Malaise avec l’égalité des sexes

par Guillaume Fournier
23 novembre 2010

J’ai un sérieux malaise avec l’égalité des sexes. Êtes-vous à l’aise d’entendre cette phrase? Êtes-vous à l’aise de la dire? Il semblerait que l’on touche à un tabou ici. Personnellement, j’ai un malaise avec l’égalité des sexes et j’aimerais beaucoup que ce ne soit pas considéré comme revenir en arrière.

 

Avant de vous expliquer pourquoi j’aimerais dire que je pense pas être le seul à avoir un malaise :
http://www.youtube.com/watch?v=hm3uLOGruX8&feature=related

À la fin du vidéo (7:05) on voit en bas que 80% on répondu oui à la question : « Le mouvement féministe est-il aller trop loin au Québec? » Il se passe quelque chose. La perception des gens changent. Et s ‘il y a 80% des gens qui disent que le féminisme est aller trop loin au Québec, c’est qu’il y a beaucoup de femmes qui le pensent aussi.

 

Je vais vous expliquer d’où vient mon malaise. Tout d’abord, tous les groupes qui gèrent l’égalité des sexes dans le gouvernement ne sont composés que de femmes et ne travaillent que pour les femmes. Moi je ne vois pas d’égalité des sexes là dedans. En gros, il s’agit d’un lobby féministe qui a été créé dans les années 80 qui est constitué de groupes de femmes dont plusieurs sont payés à temps plein pour ne faire que du lobbyisme pour les femmes. Serait-il possible d’avoir un organisme pour les 2 sexes?

 

De la même manière, le mouvement féministe se définie comme un mouvement pour l’égalité des sexes. Mais tous les groupes qui le composent se définissent comme des groupes pour les femmes et non pour l’égalité des sexes. À mon avis ce genre de contradiction doit disparaître si on respecte le principe d’égalité des sexes.

Voici des déclarations faites par des féministes radicales qui ont du pourvoir pour ceux qui n’ont jamais vu à quoi ça ressemble :
http://www.youtube.com/watch?v=LmqwENQwNR8
On peut observer aujourd’hui des affiches qui demandent de soutenir la lutte contre les cancers féminins. Je ne vois pas comment les femmes sont victimes pour ce qui est du financement des cancers. Les 2 premières causes de mortalité des femmes sont les maladies cardio-vasculaires et le cancer du poumon. Il semble que le premier critère ne soit pas l’égalité ou encore les besoins des femmes, mais plutôt ce qui peut déséquilibrer le plus l’égalité des sexes.

 

Vous verrez aussi des féministes clamer que les agressions sexuelles c’est horrible (avec raison). Mais jamais vous allez les entendre clamer avec la même vigueur que le suicide chez les femmes est horrible. Je n’ai jamais vu un groupe de femmes pour elles. Ici ce n’est pas égale entre femmes parce que certaines femmes sont victimes de problèmes associés aux hommes.

 

En terme de sensibilisation et de visibilité, je ne pense pas qu’il y ait égalité entre les hommes et femmes non plus. Les problèmes des hommes comme le décrochages scolaire et le suicide passent souvent en dernier. On doit défoncer le fond du baril et y rester pendant longtemps avant que des actions soient prisent.

 

Aussi les changements de lois comme ceux sur le divorce ont des conséquences désastreuses sur les hommes. Ça a pris combien de temps avant que ce soit pris en compte? Les médias et la politique ne semblent pas à l’aise d’aborder ces problèmes directement. Voir le documentaire « La machine à Broyer les hommes » :
http://www.youtube.com/watch?v=_UpaKiPpm1k

Il est vrai toutefois que les tribunaux change avec le temps. Justement parce que ce n’est pas équitable. Il est vrai qu’il y a de ces inéquités qui étaient là avant le féminisme. Ça montre que l’égalité des sexes doit être faite des 2 côtés. 

 

Un autre point qui me met très mal à l’aise face à l’égalité des sexes est le manque d’attitude scientifique. Par exemple, voici une étude américaine qui montre une baisse de la joie de vivre (happyness) des femmes :
http://www.youtube.com/watch?v=HXeszLlTX5E&NR=1

Les féministe préfère critiquer l’étude plutôt que de demander une suite.

 

Ici, jusqu’en 2004 on a clamer qu’il y avait 300 000 femmes battues annuellement:
http://www.youtube.com/watch?v=hm3uLOGruX8&feature=related

Aujourd’hui, c’est environ 15 000 qui sont dans les faits des plaintes à la police. Le nombre de condamnations restent un mystère.

 

Selon ce vidéo (3:28) :
http://www.youtube.com/watch?v=HfnoKas71_0
les groupes de femmes ont demandé à ce qu’il n’y ait plus d’échantillons d’homme pour mesurer la violence conjugale scientifiquement. La situation a été corrigé depuis, mais il me semble que c’est une preuve que le lobby féministe ne travaille pas pour l’égalité des sexes.

 

Moi personnellement j’ai toujours un malaise à entendre quelque chose du genre l’égalité des sexes sera atteinte quand il y égalité des salaires ou autre chose du genre. Il faut aller plus en profondeur. On dépense des centaines de millions que l’on donne aux groupes de femmes. Est-ce égale pour les hommes socialement? Si une femme dit que je suis violent est-ce que ma parole vaut autant que celle de la femme devant les tribunaux? Est-ce égale entre les 2 sexes?

 

Il y a plein de chose qui ont besoin d’être entendu et reconnu par rapport à l’égalité des sexes. Pour moi, le cœur du malaise vient du fait que ce n’est pas entendu et reconnue. Soit parce que c’est tabou ou soit parce qu’on reste en surface sur le sujet.

 

Maintenant, il faut bien déboucher sur des idées. Vivement des organismes communautaires pour les 2 sexes. Vivement des études scientifiques pour comprendre les inégalités au lieu de passer à l’action sans comprendre suffisamment. Je pense à l’équité salarial et la discrimination positive entre autre. Vivement le combat pour lever les tabous. Je pense à la violence conjugale envers les hommes. Je pense aussi au manque d’égalité quand c’est les hommes qui sont victimes. Que l’on aie le droit aussi de critiquer et de débattre de l’égalité des sexes aussi. Ce n’est pas TOUJOURS positif.

Dernier commentaire
Marc Saindon

Je pense que l’égalité des sexes est une bonne chose et je ne souhaite aucunement qu’on change ce principe. Il y a des idées présentées ci-haut qui font du sens, à première vue (il y a des dossiers, comme celui de la prostitution, qui occulte complètement l’existence des prostitués, qu’ils desservent des gays ou des dames en vacances; le cancer du sein est plus «winner» que le cancer de la prostate; l’existence de femmes qui font des aggression sexuelles, etc.), mais qui ouvre la porte à des dérapages masculinistes et misogynes qui ne sont pas souhaitables.

Il y a aussi d’excellents groupes, comme Femmes Autochtones du Québec (FAQ) qui sont simplement pro-famille, et non féministes en tant que tels, et sont très inclusifs à l’égard des hommes.

De plus, la raison pourquoi les femmes ont des considérations spéciales que les hommes n’ont pas, comme une visibilité accrue, c’est que la féminité, c’est d’abord un «multiplicateur de misère»: notamment en cas de conception, puisqu’un «dead-beat dad» peut toujours se sauver, mais la mère reste prise physiquement avec la grossesse et, ultimement, à décider de garder l’enfant ou non.

Et en bout de ligne, je ne crois pas trop à la «guerre des sexes», parce qu’il y a beaucoup de «fraternisation» entre ennemis.

Publié le 23 novembre 2010
Guillaume Fournier

@ Marc Saindon

J’aimerais bien savoir comment la lutte comme celle du cancer de la prostate de Movember peut donner des dérapage misogyne :

Movember (pour la lutte contre le cancer de la prostate) :
http://ca.movember.com/fr/

Ça peut à terme donner des inégalité, mais de la misogynie c’est un peu fort. Est-ce que je dois comprendre que la lutte contre le cancer du sain crée de la misandrie?

Donc si je comprends bien ta réponse il faudrait continué à n’aider qu’un seul sexe a cause de cette misogynie… et appeler ça l’égalité des sexes…

Bel exemple du problème.

C’est exactement ça qui crée mon malaise avec l’égalité des sexes. Parce que c’est tabou et qu’on ne peut pas en parler, il y a du sexisme en arrière.

Publié le 23 novembre 2010
Guillaume Fournier

@Marc Saindon

Je trouve aussi que de dire que la féminité est un multiplicateur de misère est démesuré. Les hommes aussi ont leur problèmes : espérance de vie plus courte, suicide, criminalité, alcoolisme, problème de jeux, décrochage scolaire, etc. Les femmes n’ont pas le monopole de la misère.

Je trouve que la victimisation de la femme a trop influencé nos perceptions. Je donne un exemple. On a tendance à penser qu’avant le féminisme les femmes allaient beaucoup moins bien que les hommes.

Durant les 2 guerres mondiales, les hommes étaient obligés d’aller à la guerre.

En 1912 lors du naufrage du Titanic, 70.3% des femmes et 16.5% des hommes ont été sauvés :
http://www.encyclopedia-titanica.org/titanic-statistics.html

Ce n’est pas arrivé par hasard. Ce témoignage montre que des gardes tuaient les hommes au fusil pour qu’il ne prennent pas les places dans les bateaux de sauvetage :
http://www.encyclopedia-titanica.org/tells-seeing-men-shot-down-titanic.html

Sans dire que les femmes l’avaient facile à l’époque, j’aurais probablement choisi d’être une femme à avoir le choix de vivre à ce moment là.

Publié le 23 novembre 2010
Mélanie Paré

Les arguments donnés dans le texte me font dresser les cheveux sur la tête. Je suis d’accord sur le décrochage scolaire et le suicide, ce sont des phénomènes qui touchent les hommes. Mais la lutte des femmes n’enlève strictement rien aux hommes! On peut travailler ensemble bien sûr, mais aucune femme ne va défendre la cause des hommes aussi bien qu’un homme!!!

Les femmes militent pour obtenir l’équité salariale : elles sont, encore en 2010!!, moins payée que les hommes pour un travail et un niveau de formation équivalent.

Les femmes militent pour la conciliation travail-famille : elles ont encore la majorité des responsabilités liées à la famille (c’est elles qui prennent congé quand les enfants sont malades par exemple, ou qui perdent des contrats, des années d’ancienneté ou des emplois parce qu’elles sont enceintes et en congé de maternité).

Les femmes militent pour la fin de la pauvreté : pauvreté et monoparentalité vont de pair.

Et les hommes eux ? Ils ne militent pas bien bien…

Ils attendent que leur femme leur disent de lire une histoire à leur fils ou de l’accompagner dans ses devoirs pour lui montrer que c’est important de savoir lire pour un homme… Après tout, les diplômes ça n’est pas nécessaire pour faire de l’argent non ?

Ils attendent d’être malades avant d’aller chez le médecin, parce qu’un homme, ça n’est jamais malade et ça n’a sûrement pas besoin d’un test de dépistage du cancer du colon ou d’une visite annuelle… pendant ce temps, les femmes font leur Pap test tous les ans depuis l’âge de 14 ans !

Les femmes sont descendues dans la rue pour dire que ça suffit les tâches ménagères!!! Et ensuite, elles ont montré qu’elles étaient capables de travailler. Les hommes, j’attends encore qu’ils descendent dans la rue pour dire qu’ils réclament de l’argent en éducation pour réduire le décrochage… Ou qu’ils décident de créer une fondation pour offrir des programmes sports-études à des garçons qui ne voient pas du tout l’intérêt d’aller à l’école….

