je m’excuse donc publiquement. Pour me décompresser du stress qui me hante je veux donc léguer un peu de mon savoir-penser, savoir-faire, savoir-dire. Il y a plein de savoirs. Voici donc la première phase de mon legs.
««Toutes ces choses du savoir-vivre sans stress, et de plusieurs autres savoirs tel le savoir-penser, savoir-faire, savoir-communiquer, savoir-retenir en utilisant les mots clés du sujet en cour, la pratique de la réflexion contrôlé pour savoir-bâtir un projet dans ta tête avec toutes les précisions possible et surtout le savoir-classer dans le tiroir de ton (disque dur) de ton cerveau et encore plus.»
1) Je souhaite que l’ on enseigne à tous les jeunes le savoir-vivre sans stress dès le tout début de sa vie.
Pour qui? Pourquoi? Comment?
Le rentier qui croit en la loi du respect.

Publié le 27 janvier 2011
Louigi

J’aime entendre les promoteurs de l’augmentation des frais scolaires. En regardant à gauche (géographique), ils nous disent que l’on a un manque à gagner. Il est bien sur exclu de mentionner qu’en regardant à droite que d’autres états financent à 100% les frais de scolarité. J’estime, dans cette mesure, que notre système est beaucoup plus représentatif de la part personnelle, privé et public des gains découlant du capital investi en considérant le pouvoir d’achat de chaque acteurs. Ceci, dans une logique capitaliste, chose à laquelle je n’adhère pas.

J’ai entendu l’argument suivant en faveur de l’augmentation des frais de scolarité: Il permet de garantir la qualité et l’effort dans les études. En plus de ramener la solution à l’argent, il y a encore ici une fausse vérité. Pour plusieurs, comme moi, les frais de scolarité riment avec travail étudiant. Ce faisant, augmenter l’un implique invariablement d’augmenter l’autre. On se retrouve donc dans une dynamique ou le temps précieux normalement consacré à étudier est remplacé par du temps de travail rémunéré. Ceci a pour conséquence d’amoindrir la qualité de l’apprentissage. L’éducation est une expérience personnelle en premier lieux, ajouter tout les effectifs du monde n’aidera en rien si on ne peut s’y consacrer pleinement.
Je propose une idée pour consolider la qualité de l’enseignement en m’inspirant de l’expérience de nos parents. Souvenez-vous de la petite école. Lorsque l’instituteur était débordé, il demandait à ceux ayant plus d’expérience d’aider les jeunes. Une logique extrêmement simple qui peut être appliquée aujourd’hui à plus grande échelle. Le docteur qui aide le master qui lui, aide le BAC qui lui, aide le DEC… Cette fois, on utilise des obligations sociales universelles qui obligent tous étudiant de faire leur « bénévolat éducationnel ». Les étudiants ayant pour mandat de faire des travaux dirigés ne seraient plus un par cours, mais au minimum un par élève. Les actions créditables pourrait prendre plusieurs autre formes tels: rehaussement de cours, ajout de laboratoire, mise en situation réelle…

Le débat est une fois de plus concentré sur une question d’argent. Sans conteste, l’argent est la chaine qui attache l’humanité à l’esclavage moderne. À quand le débat sur la place réelle de l’argent dans nos sociétés? Comment un outils/concept VIRTUELLE peut-il à lui seul empêcher l’être humain de se réaliser?

Publié le 15 février 2011
Luc

L’état providence est la clef de nos succès d’avenir selon le discours de la gauche au québec. Ce merveilleux québec avec une dette de 249 milliards (excluant la dette fédérale) soit 94% de notre PIB, et 8.4 milliards par année d’intérêt à payer. Nos gouvernants tout partis confondus sont malheureusement à l’image des citoyens qui comme eux vivent grandement au dessus de leur moyen, avec des autos, maisons, voyages, bébelles électroniques de toute sorte achetés principalement à crédit avec une frénésie de consommation comme si chaque jour était leur dernier jour à vivre. Avec aucune économie en banque ou si peu que le moindre pépin tel hausse des taux d’intéret de quelques points les feraient basculer dans le précipice. On vit au québec au jour le jour et souvent on à déjà dépensé l’argent que l’on gagnera l’année prochaine. On cherche tous des solutions faciles comme pelleter nos dettes vers l’avant. Que peuvent faire nos gouvernants avec ce peuple irresponsable qui jour après jour demande de plus en plus de service mur à mur (service de garderie à 7$; congés parentaux; éducation gratuite à tous les niveaux). Quand je regarde l’achalandage des centres commerciaux sept jours semaine, je suis amené à penser que le magasinage est devenu notre sport national. On me dit que 4% de la population québécoise possède 70% de l’économie, et que ceux qui possèdent des liquidités importantes ne sont pas ceux ayant les plus gros revenus. Économiser c’est franchement simple, tu dépense moins que ce que tu gagne. La nouvelle tendance est de se déresponsabiliser en faisant payer la collectivité pour des services qui ne devrait être offerts qu’à ceux qui en ont vraiment besoin soit les vrais pauvres. Des provinces riches tel l’alberta avec des droits de scolarité qui sont de loin plus élevé que ceux proposés par les libéraux qui n’atteindront leur maximum que dans sept ans. L’albertain n’a ni garderie à 7$ par jour ni de congé parentaux payé, mais eux au miracle ils ont une dette de 6.4% du PIB !!!. Les étudiants ne sont pas pires ni mieux que leurs parents, ils consomment à outrance avec des téléphones cellulaires de type G3 et G4, portable dernier cri, voiture voyage et la dernière bébelle électronique. Ils se disent endetté déjà et ils ne veulent pas investir dans leur avenir , mais dieu que j’aimerais bien les voir manifester contre le coût exorbitant de la bière sur les terrasses, ou des forfaits de cellulaire ou d’internet. Pour revenir aux frais de scolarité, les étudiants en pelletant à la société pour plus tard l’augmentation des frais proposé par le gouvernement, les amènera à payer pendant toute leur vie pour les autres étudiants qui auront eux aussi bénéficié de cet avantage. Puis-je vous dire qu’il ne sortiront pas gagnant de ce marché de dupe!, car en plus d’avoir à payer pour l’inflation des coûts au cours des années, ils auront à payer pour les coûts d’emprunt relié à cette dette collective.

Publié le 23 mai 2012