Je me rends compte qu’on va attendre encore longtemps, parce que des hommes se posent en victime (par exemple Father for justice) plutôt qu’en militant-lobbyiste-entrepreneur-ambassadeur, bref appelez-vous comme vous le voulez, mais faites quelque chose de productif les gars, et prenez votre avenir en main! Ici les femmes, on en a plein les bras !!!

Publié le 23 novembre 2010
Guillaume Fournier

@Mélanie Paré

Tu vois, mon malaise vient du fait que vous déguisez votre aide aux femmes pour faire croire que ce n’est pas juste pour les femmes. Cette fois par de l’aide aux familles monoparentales. Ce que tu ne dis pas c’est que les hommes chefs de famille monoparental eux n’ont rien.

Votre mouvement mérite d’être critiqué.

Aussi ce qui me met mal-à-l’aise c’est que comme d’autre féministe vous associez beaucoup trop de problèmes au sexe. L’augmentation du décrochage scolaire est un problème qui aura des répercussion très large. Les entreprises, les revenus du gouvernement, les emploies bien payés, tout va être impactés.

Que les femmes gagnent moins que les hommes ne fait pas l’unanimité. Travailler moins d’heure, changement de métier, changer d’employeur, prendre moins de risque émotionnel, physique et financier, ne pas être exposer au soleil, à la pluie, à la neige, etc., sont des facteur qui peuvent expliquer le problème. J’en ai parlé dans un autre texte ici :
http://www.generationdidees.ca/idees/on-a-besoin-den-savoir-plus-sur-lquit-salarial/
Si vous n’abordez pas votre problème correctement, vous ne le règlerez pas.

Dans des partis politiques tu verras que les hommes milites plus que les femmes qui y sont peu présente. Si on regarde les entreprises que les hommes créent on voie que les hommes créent beaucoup plus de projets que les femmes. Les hommes ne militent pas pour les hommes en particulier. C’est tout. Mais c’est en train de changer tranquillement vu que vous ne leur laissez pas le choix.

Publié le 24 novembre 2010
Marc Saindon

Je vais être intransigeant sur le principe d’égalité hommes-femmes.

Dans une société, la base c’est l’égalité entre citoyen(ne)s, et remettre en question cette égalité, c’est d’ouvrir la porte à une citoyenneté de deuxième ordre, ce qui est contraire à la démocratie.

Si les mouvements féministes sont peut-être plus vocaux et visibles que ceux des hommes, c’est peut-être que dans les années 60, devant l’urgence causée par les retards sociaux (e.g.: place des femmes dans le marché du travail), il fallait agir. De leur côté, les problèmes masculins n’ont pas été ressentis comme étant urgents, et les hommes eux-mêmes ont tardé à agir. Faut-il blâmer les femmes, ou avoir des couilles et assumer soi-même ce manque à gagner?

D’autres fois, le féminisme fait figure de bouc-émissaire chez des pleurnichards comme Richard Martineau, surtout dans le cas du décrochage scolaire des garçons au Québec, un phénomène qui est pourtant moins fréquent dans les écoles anglophones, même si le personnel est féminin. Inversément, en Allemagne, les enseignants au primaire sont surtout masculins, et on ne constate pas de décrochage scolaire chez les filles. Peut-être que culturellement, les parents québécois ne s’impliquent pas assez dans les études de leurs enfants, ne valorisent pas la réussite scolaire et n’appuient pas assez les programmes para-scolaires…

Biologiquement, il y aussi des accomodements raisonnables rendus aux femmes qui s’imposent, ce qui explique les congés de maternité qu’il ne faut pas voir comme du favoritisme, même si le gouvernement prend de plus en plus en considération les besoins des pères.

Certes il y a des groupes féministes un peu trop radicaux, mais ils sont minoritaires et en déclin, la portée de leur message m’affectant peu dans mon quotidien, à part que le brûlage de brassières peut constituer un risque d’incendie.

Le gros problème des masculinistes, c’est qu’ils perçoivent l’affirmation de soi comme un jeu à somme nulle, selon lequel le seul moyen que les femmes puissent avoir des gains, c’est que ce soit au détriment des hommes, et que pour rectifier la situation, il faut que le féminisme fasse marche arrière. Si on arrête 2 secondes pour y penser, l’affirmation de soi passe par l’entraide et la négociation à gains mutuels (même si je décourage fortemement les femmes à se faire pousser la moustache pour Movember), plutôt que de tirer infantilement la couverte en pleurnichant sur les sort des hommes. Un second problème, c’est que les masculinistes sont des gars insécures, qui ne sont pas assez «manly» pour s’assumer.

Mais bon, en bout de ligne, je pense que le mieux ce serait de promouvoir une société humaniste, plutôt que ultra-féministe ou misogyno-masculiniste, vu qu’on est tous semblable de par notre condition humaine, même si biologiquement on occupe des créneaux différents, mais complémentaires.

Publié le 24 novembre 2010
Guillaume Fournier

@Marc Saindon

C’est encore un message qui confirme mon malaise face à l’égalité des sexes.

De un tu dis que les groupes de femmes trop radicaux ça ne t’importent pas et de deux tu te dis intransigeant face à l’égalité des sexes. Tu ne peux pas être plus contradictoire.

En fait, la seule chose qui peut rendre ça possible c’est d’avoir un double standard. Tu agis d’une manière face aux besoins des hommes et d’une autre face aux besoins des femmes. C’est ce genre de contradiction qui provoque le sexisme. Le tout bien cacher derrière cette image du défenseur de l’égalité des sexes intransigeant et humaniste. D’où le malaise face à cette position.

Tu te donnes des airs assez radical aussi. Tu devrais faire attention. Ce que je veux dire par là c’est qu’au lieu de trouver des contre arguments, tu dénigres tes opposants comme si tu cherchais leur points faibles. Tu les traite de pleurnicheur de misogyne, de masculiniste, etc.

Donc si on compare. Disons Fathers 4 Justice les vilains et le Conseil du Statut de la Femme.

Qui a du pouvoir dans le gouvernement? Le CSF, le pouvoir de F4J est inexistant.
Les 2 se préoccupent d’abord d’un des 2 sexes ce qui n’est pas totalement égalitaire j’en convient.
Est ce qu’il y a des femmes dans F4J : Oui
Est ce qu’il y a des hommes dans le CSF : Non
Je suis d’accord que leur discours peut être mauvais. Mais comme ils n’ont aucun pouvoir, ça ne change pas grand chose.
Sauf que le CSF qui peut proposer des projets de lois peut avoir des drôle d’idées elles aussi. Par exemple être contre les investissement dans les infrastructures quand ils en ont cruellement besoin :
http://www.cyberpresse.ca/place-publique/editorialistes/nathalie-collard/200903/20/01-838453-infrastructures-sexistes.php

Comme tu peux le voir, tu peux dormir en paix avec des groupes comme F4J. Ils ont aucun pouvoir et ne sont pas près d’en avoir. Ce sont les actions du CSF qui devrait t’inquiéter. Ce groupe n’a rien d’égalitaire, mais sera défendu par des gens qui se disent égalitaires. Et ils ont du pouvoir.

Si le CSF est là pour l’égalité entre les sexes, pourquoi n’avons-nous pas un conseil de l’égalité pour les hommes et les femmes comme en Suède?

Publié le 24 novembre 2010
Marc Saindon

Prise 2:

«Le gros problème des masculinistes, c’est qu’ils perçoivent l’affirmation de soi comme un jeu à somme nulle, selon lequel le seul moyen que les femmes puissent avoir des gains, c’est que ce soit au détriment des hommes, et que pour rectifier la situation, il faut que le féminisme fasse marche arrière.»

Je doute très sérieusement d’une menace «féminazie», et de là à dire qu’on doit remettre en question l’égalité hommes-femmes, non merci.

Publié le 24 novembre 2010
Guillaume Fournier

C’est vrai que les hommes ont une retenue pour ce qui est de militer pour les hommes. Il y a des raisons pour ça. Ils ne l’ont pas toujours facile.

Par exemple, ici on a une attaque contre Serge Ferrant, auteur du documentaire « La machine à broyer les homme » :
http://www.philo5.com/Feminisme-Masculisme/050426AttaqueFeministeChezSergeFerrand.htm#_CliquerPourAgrandir

Le documentaire (à vous de juger) :
http://www.youtube.com/watch?v=_UpaKiPpm1k

Publié le 24 novembre 2010
Guillaume Fournier

@Marc Saindon

Est-ce que j’ai parlé de féminazie? non. Alors pourquoi parles-tu de féminazies?

Bon mettons que les gens que tu appelles masculinistes ont un problème de perception de la situation. Ça change quoi? Et de qui tu parles en fait?

Comme j’ai dit au départ dans mon texte ce n’est pas un retour en arrière, mais plutôt d’exprimer un malaise parce que sous l’égalité des sexes tout ne tourne pas rond. Il y a du sexisme là dessous.

Publié le 24 novembre 2010
Marc Saindon

«En 1912 lors du naufrage du Titanic, 70.3% des femmes et 16.5% des hommes ont été sauvés»

Naufrage du Titanic = 1912
Québec actuel = 2010

Calcul: une différence de 98 ans.

Qu’est-ce que les pratiques de courtoisie et de galanterie britanniques lors d’un désastre sur un paquebot de la défunte entreprise White Star Line en 1912 ont à avoir avec le Québec de 2010? Il faut vivre dans la réalité actuelle: en 1912, les femmes ne pouvaient qu’être infirmières, institutrices, secrétaires, religieuses ou, en majorité, «reines du foyer», ne pouvaient pas voter et étaient considérées comme des mineures par la loi; on est pas du tout dans le même contexte.

«l’égalité des sexes tout ne tourne pas rond. Il y a du sexisme là dessous.»

Un moment donné, faut constater que de faire progresser la situation masculine ne doit pas se faire contre les femmes. Même la série web Contrat d’gars l’explique assez bien (à leur manière). C’est pas en étant soumises que les femmes vont améliorer la situation que certains jugent comme étant trop « sexiste ».

Publié le 25 novembre 2010
Guillaume Fournier

@Marc Saindon

Je parlais de notre perception d’aujourd’hui sur l’époque. Le but est de montrer qu’il y avait aussi des avantages à être une femme à l’époque, pas seulement des désavantages.

Personne n’a demandé aux femmes d’être soumises. En fait, je ne demande absolument rien aux femmes. Seulement de remettre en question le lobby féministe qui se trouve dans le gouvernement pour y enlever le sexisme qui s’y trouve. Rien à voir avec les femmes en général. Ce lobby je le paie avec mes taxes et ça me dérange. Si elles veulent faire leurs organismes justes pour les femmes qu’elles le fassent avec leur propre argent, pas le mien. Ce lobby existe entre autre sous l’image de l’égalité des sexes ou d’aide à la pauvreté alors qu’il est sexiste. Il traite les hommes et les femmes différemment.

J’aimerais que tu me dises en quoi le fait de rendre des services aux femmes disponibles aussi pour les hommes est un recule pour les femmes.

Aussi plus tôt tu parlais de dérapages misogynes. J’imagine que c’est là le nœud du problème que tu perçois. Peux-tu en nommer?

Publié le 25 novembre 2010
Mélanie Paré

Je trouve ça quand même drôle que deux hommes discutent publiquement d’égalité des sexes… En fait, c’est le risque d’incendie qui m’a le plus fait rire, car c’est un sujet qui mérite une bonne dose d’humour à certains moments!

Un signe de changement ? Je l’espère. Je trouve que de questionner et de critiquer les structures en place est déjà un bon départ, même si je ne suis pas d’accord du tout avec la majorité des opinions émises par M. Fournier.

À ce sujet, vous avez dit que les hommes ne l’ont pas toujours facile et je suis très d’accord. Je peux le comprendre parce que les femmes ne l’ont pas facile non plus et que nous vivons également quotidiennement avec les problèmes rencontrés par les hommes. L’important c’est de s’impliquer pour réduire les écarts, mais jamais vous n’aurez de femmes pour vous aider, M. Fournier, quand vous niez plusieurs causes chèrement défendue par elles. Vous avez raison de dire que les hommes s’intéressent à des dossiers différents de ceux des femmes. Par contre, dans votre premier message vous avez parlé de décrochage et au nom de toutes les enseignantes de la province, je peux vous dire que les femmes travaillent en connaissance de cause de l’écart de réussite entre les garçons et les filles. Le problème étant la conséquence d’un débat sur la place et le rôle des hommes dans la société moderne qui n’a jamais été fait. J’espère que cette discussion annonce qu’un débat aura enfin lieu sur cette question, même si la tentative est pour le moment très maladroite.

Publié le 26 novembre 2010
Guillaume Fournier

@Mélanie Paré

Quand je parle de décrochage scolaire, je n’accuse pas les femmes, mais plutôt l’inertie du gouvernement Charest :
http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/actualites/education/201011/09/01-4340945-decrochage-scolaire-cest-la-faute-aux-parents-dit-jean-charest.php

Le gouvernement doit faire plus pour trouver des solutions. Des recherches et des études doivent être faites : l’impacte d’avoir peu de professeur homme, l’impacte des classes non mixte avec des enseignements différents entre homme et femme, évaluer ce qui se fait dans le monde comme enseignement à des endroit ou il y a moins de décrochage, l’impacte du nombre d’élève par classe, etc…

Mon impression c’est que dans la culture actuel, si on soutient un problème associé aux hommes on s’expose à des critique et des attaques comme c’est arriver dans le cas des investissements des les infrastructures :
http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/actualites/education/201011/09/01-4340945-decrochage-scolaire-cest-la-faute-aux-parents-dit-jean-charest.php

Surtout que si on règle le problème sur le décrochage scolaire on va augmenté celui de l’équité salarial.

Publié le 26 novembre 2010
Guillaume Fournier

@Mélanie Paré

Je veux bien aborder la question des rôles hommes et femmes. Mon point de vue est que la société a plutôt tendance à vouloir en faire des pareilles, de vouloir réduire les écarts. D’ailleurs je pose vraiment la question : Comment on fait pour créer des rôles sans créer des écarts? J’aurais besoin d’un exemple.

Et je pense que les plus grands opposants de la notion de rôle sont les groupes féministes. Si l’idée fait du chemin, elles vont réagir.

Ce sont mes premières pensées sur le sujet.

Publié le 26 novembre 2010
Marc Saindon

Exemple de dérapage:

Dans la publicité au Québec, on utilise souvent la sexualité, une corde sensible des consommateurs, afin de stimuler les ventes de produits de toutes sortes. Généralement, on utilise le corps féminin et résultat: les hommes réagisse parce qu’ils éprouvent du désir, les femmes réagissent parce qu’elles veulent émuler l’image projeter pour être désirables (si on ne complexifie pas davantage avec les orientations sexuelles. Quand c’est pertinent (e.g.: publicité de vêtements), ça fait du sens, mais trop souvent les publicistes versent dans la facilité et nous bombardent quotidiennement des pubs sexy (c’est tout de même pas le goulag, j’avoue).

Depuis des années des groupes féministes réagissent à ce bombardement publicitaire en ripostant avec des campagnes diverses (e.g.: les autocollants «sale pub sexiste!»)et des expositions mettant en évidence ces publicités et l’impact néfastes que celles-ci ont, notamment dans le phénomène d’hypersexualisation des jeunes. Mais, ces groupes ont la faiblesse de souvent ne parler que de la victimisation de la femme (question de perspective et de paradigme idéologique féministe) alors que d’autres publicités traitent aussi les gars comme des biens de consommation (e.g. si on inversait les rôles dans les annonces de Philadelphia, et que ce serait un ange qui aurait une jolie servante, comment réagiraient les féministes?). En réponse, certaines disent que les gars n’ont qu’à s’organiser et à eux aussi faire les mêmes démarches. Et c’est un peu vrai, on manque souvent de volonté et d’implication.

Voyant le volet masculin ignoré, certains hommes crieront au scandale et parleront du «pouvoir des femmes» et de «monopole de la misère» et chercheront peut-être à se partir un groupe masculin qui ferait contrepoids aux féministes, plutôt que de faire un organisme «pont» avec celui des féministes. La gaffe, c’est que rendu là, c’est que chaque groupe va se mettre à pointer l’autre du doigt: «vous les hommes, vous exploitez les femmes avec ces images!» (il n’y a pas de femmes en marketing? et les revues de mode sont lues par quel public qui les achètent?), «vous les femmes vous…» (insérer commentaire masculiniste de votre choix). On se retrouve alors avec deux esprits de clocher en compétition, chacun voulant l’autre comme bouc-émissaire, et le débat originale (sexualité excessive en publicité, oui ou non?) est complètement évacué. On se ramasse alors à tourner en rond avec des stéréotypes et rien ne progresse et on se dit «l’égalité entre les sexes, j’ai un malaise avec ça», ce qui ouvre la porte à des dérapages plus sérieux.

Est-ce qu’il faut favoriser la mixité dans les organismes veillant à l’égalité entre les sexes? Certainement. Mais il faut faire bien attention que ça ne vire pas à une chasse aux sorcières.

****

Pour ce qui du «pouvoir des féministes», je me rappelle un jour lorsque Pascale Nadeau allait être bousculée des nouvelles de la semaine, certaines féministes ont pris la parole et ont dénoncé (hâtivement) la situation comme étant du sexisme vue la faible représentation des femmes au bulletin de nouvelles (Sophie Thibaut, elles semblent l’avoir oubliée…). Quand on annonça que ce serait Céline Galipeault qui allait prendre la place, ces féministes ont eu l’air complètement ridicules. J’en rajouterai pas davantage sur ce cas, mais oui il existe un certain lobby, mais il est loin d’être menaçant.

****

Mais bon, il faut que je révise «Le racisme» d’Albert Memmi (ouvrage sur la discrimation) et «Les identités meurtrières» d’Amin Maalouf pour repenser à cette problématique posée par le texte initial.

Publié le 26 novembre 2010
Geneviève

Messieurs, Mélanie,
je me proclame féministe et je milite au sein du mouvement féministe depuis des années, et je suis super surprise de vos commentaires, parce que depuis des années, des hommes sont de tous les combats, de toutes les manifestations, ils se disent féministes. Bref, ce que je vois, c’est que les hommes et les femmes militent main dans la main pour l’égalité des sexes, une égalité qui améliore la situation des femmes parce que ce sont elles qui sont défavorisées en ce moment, mais qui protège aussi les hommes advenant un revirement de situation.

Le mouvement féministe n’exclue pas les hommes, au contraire, on les veut! L’égalité, ce n’est pas une question de femmes, c’est une question de société!

J’ai l’impression que vous faites référence à l’ancienne vague féministe, celle des années 60, qui existait dans un contexte très différent. Le féminisme moderne, celui que je connais et auquel je suis fière d’appartenir, est mixte, inclusif, multiculturel, et lutte contre toutes les oppressions, autant les inégalités hommes-femmes que les inégalités de classe ou de race. D’ailleurs les questions d’identité et de sexe et la mouvance queer fait en sorte que ce n’est plus une dichotomie hommes-femmes, plus du tout, c’est plutôt une question de rapports de pouvoir, indépendamment du sexe.

Je ne sais pas de quel féminisme vous parlez, mais ça me fera plaisir de vous présenter les gens, gars et filles, qui militent en ce moment. Ce ne sont pas des matantes, ils sont pas mal cool, et ça changerait peut-être le visage de ce que vous appelez « féminisme »! Bienvenue dans le féminisme de 2010!

Un documentaire sur les jeunes féministes sortira bientôt d’ailleurs:
http://vimeo.com/15385194

Au plaisir!

Publié le 26 novembre 2010
Guillaume Fournier

@Marc Saindon

Message intéressant.

Toutefois, je dirais que ce n’est pas juste une question de mixité. C’est de remplacer les militantes par des professionnels neutres.

Par rapport à ton dernier exemple, la question aurait été que ses serait-il passer si un homme aurait remplacé Sophie Thibaut.

Bon peut-être que j’aurais dû faire quelque précision sur le titre de mon premier message. Je ne souhaite pas qu’il y aie des distinction homme-femme dans la loi et mon message concerne ce qui est politique et non les rapports entre homme et femme dans la vie privée.

Publié le 27 novembre 2010
Guillaume Fournier

@Geneviève

Non mon malaise de concerne pas les féministes des années 60. Il concerne certains aspects de la dernière vague comme le lobby. Je ne vois pas le Conseil du Statut de la Femme vouloir les hommes autant que tu le dits. Ou les autre groupes qui font du lobbyisme dans le gouvernement.

D’ailleurs, quand je regarde mon message initial et même les autres, je vois mal comment tu peux penser que c’est en rapport avec les années 60. Tout est en lien avec avec la dernière vague du féminisme à part l’affaire du Titanic.

J’aimerais que tu me donnes des exemples d’inégalités ou les hommes seuls ont été victimes et ont été défendus par des féministes.

Publié le 27 novembre 2010
Guillaume Fournier

@Geneviève

Voici ce que pense Mélissa Blais :

« … des intellectuels, professionnels, militaires et surtout des militants pour la cause des hommes, participent à ce qu’il convient d’appeler le processus d’héroïsation du tueur, Marc Lépine. »

http://sisyphe.org/spip.php?article2827

Elle est membre de l’institut de recherches et d’études féministes (IREF) de l’UQAM. Ce qui veut dire qu’on la paye pour dire ça avec mes taxes. Elle fait partie de la nouvelle génération de féministe.

Moi ça fait partie de mon malaise avec le féminisme et ça fait bien partie du féminisme d’aujourd’hui.

Publié le 27 novembre 2010
Marc Saindon

J’ai lu l’article, et je n’ai pas de malaise du tout.
J’ai encore mon orgueil macho bien intact. 🙂

Publié le 28 novembre 2010
Guillaume Fournier

@Marc Saindon

J’ai un malaise non pas par rapport à mon orgueil, mais plutôt par rapport à mon sens éthique. On peut laisser passer certaine chose, mais là c’est carrément de l’intégrisme. On ne peut pas laisser enseigner quelque chose d’aussi radical.

Publié le 28 novembre 2010
Marc Saindon

Extrait de «Les identités meurtrières» d’Amin Maalouf (p.16-21):

Sur ce qu’il est convenu d’appeler une «pièce d’identité», on trouve nom, prénom, date et lieu de naissance, photo, énumération de certains traits physiques, signature, parfois aussi l’empreinte digitale – toute une panoplie d’indices démontrer, sans confusion possible, que le porteur de ce document est Untel, et qu’il n’existe pas, parmi les milliards d’autres humains, une seule personne avec laquelle on puisse le confondre, fût-ce son sosie ou son frère jumeau.

Mon identité, c’est ce qui fait que je ne suis identique à aucune autre personne.

Défini ainsi, le mot identité est une notion relativement précise et qui ne devrait pas prêter à confusion. A-t-on vraiment besoin de longues démonstrations pour établir qu’il n’existe pas et ne peut exister deux êtres identiques?

[…]

L’identité de chaque personne est constituée d’une foule d’éléments qui ne se limitent évidemment pas à ceux qui figurent sur les registres officiels. Il y a, bien sûr, pour la grande majorité des gens, l’appartenance à une tradition religieuse; à une nationalité, parfois deux; à un groupe ethnique ou linguistique; à une famille plus ou moins élargie; à une profession; à une institution; à un certain milieu social… Mais la liste est bien plus longue encore, virtuellement illimitée: on peut ressentir une appartenance plus ou moins forte à une province, à un village, à un quartier, à un clan, à une équipe sportive professionnelle, à une bande d’amis, à un syndicat, à une entreprise, à un parti, à une association, à une paroisse, à une communauté de personnes ayant les mêmes passions, les mêmes préférences sexuelles, les mêmes handicaps physiques, ou qui sont confrontées aux mêmes nuisances.

Toutes ces appartenances n’ont évidemment pas la même importance, en tout cas pas au même moment.

[…]

Si chacun de ces éléments peut se rencontrer chez un grand nombre d’individus, jamais on ne retrouve la même combinaison chez deux personnes différentes, et c’est justement cela qui fait la richesse de chacun, sa valeur propre, c’est ce qui fait que tout être est singulier et potentiellement irremplaçable.

[…]

À toutes les époques, il s’est trouvé des gens pour considérer qu’il y avait une seule appartenance majeure, tellement supérieure aux autres en toutes circonstances qu’on pouvait légitimement l’appeler «identité».

[…]

Souvent, l’identité que l’on proclame se calque – en négatif – sur celle de l’adversaire.

**************

La démarche de vouloir construire une «identité» basée sur l’appartenance au genre masculin en réaction contre les féministes considérées synonymes de l’ensemble de femmes est un dérapage.

****************

(p.53)

Le droit de critiquer l’autre se gagne, se mérite. Si l’on manifeste à quelqu’un de l’hostilité ou du mépris, la moindre observation que l’on formulera, qu’elle soit justifiée ou pas, apparaîtra comme une agression, qui le poussera à se raidir, à se refermer sur lui-même, et pourra difficilement le conduire à s’amender; à l’inverse, si l’on témoigne à quelqu’un amitié, sympathie et conscidération, non seulement dans les apparences mais par une attitude sincère et ressentie comme telle, alors on peut se permettre de critiquer chez lui ce qu’on estime critiquable, avec quelque chance d’être écouté.

**************

T’as pensé à inviter Mélissa Blais à prendre un café pour discuter des nuances concernant le sujet et ses propos ainsi que tes propres préoccupations, au lieu de simplement faire de l’IREF une menace et d’utiliser l’argument «contribuable-centriste» un peu trop hâtivement? En fait, quelles qualifications académiques as-tu pour évaluer la pertinence d’une chaire d’études et/ou de ses chercheurs?

Publié le 28 novembre 2010
Mélanie Paré

Bon point M. Saindon, quelles qualifications avez-vous M. Fournier ? Surtout que depuis le début, votre argumentaire n’est pas franc, puisque vous préférez mettre des liens vers vos sources plutôt que d’expliquer votre point de vue de manière structurée et claire. On a l’impression que vous passez du coq à l’âne sur la source de votre « malaise » : le suicide, le décrochage scolaire, le financement de la recherche sur les cancers féminins et masculins, le féminisme engagé, le financement publique d’organismes de défense des droits… Vous faites des liens qui ne tiennent pas la route et je décroche complètement.

Je ne vous donnerai pas mes références sur la recherche en éducation qui montre que ce n’est pas le fait que des femmes enseignent qui placent les garçons en situation de handicap, mais c’est le fait qu’il sont encore en 2010 socialisés en garçon dès la naissance, et que cette socialisation leur confère un style cognitif, des types d’intelligence, des communications entre les pairs et avec les adultes qui ne les aident pas du tout à réussir à l’école. De toute façon, vous trouveriez une façon de me dire que ce sont des féministes qui ont sûrement influencé ces conclusions pour ne pas porter le blâme des échecs des hommes et des pères à convaincre leurs fils de l’importance de réussir à l’école.

Personnellement, si je peux m’improviser psychologue, puisque vous vous permettez M. Fournier de vous improviser chercheur, politicien, journaliste d’enquête et avocat : Vous avez toutes les caractéristiques du malaise qu’on les hommes à divers degré dans la société de 2010 : un sentiment d’impuissance et d’injustice à l’égard des structures de la société, surtout les services sociaux dont l’éducation, une frustration à l’égard des acquis des femmes et un mépris sur les luttes actuelles pour améliorer leur condition, un discours de victime plutôt que d’acteur clé dans les problèmes de la société.

« L’argumentaire se veut simple, cohérent, concret: le féminisme a forcé les hommes à changer et depuis ils se sentent dépossédés de leur identité et de leurs droits. La liste des injustices dont ils souffrent est longue: discrimination positive au travail en faveur des femmes, préjugés favorables aux mères en cas de divorce, fausses allégations de violence ou d’inceste, pensions alimentaires disproportionnées, hausse du décrochage scolaire des garçons, augmentation des prescription d’antidépresseurs. «Un discours de dominants», résume Anne-Marie Devreux, sociologue française, chargée de recherche au CNRS. Les arguments utilisés sont majoritairement reliés à l’émotionnel et l’identitaire. Probablement parce que les inégalités matérielles entre femmes et hommes sont toujours favorables à ces derniers. »

http://www.lecourrier.ch/index.php?name=NewsPaper&file=article&sid=39337

J’aime bien la fin de la page:

« Dans le groupe des «Mâles barrés», nous avons préféré nous dire pro-féministes. Les femmes doivent mener leur émancipation elles-mêmes et les hommes peuvent valoriser leur propre travail d’émancipation en espérant qu’un jour ces différences deviennent caduques. Etre un homme et se dire féministe est présomptueux puisqu’on n’a pas accès à toute une sphère de vécu féminin. Cela a mené à des dérives où des hommes s’affichent publiquement féministes tout en restant profondément machistes dans leur action. En se disant pro-féministe ou anti-sexiste on évite de faire ce que les hommes savent si bien faire: tirer la couverture à eux et récupérer un mouvement. »

En conclusion : les hommes devraient s’impliquer dans les problèmes sociaux qui les touchent s’ils veulent les résoudre, avec les femmes, pas contre elles. Vous avez dit M. Fournier: « Les hommes ne militent pas pour les hommes en particulier. C’est tout. Mais c’est en train de changer tranquillement vu que vous ne leur laissez pas le choix. »

J’espère que c’est vrai, parce que des gens pour critiquer et chiâler, on en a beaucoup par les temps qui courent. Mais tant qu’on chiâle, on perd du temps pour agir. Les hommes sont pourtant bons là-dedans d’habitude. Mais ils préfèrent d’autres dossiers c’est vrai…

Publié le 29 novembre 2010
Guillaume Fournier

@Marc Saindon

T’es le premier à traiter tes opposants de braillards ou de misogynes. Et la fin de ton message vise à faire taire plain de gens en plus. Tu es mal placé pour faire des leçons.

Tu protèges une opinion qui affirme que des hommes héroïsent Marc Lépine. Te décris-tu comme féministe radical?

Publié le 29 novembre 2010
Guillaume Fournier

@Mélanie Paré

Mes arguments sont simples et précis. Ils ne reposent pas sur une idéologie, une philosophie, une identité, une notoriété, une qualification, etc. Il vous suffi simplement de montrer une évidence qu’ils sont faux.

Tu sembles être contre l’idée qu’un manque d’homme dans l’enseignement puisse être un problème. Tu dis que tu as une preuve que le manque d’homme dans l’enseignement n’est pas un problème. Mais tu ne la montreras pas. Ça donne une impression de mensonge.

Si le gouvernement trouve une meilleure solution ailleurs qu’il la prenne, mais qu’il fasse de quoi. On ne peut pas permettre une hausse du décrochage scolaire avec le déclin de la main d’œuvre qui s’en vient.

Publié le 29 novembre 2010
Serge Grenier

Je n’ai pas lu tous les commentaires précédents, il y en a trop.

Mais j’aimerais dire quelque chose ici : les problèmes des femmes datent de plusieurs milliers d’années et ne se règleront certainement pas de notre vivant. Ces problèmes sont mondiaux et c’est pas très utile de les considérer seulement sur le territoire de la province de Québec.

Non seulement les féministes ne sont pas allées trop loin, mais il leur reste encore beaucoup de chemin à faire.

Moi je suis un homme, j’ai toujours soutenu les féministes et je ne me suis jamais senti diminué parce que les femmes cherchent à mettre fin à des siècles d’oppression.

D’ailleurs, je soutiens aussi le combat des pauvres opprimés par les riches. Et ce combat aussi ne sera pas réglé de notre vivant.

Publié le 29 novembre 2010
Mélanie Paré

Le manque d’hommes en enseignement : tape dans google « men teachers boys succes » tu trouves, 3 e référence International encyclopedia of men and masculinities Par Michael Flood. page 407, deuxième colonne.

Ça me fait ultra suer de te donner mes références, parce que toutes les références vont dire la même affaire !!! Ce qui me dérange, c’est les gens q : la seule variable qui compte pour expliquer le succès scolaire d’un élève est la qualité de l’enseignement. Pas son sexe,

Publié le 29 novembre 2010
Mélanie Paré

Ce qui me dérange donc, c’est que les gens affirment des choses sur l’éducation et se croient experts par le simple fait d’être passé par là…

La variable qui explique le succès scolaire est la qualité de l’enseignement. Point. Pas le sexe de l’enseignant, pas les groupes séparés garçons et filles, pas les classes spéciales pour les élèves handicapés ou l’intégration scolaire en classe ordinaire. Ce qui compte, c’est ce que l’enseignant utilise comme pédagogie pour rejoindre ses élèves et s’assurer qu’ils apprennent quelque chose.

Le décrochage : je reviens, prise 3, sur mon argument : Tant que les pères vont penser que faire faire les devoirs est une affaire de femme, les garçons vont apprendre que réussir à l’école est une affaire de fille. Tant qu’un gars va pouvoir décrocher et gagner sa vie pareil, on va avoir du décrochage. Tant que faire quatre ans d’université ne te donne pas un meilleur salaire que celui qui a un cégep, ça n’attire pas les gars à l’université. Est-ce que c’est assez simple là ? Est-ce que ça a encore l’air d’un mensonge ? Une simple recherche vous aurait permis de lire sur ce sujet, car c’est un fait connu de tout ceux qui se préoccupent d’éducation (sauf dans le journal de Montréal et au canal V, on se fout bien de la rigueur, d’abord que ça vend des journaux qui réconforte les gens dans leurs préjugés simplistes).

Publié le 29 novembre 2010
Marc Saindon

«Tu protèges une opinion qui affirme que des hommes héroïsent Marc Lépine. Te décris-tu comme féministe radical?»

Concept: des hommes héroïsent Marc Lépine
Concept: TOUS les hommes n’héroïsent pas Marc Lépine

Et je donne raison à l’auteure que la banalisation des gestes de Lépine est une manoeuvre condamnable de certains masculinistes.

Personnellement, je me considère macho, que Marc Lépine est un crisse de cave, et que c’est le comble du ridicule de vouloir me poser l’étiquette de féministe radical.

Publié le 29 novembre 2010
Guillaume Fournier

@Mélanie Paré

L’exemple pour le décrochage c’est la Finlande. Eux, ils ont privilégié une aide particulière à ceux qui ont des difficultés d’apprentissage. Avec comme résultat qu’ils ont 3% de décrochage scolaire.

http://www.canoe.com/archives/infos/international/2006/03/20060304-091301.html

Ceci dit je suis pour la campagne de sensibilisation des parents. Il faudrait juste ne pas pelter l’entièreté du problème là.

Publié le 30 novembre 2010
Guillaume Fournier

@Marc Saindon

Tu minimises son commentaire en changeant le verbe héroïser par banaliser. Elle veut dire que des hommes admirent ce que Marc Lépine à fait.

Publié le 30 novembre 2010
Martin Dufresne

Monsieur Fournier, vous avez beau coucher vos « idées » dans une prose qui tente d’en faire l’expression d’émotions (« malaise », etc.), il est évident qu’en vous en prenant au mouvement qui cherche à instaurer l’égalité des sexes, vous proposez bel et bien un grand pas en arrière, et qu’il n’y a dans votre arrogance aucun « tabou », contrairement à ce que vous prétendez pour tenter de vous donner une allure progressiste et de culpabiliser d’avance les gens qui seraient « mal à l’aise » avec vos affirmations en l’air.
C’est sans doute parce que vos arguments ne tiennent pas la route que vous sentez le besoin de prendre cette pose de victime.
Vous faites grand cas du fait que quelqu’un quelque part prétend que 80% des gens trouveraient que le féminisme a été trop loin. Big fucking deal… Non seulement votre hyperlien est-il défectueux, mais ce genre d’argument ne prouve rigoureusement rien pour quelque autre auditoire que celui des radio-poubelles et des cloaques masculinistes que vous fréquentez évidemment.
Je voudrais répondre à vos autres arguments – en fermant les yeux sur votre orthographe pathétique -, mais vos sophismes et contre-vérités sont vraiment trop minces pour pouvoir servir de support à une analyse critique.
En fait, votre jérémiade est une illustration fascinante du simplisme, des raccourcis trompeurs et de la mauvaise foi patente qui anime le discours antiféministe au Québec.
Quiconque risquerait de croire que vous êtes réellement sensible aux intérêts des décrocheurs et des gens assez déprimés pour attenter à leurs jours (ce sont majoritairement des femmes, en passant) trouvera des réfutations articulées et documentées de vos prétentions dans l’ouvrage « Le mouvement masculiniste au Québec: l’antiféminisme démasqué » (Éditions du remue-ménage, 2009)
Bonne chance dans votre tentative de convaincre les féministes que leur « joie de vivre » est réduite par l’égalité des sexes: pour le moment elles et moi sommes mort-es de rire à lire vos piteux efforts pour nous en convaincre!

Publié le 1 décembre 2010
Guillaume Fournier

C’est vrai l’URL pointe vers http://www.youtube.com/watch?v et non vers
http://www.youtube.com/watch?v=hm3uLOGruX8&feature=related .

Il faut donc faire un popier/coller.

Publié le 1 décembre 2010
Guillaume Fournier

@Martin Dufresne

Je ne cherche pas à convaincre les féministes de quoi que ce soi. J’exprime un malaise face à l’égalité des sexes à cause de contradictions que l’on y retrouve comme le fait que tous les groupes qui gèrent l’égalité des sexes sont exclusivement composés de femmes et ne s’intéressent qu’aux problèmes des femmes.

Je n’approuve pas l’idée d’utiliser des livres d’activistes féministes/masculinistes comme outil de référence pour faire des débats sur l’éducation.

Publié le 2 décembre 2010
Mélanie Paré

@Fournier : Seigneur, vous êtes coriace dans votre entêtement. Je dirais que vous êtes négationnistes, en plus de faire vos recherches de manière à ce qu’elles confirmes vos opinions, vous niez les avis d’expert.

Je vous en lance une bonne :

Est-ce que le Conseil supérieur de l’éducation et le ministère de l’Éducation sont des sources d’activistes/maculinistes ? Elles disent pourtant exactement la même chose que la référence que j’ai mis plus haut.

Pour une meilleure réussite des garçons et des filles à l’école (Ha ben, le titre du rapport s’intéresse autant aux garçons en difficulté qu’aux filles en difficulté et il date de 10 ans !!! (1999)

http://www.cse.gouv.qc.ca/FR/Article/index.html?id=1999-11-001&cat=1999-11

Les solutions rapportées dans le document du MEQ sont détaillées par autant d’hommes que de femmes. Je ne vois pas du tout pourquoi vous dites que le problème n’intéresse pas les femmes (ce qui est absurde de toute façon).

http://www.meq.gouv.qc.ca/stat/recherche/ReussiteGarconsChantier.pdf

Publié le 2 décembre 2010
Guillaume Fournier

@Mélanie Paré

Je n’ai jamais dit que le problème n’interressait pas les femmes.

Publié le 2 décembre 2010
Isabelle

Bonjour,

Je prendrais bien plus de temps pour commenter l’article en entier, mais je pense qu’une donnée précise demande une interprétation plus juste que celle que vous avez proposée. Concernant la violence faite aux femmes, vous voyez un décalage entre le nombre déclamé de femmes battues et le nombre réelle de femme portant plainte. Pourquoi cet écrat selon vous, parce que cela n’existe pas?

Je pense qu’il y a ici au moins deux phénoménes qui expliqueront cela:
– à la base les femmes battues le sont majoritairement par des personnes qu’elles connaissent et dont elles sont proches (maris, conjoints, etc.)
– La plupart du temps, elles sentent qu’elles ont mérité ce traitement, que c’est de leur faute. On ne porte pas plainte lorsque nous pensons avoir un part de responsabilité dans ce qui nous est arrivé.
– La peur des représailles sera certainement ce qui empêchera le plus les femmes de porter plainte.

Je voulais m’assurer de nuancer un peu ces propos dont les justifications factuelles me semblaient erronées.

Publié le 3 décembre 2010
Elisabeth

jamais un homme n’aurait écrit un tel article il y a 60, 70 ans parce qu’à l’époque, les femmes au Québec n’étaient que de vulgaires machines à faire des bébés, elles n’avaient pas le droit de parole, la grande majorité des québécois ne savaient ni lire ni écrire, les seules personnes qui avaient le droit de parole étaient les curés, les médecins et les notaires. 60, 70 ans, c’est peu dans l’histoire d’un peuple. Hors, le mouvement féministe des années ’70 a justement mis le dernier coup de hache dans ce petit club de la sainte prostate. Depuis ce temps de tourmente et de révolution, beaucoup d’eau polluée a coulé dans le fleuve, et on peut voir maintenant, en 2010, un jeune homme se poser des questions, sans la moindre censure. Pour moi, ça veut dire que le mouvement féministe aura servi à quelque chose, il aura entre autres permis aux hommes de commencer eux aussi un questionnement sur leur place dans la société, les injustices qui règnent de toute part, et la signification de l’égalité entre les sexes. Est-ce cela le début d’un temps nouveau dont parlait la chanson ?

Publié le 3 décembre 2010
Edenne

Je suis d’accord. Le féminisme est allé trop loin au Québec.

Fille de la lutte féministe, c’est prise de nausée que je me lève chaque matin devant tous les droits dont je peux jouir : droit à l’éducation, le choix de la non maternité, le droit de vote…

Le féminisme est allé tellement loin, que les jeunes féministes québécoises ont désormais un espace pour échanger des correspondances libres, furieuses et joyeuses sur le blogue http://www.jesuisfeministe.com .

* Notez que mon exaspération à ce billet n’a d’égal que le cynisme de ma réponse.

Publié le 3 décembre 2010
MA

Si je comprends bien, tu as aussi un malaise avec les études féministe ? Dans cet ordre d’idées, pour être logique, serais-tu mal à l’aise avec les études juives (http://www.mcgill.ca/jewishstudies/), les études d’Asie de l’Est (http://www.mcgill.ca/eas/), les études slaves et russes (http://www.mcgill.ca/russian/), les études autochtones ( Laval, Concordia), les études italiennes, les études canadiennes et plus ? Tous ces champs d’études se concentrent sur des groupes d’êtres humains dans leur ensemble et dans leurs particularités.

Publié le 3 décembre 2010
Guillaume Fournier

@Isabelle

Ce que j’ai écris dans mon message initial est une critique du manque du rigueur scientifique et non pas un portrait de la situation concernant les femmes battues.

Publié le 3 décembre 2010
Guillaume Fournier

@Edenne

Je n’ai jamais pris une position contre le droit de vote des femmes, le droit à l’éducation, etc.

Publié le 3 décembre 2010
Guillaume Fournier

@MA

J’ai un malaise avec les études qui disent :

« … des intellectuels, professionnels, militaires et surtout des militants pour la cause des hommes, participent à ce qu’il convient d’appeler le processus d’héroïsation du tueur, Marc Lépine. »

http://sisyphe.org/spip.php?article2827

Parce que c’est beaucoup trop radial pour moi. Je n’ai pas vue ce genre d’excès dans les autres programmes que tu mentionnes. S’il y a ce genre d’excès je vais avoir le même malaise.

Publié le 3 décembre 2010
MA

Tu as un malaise avec des gens qui étudient des phénomènes sociaux ? Parce que l’antiféminisme et le masculinisme sont des phénomènes sociaux…

Publié le 4 décembre 2010
MA

Parce qu’il existe réellement des cas où il y a eu héroïsation de Lépine. Et ce que j’avance peut être relié à un site web, mais je refuse d’y faire de la publicité. Cela dit ce lien peut être diffusé. Ce sont des monographies des discours et débats au Parlement canadien durant les années 1995 (http://epe.lac-bac.gc.ca/100/201/301/hansard-e/35-1/257_95-11-08/257OQ1F.html) Si vous cherchez dans l’entête le numéro 16368, il y a le débat qui nous occupe qui a été discuté.

Publié le 4 décembre 2010
Guillaume Fournier

@MA

Il n’y a aucune preuve d’héroïsation de Marc Lépine dans ton lien. La seule preuve c’est qu’il y a eu une enquête. Et s’il n’y a pas eu de suite c’est qu’il n’y a pas eu de preuve ou de témoignage pour accompagner la plainte. C’est un manque de respect de la présomption d’innocence.

L’homme derrière le site web dont tu parles a été arrêté et condamné. Ça reste un cas isolé d’un individu seul. Je ne nommerai pas le nom du site moi non plus.

Par contre, il y a d’autres références qui parle de Marc Lépine comme un héros. Par exemple, il y a le livre : « Le mouvement masculiniste au Québec: l’antiféminisme démasqué » (Éditions du remue-ménage, 2009)

Ce que je trouve étrange c’est qu’il y a beaucoup de gens (uniquement des féministes ou presque) pour dénoncer des gens mystérieux dont on a jamais l’identité qui feraient de Marc Lépine un Héros. Et personne qui dit voir du positif en Marc Lépine. (sauf pour le site dont j’ai mentionner plus haut sans nommer le nom)

Publié le 4 décembre 2010
Eve

« … des intellectuels, professionnels, militaires et surtout des militants pour la cause des hommes, participent à ce qu’il convient d’appeler le processus d’héroïsation du tueur, Marc Lépine. »

des: article indéfini pluriel. Indéfini. Comme dans pas défini.

En aucun cas la citation prétend que tous les « intellectuels, professionnels, militaires et surtout des militants pour la cause des hommes, participent à ce qu’il convient d’appeler le processus d’héroïsation du tueur, Marc Lépine. » Mais oui, il y en a. Le site qu’on préfère ne pas nommer en fait partie, mais il y en a d’autres. Ajoutons à ces militants actifs pro-Marc Lépine, pro-violence faite aux femmes tous ceux qui commentent leurs blogues, tous ceux qui approuvent en hochant de la tête, cachés derrière leur écran et tous ceux qui, dans le confort d’un groupe d’amis et après un petit verre, se laissent aller à un « ouin, mais c’est vrai que les femmes prennent trop de place, prennent de plus en plus NOTRE place », un peu à la blague, un peu sérieusement.

J’ajouterais aussi que vous vous méprenez un peu dans vos termes. Le féminisme n’est pas un lobby pour l’égalité des sexes. D’abord, il s’agit d’un mouvement complexe qui se définit différemment selon les groupes. Ensuite, lorsqu’elles parlent de l’égalité des sexes, c’est surtout pour mettre de l’avant une réalité parmi tant d’autres en faisant valoir tout le travail qu’il reste à faire avant d’y arriver.

Les féminismes que je connais et côtoie, tant celui qui existe dans la FFQ, dans le Conseil du statut de la Femme, dans les comités femmes des associations étudiantes, des syndicats, des groupes communautaires, que le féminisme de mes ami·e·s, n’oppose pas « les hommes » et « les femmes ». Nous vivons dans une société patriarcale, dominée par une économie capitaliste. Tout un système existe qui permet d’intérioriser les inégalités et nous en sommes tous et toutes victimes.

D’ailleurs, une société plus juste, plus équitable ne bénéficie pas seulement aux plus opprimé·e·s…

Publié le 5 décembre 2010
Mathieu DD

Bonjour M. Fournier,

Je ne veux pas m’attarder sur les dimensions spécifiques qui ont accaparé le débat.

Je pense percevoir certains postulats qui font que vous avez un malaise avec le féminisme. Ces postulats vous ont amené à établir vos conclusions «d’injustice» et de lobby féministe excessif et j’aimerais vous proposer des pistes, car je pense les comprendre. En tout cas, peut-être que vous aviez déjà réfléchie à ces dimensions. Cela, je l’ignore. Quoi qu’il en soit je me lance, parce que quand on m’a donné un jour à penser certaines dimensions, j’ai eu l’impression que les pièces manquantes m’étaient apportés et que mon discours devenaient cohérent.. Il n’appartient qu’à vous d’en faire ce que vous voulez. Je vous invite aussi à me répondre si vous le souhaitez.

ÉGALITÉ DE FAIT/ÉGALITÉ DES CHANCES (1)

Sur la place publique, les idées se disputent la main mise sur les bonnes valeurs, les vertus incontestables. ÉGALITÉ. Un bien joli mot: «Caractère de ce qui vaut la même valeur, de ce qui est égal, équivalent». Qu’est-ce qui est «égal»? Faire payer une somme forfaitaire à tous les foyers d’une population donnée (poll tax) ou adopter un mode d’imposition progressif selon les revenus? Dans le deuxième cas, si on suit votre logique, on pourrait dire qu’il y a discrimination pour les individus ayant un plus gros revenus, car le taux d’imposition est plus élevé. J’ai l’impression qu’il y a des points de convergence entre l’analogie de l’impôt et les exemples de mesures qui avantageraient UNIQUEMENT les femmes. J’ai l’impression que vous ne semblez pas faire une distinction significative entre l’égalité des chances et l’égalité de fait. À mon avis, cela ne fait nul doute que l’égalité des chances est un argument utilisé par ceux et celles qui ont justement toutes les chances de leur côté et en appelle à des traitements identiques sans considération pour le social qui précède, qui détermine la position de départ si vous voyez ce que je veux dire. Il s’agit d’une idéologie qui repose sur les capacités et la volonté de chaque individu sans considérer l’ensemble des dynamiques sociales qui font partie des individus et dont l’individu fait aussi partie. On se dit: puisque légalement nous avons tous et toutes les mêmes droits, alors il n’y a pas d’égalité initiale… «Quand on veut on peut»… Je pense qu’il manque quelque perspective sociologique aux tenants de l’égalité des chances.

L’égalité de fait englobe l’égalité des chances. Elle reconnaît que l’individu est en dialogue avec le social et que la volonté ou les capacités individuelles ne sont pas méritoires et ne suffisent pas à expliquer le vivre ensemble.(ce qui ne veut pas dire qu’il n’existe pas des êtres plus performant sur des activités données et des différences intra-individuelles). L’idée est de ne pas isoler une variables, mais de considérer l’ensemble des variables.

Je ne sais pas si cette proposition de nuances trouve échos dans ta réflexion. J’ai l’impression que tu condamnes les «discriminations positives» comme un avantage injuste accordé à aux femmes, un avantage que les hommes n’auraient pas. Si on isole les variables et compare la vie à une game de hockey truquée, on se dit, «bien oui, cette équipe bénéficie de règles avantageuses. Le match est injuste!» Or, il faut considérer tout ce que «être socialisé» en femme» ou «être socialisé en homme» implique. En ce sens, la discrimination positive dans certaine situation et dans une certaine mesure me semble pertinente et ne peut être discréditer au nom de l’égalité des chances. Ce qui m’amène à aborder la question des représentations culturelles (2) et de l’erreur de la symétrie présumée de la lutte pour l’«égalité».

REPRÉSENTATIONS CULTURELLES (2)

On ne peut considérer que «les hommes», «les femmes» et les «intersexes» ont les mêmes chances si on considère que notre agir est en partie dicté par les représentations culturelles présentes dans la société. De toute façon, il me semble vous avoir vu utiliser le terme «socialisation», vous comprenez donc où je veux en venir. Je ne m’éterniserai donc pas sur ce point. Si on analyse les représentations culturelles à l’aune des genres, je considère qu’on encourage les femmes à s’identifier à certaines caractéristiques humaines qui diffèrent de celles des hommes. Il faut vraiment être de mauvaise foi pour donner identifier les exemples où on parle dans les discours de femme et de s’en servir pour dire que les discours sur hommes et les femmes occupent la même place dans la société ou pire, qu’on parle trop des femmes et pas assez des hommes. Parlez-vous français? Moi si…. Il paraît que le masculin l’emporte encore sur le féminin…

Vulgairement, on remarque une tendance significative à associer le domaine privée aux femmes au maintient de la tanière, à la part animal des humains (étymologiquement femme=mamelle). En contrepartie, on trouve une tendance significative qui associe les hommes à la sphère publique, à ce qui est en lien avec l’édification de l’esprit humain, la citoyenneté (homme=humain). Ainsi donc, je pense que dans les femmes sont désavantagées lorsqu’il est question de la sphère publique. Je ne dis pas que les choses n’ont pas évolué depuis les années 60 au Québec, mais je dis qu’on ne devrait pas dire que 3000 ans de production de représentations culturelles patriarcales n’agissent pas sur la façon en 2010 dont on est «femme» ou «homme». Juste le fait que la langue française conserve une de ces règles les plus sexistes et les plus structurantes est une preuve, il me semble, de tout le travail qu’il faut encore faire avant de comparer d’égal-à-égal «les règles du jeu». Systématiquement, les femmes sont associer à la spécificité et les hommes, à l’universel. Dans la langue française, mais aussi dans l’ensemble des activités du social. Il me semble. Cela dit, je ne dis pas qu’il n’y a pas de contre exemple.

SYMÉTRIE ET COMPLÉMENTARITÉ (3)

Un argument qui est souvent mentionné est que nous devrions considérer que des activités complémentaires s’équivalent. Nous devrions considérer que les hommes et les femmes sont complémentaires et que la mise de l’avant de leur complémentarité produit un équilibre souhaitable. Mon dieu. Ai-je réellement besoin de déconstruire cet argument? Ce postulat nous mène à considérer que la réalité des hommes et des femmes ont leurs différences mais que tous et toutes ont des avantages et des désavantages, qui, au final, «s’équivalent». Cela camoufle les inégalités profondes et de fait. Certains hommes et certaines femmes (car non les femmes ne sont malheureusement pas toutes féministes), pour déconstruire l’idée selon laquelle la société ainsi construite avantagent les hommes, mentionnent soulignent les dimensions non souhaitables dans «l’être homme» (socialisation homme) et les dimensions souhaitables dans L’être femmes. Naïvement, on s’en remet à la logique suivante: «si les présumés dominants ont leur désavantages et les présumées dominées ont leurs avantages, alors il n’y a pas de rapport de force, mais une symétrie, une complémentarité, et donc pas de dominants et pas de dominées». Il est assez triste de penser que des gens ne peuvent réfléchir adéquatement. Les avantages et les désavantages ne «s’équivalent pas». D’ailleurs, les caractéristiques associés à cet argument ont tout à voir avec une vision positive du «chef responsable», «de l’homme fort», voire, «du sacrifice d’être fort». Dans cette logique, il serait souhaitable d’avoir les avantages d’être si faible que l’on a pas besoin de devoir remplir des responsabilités. «Les femmes et les enfants d’abord!». L’autre côté de la médaille surfe aussi sur la même valorisation du sacrifice d’être fort… Ça serait un désavantage de devoir répondre de sa force parce que cela implique le sacrifice de devoir sauver les femmes et les enfants d’abord, de devoir porter des responsabilités, etc…

INTERSECTIONNALISME (4)

Très simple: comprendre les intersections. Comprendre la complexité. Appréhender plusieurs variables…. un endroit où vous n’excellez pas, M. Fournier 😉

SEXE-CLASSE-ETHNI

Une jeune femme étudiante en médecine à McGill vs un plongeur d’origine indienne sans papier travaillant dans un restaurant… ???? Il faut vraiment être de mauvaise foi pour discréditer l’analyse féministe en argumentant que certaines femmes sont plus avantagées que certains hommes…

QU’ADVIENNE LA RÉVOLUTION DES GARS ET QU’ADVIENNE L’ÉGALITÉ!

Personnellement, je pense que le fait d’être un homme peut être problématique aujourd’hui, car nous n’avons plus de repères: si nous ne sommes plus «l’homme fort responsable chef de famille», qui sommes-nous? Je pense qu’être «homme» aujourd’hui signifie faire le deuil «d’être homme», comme «les femmes» dans les années 60 et encore aujourd’hui doivent faire le deuil «d’être femmes». Je ne tiens pas à ce que ma compagne agisse comme la société lui dit d’agir, comme les films de Walt Disney lui ont dit d’agir, comme les magazines de femmes lui disent d’agir. Je ne tiens pas à être fort. Je tiens à casser l’image de l’homme-qui-ne-pleure-pas. Je veux m’impliquer dans l’éducation de mes enfants et dans l’ensemble des tâches ménagères, les tâches dans l’ombre pour lesquelles il n’y a jamais de trophée. Je veux que l’éducation de mes enfants passent avant mon identité professionnelle. Je n’angélise pas ainsi toutes les femmes et les féministes. Mais des caves, il y en a partout. Je souhaite aussi que la FFQ et le Conseil du statut de la Femme maintiennent leur lobby–gardien-de-sagesse jusqu’à ce que l’égalité de fait soit atteinte, ce qui implique que l’ensemble de nos représentations culturelles soient modifiées, y compris notre langue, sans quoi les dérives, les retours en arrière et les backlash SONT POSSIBLES.

Les acquis sont si récents que je ne comprends pas comment on peut écrire un billet comme le vôtre sans rougir de honte. Ne pensez-vous pas qu’un retour en arrière est possible et qu’on doive travailler ensemble pour l’éviter et poursuivre la lutte vers l’égalité? Ne vous êtes-vous pas dit, il y a des discours vachement misogyne dans la société, je vais faire gaffe pour bien nuancé avant de critiquer le mouvement féministe? Vous ne vous êtes pas dit… hummmmmmmm 3000 ans d’histoire vs 20-30 ans de début de prise de conscience de lutte, peut-être que si je ne nuance pas mon propos je vais NUIRE?

Le féminisme est imparfait. Les féministes et les pro-féministes sont humains, trop humains. Donnez-nous un coup de mains pour faire face à ce qui n’a JAMAIS existé dans toute l’histoire de l’humanité. Oui les avancés des féministes causent des problèmes à l’ordre établie (f-h, mais aussi travail-famille, etc..), mais si tu veux mon avis, l’ordre établi n’est pas souhaitable.

Quand j’ai des questions/commentaires/critiques à faire à propos de «l’égalité des sexes» et de la lutte féministe, je le fais AVEC les féministes et les pro-féministes, pas CONTRE eux et elles. C’est peut-être pour cela que vous éprouvez un malaise à critiquer…. 😀 (critiquer= prendre une distance, pas nécessairement s’opposer) Plutôt que d’en appeler à la destruction du Conseil du statut de la femme, je pense que vous devriez les contacter pour écouter leurs arguments en ce qui a trait aux dimensions avec lesquelles vous n’êtes pas en phase. Cela dit, peut-être l’avez-vous déjà fait. Je ne sais pas.

Publié le 10 décembre 2010
Champoux François

Bon!

Je pense que monsieur Fournier doit se raffiner dans l’élaboration de son idée.

L’art d’aimer l’autre, tous les autres de ce monde, ne pourrait-il pas s’envisager non plus en terme d’égalité, mais bien en terme complémentarité?

J’ai beaucoup aimé le courage des femmes de ce monde qui m’ont beaucoup enseigné sur la détermination et la modération. Bien évidemment, il y a eu débordement : ne le fallait-il pas? Je le pense. Mais maintenant, pouvons-nous reconnaître la bêtise d’antan et essayer d’être plus fins, moins stupides?

Il le faut sinon, nous ne ferons pas mieux et nous serons plus ridicules que celles et ceux qui nous ont précédés.

Publié le 11 décembre 2010
Mathieu DD

De quel débordement voulez-vous parler M. Champoux? Identifiez je vous pris pour qu’on puisse en discuter. Là, vous semblez dire que le féminisme est allé trop loin. Est-ce ce que vous voulez dire? Si c’est ça, je ne suis pas d’accord.

Et pour la «complémentarité», jamais de la vie, parce que ça repose sur une vision arrêtée de c’est quoi «être une femme» et c’est quoi «être un homme». On veut pouvoir tout négocier en êtres égaux, pas en êtres prédéfinis et associés à des tâches, des discours et des images.

Publié le 11 décembre 2010
Guillaume Fournier

@Champoux François

Je pense que si on cherche une idée rassembleuse sur laquelle les participants de génération d’idées pourraient voter et mettre en application, ce serait de transformer le conseil du statut de la femme en conseille de l’égalité des sexes.

Il y a déjà des réflexions sur le sujet dans le gouvernement. La simple présence de cette idée dans le mémoire de génération d’idées pourrait faire changer les choses. Une pétition pourrait être une autre bonne manière de passer à l’action.

Et je serais beaucoup moins mal à l’aise face à l’égalité des sexes s’il y avait un organisme composé de 50% d’hommes et de 50% de femmes qui traiteraient des problèmes des 2 sexes.

Publié le 12 décembre 2010
Marc Saindon

Je doute qu’un système de quota 50%-50% soit une bonne solution à long terme, si le but de promouvoir l’égalité entre les sexes est de minimiser les préjugés, ce n’est pas très cohérent, au point de vue de la stratégie, de sélectionner quantitativement les membres d’un organisme uniquement sur leur genre: on instutionnalise alors le problème qu’on est supposé combattre, à savoir l’exclusion des femmes dans certains secteurs de la société (et des hommes dans d’autres). Les objectifs et les méthodes doivent être cohérents entre eux.

Il risque aussi d’avoir quelques «hommes de pailles» et quelques «jupes de service» dans ces groupes simplement pour remplir le quota 50-50. La discrimination positive n’amène pas toujours de bons résultats.

Dans le fond, ce qui faut développer dans le milieu du travail, c’est l’acceptation de l’autre, indépendamment de son genre (ou autres critères pouvant mener à la discrimination).

Publié le 13 décembre 2010
Guillaume Blanchet

Bonjour,

J’ai lu le texte de M. Fournier et bon nombre des commentaires, parfois acerbes, et je dirais donc aux détracteurs de M. Fournier, avant de commencer, qu’il soit préférable de pratiquer la maïeutique à ses propos au lieu de l’attaquer, car il me semble clair que cet homme soit posé et qu’il ne souhaite sûrement pas revenir avant 1960 ou contraindre les femmes à devenir toutes ménagères, malgré qu’il explique un malaise sur un sujet chaud que nous devons clarifier.

Je ressens chez les femmes dans mon entourage un même malaise p/r à l' »égalité » ; bon nombre d’entres elles rejettent le féminisme d’aujourd’hui et ne veulent en aucun cas être associées à ce mouvement… Je crois que c’est parce que le mouvement féminisme ne travaille plus en ce moment à l’égalité des sexes, mais à l’indifférenciation entre les hommes et les femmes, à leur équivalence.

Je commence par l’exemple ridicule cité plus haut : le fait que le CSF, pour schématiser, critique le fait qu’il y ait plus d’hommes en construction qui bénéficient des nombreux contrats associés au milieu montre que le CSF ne sait plus distinguer égalité et équivalence ; il est normal qu’il y ait plus d’hommes en construction, car c’est un métier dans lequel l’homme aime en général exceller et travailler. À ce point de vue, je ne critiquerais pas le fait qu’il peut y avoir plus de femmes en éducation, car je crois que cette tendance est, inversement, pour les mêmes raisons.

Aussi, je constate dans mon entourage féminin qu’il y a moins un désir d’acquérir de la richesse et du pouvoir, ce qui est patent chez mes copains masculins. Je sais aussi que ces derniers n’accepteront jamais ou très difficilement que leur femme gagne un plus gros salaire, c’est une priorité pour eux d’être celui qui ramène le pain sur la table, c’est là qu’ils se sentent utiles. Je trouve donc normal que les hommes gagnent en moyenne plus que les femmes, car pour la plupart c’est une priorité… Bien sûr, là où il y a injustice entre hommes et femmes, il faut agir, mais il faut retenir un possible jugement rapide sur des statistiques globales.

Ensuite en politique, je salue le geste du gouv. Charest qui établissait l' »équité » ministérielle entre homme et femme, cela a cassé la glace et ça montre au femme désireuse de devenir politique qu’elles sont les bienvenues. Cependant, je ne suis en aucun cas d’accord pour maintenir ce genre de discriminations positives ; les ministres doivent être choisis en terme de leur compétence et non de leur sexe. Il ne faudra donc pas s’alarmer de la proportion dominante d’hommes en politique à l’avenir, c’est un métier qui charme davantage les hommes, comme la psychoéducation est un métier qui attire plus les femmes.

Enfin, je dirais à ceux qui ont daigné lire ces lignes que j’exprime ces idées sans trop de nuance pour ne pas vous soûler et je suis ouvert à ce que le féminisme a à dire aujourd’hui, ne me m’attaquez donc pas inutilement, avant que je vous dise quelles concessions je suis prêt à vous accorder.

Publié le 23 décembre 2010
Pierre Luc

J’ai lu attentivement les commentaires et j’ai prêté une attention particulière aux propos de M. Fournier et surtout à sa dernière suggestion: Transformer le CSF en un Conseil de l’égalité comme cela existe en Suède. Je trouve ce propos très constructif.

En effet, le gouvernement pourrait modifier le mandat de ce conseil et il pourrait faire des nominations mixtes comme il l’a toujours fait pour ses autres conseils consultatifs. Tous les autres conseils consultatifs du gouvernement sont mixtes. Pourquoi le conseil des ministres ne pourrait pas faire des choix judicieux d’hommes et de femmes pour lui donner des avis sur l’égalité des sexes? Pourquoi pense t-on encore qu’il n’y ait que des femmes discutant entre elles qui puissent donner de bons conseils sur la question de l’égalité?

Je pense que toute la société profiterait de débats menés, en toute égalité, par des hommes et des femmes qui veulent sincèrement que les politiques gouvernementales reflètent davantage l’égalité des sexes.

À M. Guillaume Blanchet, je dirais que la politique n’est pas l’affaire des hommes plus que l’affaire des femmes.
Nous vivons dans une démocratie représentative. Une démocratie qui repose sur une représentation de la population chez les élus. Si on y regarde de plus près, force nous est de constater que la majorité de la population est sous-représentée chez nos élus fédéraux et provinciaux … et municipaux. La majorité de la population sont des femmes: 52% au Canada et 50,5% au Québec. Il nous faut convenir que nous avons une démocratie représentative qui cloche.

Pour y remédier, il faudrait que les institutions et les lois qui encadrent nos élections assurent que la population est bien représentée. Je sais que la mécanique de la représentation est une chose compliquée. Mais ce n’est pas une raison pour abdiquer surtout que l’analyse des résultats des élections antérieures montrent que, au Québec, une candidate a autant de chance d’être élue qu’un candidat. Donc. le peuple québécois est prêt pour une démocratie … vraiment égalitaire. …

Mais il faut qu’il y ait des candidates! Cela ne semble pas facile d’avoir des candidates … Il y là quelque chose à creuser … Quel sujet pertinent pour un Conseil consultatif sur l’égalité des sexes!

Publié le 27 décembre 2010
Mélissa Tremblay

Bien des litiges et bien des malentendus seront atténués lorsque les gens se verront tel qu’ils sont, en dehors du sexe qu’il porte. Avant d’être une femme je suis un être humain qui a des droits, des libertés et aussi des responsabilités. Sans m’étendre sur le sujet, une personne devrait être jugée ou récompensée en en fonction de ses actes. Ainsi, dans le cas de la violence conjugale, qu’on soit homme ou femme, toute violence reste répréhensible et les conséquences sont tout aussi grave. J’ai vu autant de femmes que d’hommes être violent. Pour moi, une personne violente reste une personne violente, qu’elle soit homme ou femme et l’un n’est pas plus ou moins grave que l’autre. Si je prend l’exemple du salaire maintenant, en rien un salaire devrait être octroyé en raison du sexe d’une personne mais plutôt en fonction des qualités, des compétences et de la qualité du travail de celle-ci. Ce pourrait être aidant d’appliquer ces mesures au lieu d’aveuglément s’en remettre à l’ancienneté, mais bon, c’est un autre sujet. En fait, les étiquettes ne font que diviser alors que nous sommes tous concernés. Nous sommes peut-être différents, mais tous égaux.

v-u-e.blogspot.com

Publié le 4 janvier 2011
Sonia Grenon

Je suis heureuse de constater que les arguments s’opposant au point de vue de Guillaume Fournier sont solides, variés et surtout qu’ils proviennent de représentants des deux sexes.
Monsieur Fournier recourt à des stratégies populistes qui, par définition, écartent les débats des vrais problèmes et retardent l’avancement de la société.
L’Égalité ne signifie pas de nier les différences entre les hommes et les femmes. Au contraire, l’égalité des sexes (ou des races ou…) s’opposent à la discrimination négative basée sur ces différences. Par exemple, les femmes ont demandé à ce que les emplois généralement occupés par les femmes soient mieux rémunérés. Je ne comprends toujours pas pourquoi une éducatrice en garderie gagne moins qu’un garagiste. Peut-être est-ce une de ces différences entre les hommes et les femmes que de croire que les enfants ont plus de valeur qu’une voiture?
Quant à la question du manque d’enseignants au primaire, je ne vois pas en quoi ce problème est lié au féminisme. Si les hommes ne veulent pas de ce type d’emploi, c’est qu’il est peu valorisé et peu rémunéré. Aucune féministe ne s’opposerait à ce que les hommes occupent plus de postes dans ce domaine. Je vous suggère même, monsieur Fournier, de mettre un groupe sur pieds afin de pousser les jeunes hommes à devenir enseignants, éducateurs en garderie ou infirmiers. La société ne s’en portera que mieux. (Je serais enchantée si mon fils avait un professeur masculin lorsqu’il commencera sa première année.) En tant que mère, je suis préoccupée par le décrochage des garçon et je crois que l’amélioration des conditions de travail des emplois habituellement occupés par des femmes est une des façons de remédier à ce problème puisque plus d’hommes risquent d’être ainsi intéressés par l’enseignement.
Par ailleurs, je ne comprends pas pourquoi le fait que les féministes défendent des causes qui permettent aux femmes d’améliorer leur condition sociale empêche les hommes d’en faire autant.
(En passant, je ne suis ni enseignante au primaire ni éducatrice en garderie ni infirmière.)

Publié le 20 janvier 2011
Guillaume Fournier

@Sonia Grenon

On pourrait douter de ton honnêteté:

-Je ne nie pas les différences entre les sexes.
-Je n’ai pas dit que les féministes s’opposaient aux hommes professeurs du primaire
-Etc.

Publié le 24 janvier 2011
Pierre Luc

@Sonia Grenon et Élisabeth et Éve et Isabelle et Mélanie Paré

Sonia tu écris : « Monsieur Fournier recourt à des stratégies populistes qui, par définition, écartent les débats des vrais problèmes et retardent l’avancement de la société. »
M. Fournier écrit : « Maintenant, il faut bien déboucher sur des idées. Vivement des organismes communautaires pour les 2 sexes. » et plus loin il précise sa pensée : « Je pense que si on cherche une idée rassembleuse sur laquelle les participants de génération d’idées pourraient voter et mettre en application, ce serait de transformer le conseil du statut de la femme en conseil de l’égalité des sexes. »

Le moins qu’on puisse dire c’est que M. Fournier n’écarte pas les débats des vrais problèmes et ne retarde pas l’avancement de la société.

Bien sûr, je comprends que plusieurs ne partagent pas ses propos. Mais il fait une proposition qui mérite attention, qui mérite d’être débattue parce qu’elle indique un avancement de la société québécoise.

La Suède a un Conseil de l’égalité pour conseiller le gouvernement sur les questions de l’égalité. Ce sont des hommes et des femmes nommés pour leur sagesse. Au Québec, le Conseil du statut de la femme joue à peu près ce rôle, sauf que ce sont uniquement des femmes qui traitent de l’égalité et conseille le gouvernement. Jusqu’à récemment, la condition féminine expliquait ce choix gouvernemental.

Mais en 2011, est-ce que ce ne serait pas faire avancer la société si on considérait que la question de l’égalité est, à la fois, l’affaire des hommes et des femmes et que, conséquemment, le gouvernement aurait avantage à être conseiller par un groupe de sages (hommes-femmes) qu’il aurait lui-même nommés? Pourquoi les femmes auraient peur de discuter de vrais problèmes d’égalité avec des hommes? Pourquoi les hommes pro-féministes pensent-ils que le gouvernement choisiraient des extrémistes pour siéger à ce conseil? Est-ce que notre génération a peur ou n’est pas suffisamment avancé pour simplement prendre le risque d’étudier le modèle Suédois?

Je comprends difficilement que la mixité inspire autant de crainte étant donné que nous avons grandi dans la mixité depuis la garderie. Pourquoi la réflexion ensemble dans la mixité suscite-t-elle autant d’émotions? Est-ce qu’en 2011, la mixité ne devrait pas être la nouvelle avenue pour traiter les vrais problèmes liés à l’égalité?

L’avènement d’un Conseil de l’égalité n’enlèverait rien aux différents groupes de pression, d’entraide et aux groupes communautaire. L’avènement d’un Conseil de l’égalité donnerait un éclairage plus riche au gouvernement et à la population pour trouver de solutions aux vrais problèmes.

Permettons nous de réfléchir!!!

Publié le 24 janvier 2011
Jennifer Vincent

Sans commenter l’ensemble des répliques à l’article, je me permets d’ajouter mon grain de sel. Le problème a été très bien cerné et je crois que ce sont des réalités que nous devrions adresser. Disons que depuis que j’ai donné une conférence académique sur la place des femmes AU DÉTRIMENT de celle de l’homme, j’ai été traitée de toutes les injures par autant des femmes que des hommes qui ont peur d’en affirmer le contraire ou qui ont été conditionné par les femmes dans leur entourage de ne pas s’affirmer sur le sujet (sans mentionner le fait que le résultat obtenu n’était pas super considérant que c’était une boomer féministe qui évaluait mon travail…)

Je peux confirmer personnellement quelques uns des arguments avancés par l’auteur.Il y a deux ans, lorsque mon père a été diagnostiqué avec un cancer du sang, j’ai réalisé en m’impliquant au sein de l’organisme qu’AUCUN fond de la part de l’Association du cancer n’a été donné pour sa maladie qui affecte majoritairement des hommes. J’étais insultée parce que cela faisait 3 ans que je distribuait bénévolement des jonquilles pour l’association. J’ai toujours cru qu’on allait aider les gens dans le besoin peut importe si leur cancer était « in » ou non. Aussi, on n’a pas hésité à me dire que la majorité des fonds vont vers le cancer du sein et aussi vers les organismes qui appuient les femmes dans leurs traitements. Autre réaction stupéfiante: ma réaction au « Movember » qui était « ah oui, les hommes vous vous ralliez des fois? je croyais que c’était une affaire de femmes… » Ça n’en dit beaucoup sur notre socialisation par rapport aux mouvements masculins, non? Si l’on n’est pas capable de reconnaître que la vie et le droit à la santé est universel et ne doit pas être soumis à cette culpabilité politique de n’avoir pas avoir reconnu les femmes dans le passé, on doit se poser quelques questions quand à notre définition du mot « égalité ». Aussi, la question à se poser est: si c’était une femme, est-ce que le problème serait adressé de façon équitable? J’aurais tendance à dire non plutôt que oui dans notre contexte politique actuel.

Je suis jumelle d’un frère et je peux dire que les différences dans nos cheminements ont été grandement influencés par notre sexe. Lorsque j’obtenais des mauvaises notes à l’école, on disait à mes parents que c’était inhabituel de ma part et qu’on n’avait pas à s’inquiéter pour moi tendis que mon frère recevait l’étiquette « paresseux » alors qu’il était aussi talentueux que moi. On ne peux pas dire que nous avons été élevés différemment. Nous avons le même âge, nous avons fréquenté les mêmes écoles et nous avons été témoins des mêmes catastrophes de notre époque. Alors, qu’est-ce qui a changé? Les femmes ont tendance à trouver des explications complexes et bourrés de concepts académiques qui ne sont pas intelligibles pour le commun des mortels pour décrire des réalités sociales. Pour ma part, je trouve que la cause est bien simple: l’école (l’État) n’établit pas les mêmes critères et attentes pour chaque sexe.

L’année dernière, on m’a demandé si, avec tout ce que j’affirmais, ce sont les femmes alors qui dirigent le Québec. Le Québec n’est pas dirigé par des femmes, mais il est contrôlé par les femmes. Elles dirigent les CPE, les écoles, elle travaillent dans les hôpitaux et dans les foyers de personnes âgées. Elle sont une force de socialisation que les hommes ne pourront JAMAIS égaler en plus du fait qu’elles sont celles qui peuvent décider ou non de la vie. Elles sont présentes à toutes les étapes de la vie d’un enfant et je crois que l’empowerment des femmes à l’heure actuelle ne fait que réduire l’homme à un simple donneur de sperme. Pourquoi? Parce qu’on leur dit qu’elles sont capables d’être des superwoman et de tout gérer elles-mêmes sans l’aide d’un homme pour contribuer à leur bonheur. Et lorsqu’une femme désir fonder une famille, qui est un désir naturel je crois (sujet à débat, je l’avoue), elles sont permises de simplement trouver le prochain qui passe et ensuite de lui réclamer l’argent dont elle a besoin pour élever l’enfant elle-même parce que les tribunaux et le gouvernement encourage indirectement cela par ses programmes d’aide aux femmes. Bien sûr, je ne veux pas mettre toutes les femmes dans le même panier, mais le mouvement féministe est beaucoup comme le mouvement syndical, on protège souvent les particuliers d’un mouvement par so-so-solidarité même si on sait que ce n’est pas acceptable.

Et, certainement, je ne voudrais pas m’éterniser sur le sujet des femmes dans le marché du travail parce que je trouve que le salaire rétroactif de 10 ans pour les femmes est absolument une aberrance loin de faire preuve d’égalité et j’en aurais long à dire. Je suis la relève d’une manufacture de mobilier de bureau et je ne peux pas imaginer comment le travail de la secrétaire dans notre entreprise est équivalent à celui du machiniste même si les deux ont un DEP. Pour moi, l’égalité au travail c’est de ne pas offrir plus ou moins en termes de conditions et de salaire que ce soit un homme ou une femme pour un MÊME travail. Cette histoire de travail « équivalent » qui est renforcé par le gouvernement par un système de points (extrêmement arbitraire je dois dire) est une fabrication de comités de femmes qui vivent avec le complexe d’infériorité face aux hommes encore en 2011 car elles vivent dans le passé. Et cet argument que certains hommes siègent sur les conseils de femmes est aussi une illusion que les hommes participent. Ces derniers sont choisis par des femmes pour prendre des décisions pour les femmes, j’imagine qu’il y a quelques critères de sélections pour un tel poste…

Comme jeune femme de 20 ans, je sais que je pourrais faire bien des choses par moi-même, mais je me résigne à l’idée que « it takes two to tango » et que sans femmes il n’y a pas d’hommes, mais sans hommes, il n’y a pas de femmes non plus. Nous sommes complémentaires pour une raison. Nous avons tendance à oublier cela.

Publié le 6 février 2011
Pierre Luc

@ Jennifer

Une précision.
Non, ce n’est pas une illusion que les hommes et les femmes siègent sur un Conseil de l’égalité parce que les membres de ce Conseil seraient nommés par le gouvernement. Et les hommes aiment être nommés à un poste par le gouvernement. C’est connu. Les hommes et les femmes aiment réaliser ensemble un travail constructif.

Concrètement, si cela existait aujourd’hui, ce serait le premier ministre Charest et ses ministres qui, en réunion, nommeraient les membres du Conseil de l’égalité. Pourquoi en serait-il ainsi? Parce que ce Conseil de l’égalité aurait pour rôle de donner des conseils au gouvernement pour que ce dernier prenne des décisions qui affirment l’égalité des hommes et des femmes et qui font en sorte que cette égalité soit réelle, au delà des textes officiels et des discours militants. Alors le gouvernement voudrait avoir des avis de sages, pas d’extrémistes masculins ou féminins. Dans ton texte, Jennifer, tu souhaites que cette égalité soit réelle.

Au cours des années, le gouvernement a souvent nommé des membres de différents Conseils pour lui donner des avis sur toutes sortes de sujets: les ainés, les jeunes, l’éducation, la science et la technologie, etc. Tous ces conseils sont mixtes sauf le Conseil du statut de la femme, composé uniquement de femmes, qui donnent des avis sur l’égalité des sexes. Il me semble que ce serait une évolution normale du Conseil du statut de la femme, un signe de maturité, que le gouvernement le transforme en Conseil de l’égalité.

Et, il ne faut jamais oublier que les décisions gouvernementales orientent la société dans son ensemble. C’est pourquoi il me semble tellement important que le gouvernement puisse miser sur des avis éclairants élaborés dans un contexte de mixité. Il me semble que nous aurions de meilleures conditions pour devenir rapidement à une société égalitaire dans les faits.

Notre génération devrait y réfléchir …et peut-être passer à l’action … si nous voulons agir en fonction de l’avenir plutôt que de prêter toujours l’oreille (il faut le faire parfois) à des personnes qui garde un oeil dans le rétroviseur pour contempler le passé.

Publié le 8 février 2011
Mélanie

« Vous verrez aussi des féministes clamer que les agressions sexuelles c’est horrible (avec raison). Mais jamais vous allez les entendre clamer avec la même vigueur que le suicide chez les femmes est horrible »

Très bien exprimé. On dirait qu’elles ne se préoccupent tout simplement pas « de celles qui ne sont pas comme elles », voir elles luttent contre elles…Puis c’est tellement facile d’affirmer « pauvre petite, elle ne s’aimait pas »…Et si ces femmes sentaient tout simplement que c’est elles qui ne les aiment pas…Oui je sais, je sais, l’important c’est nos yeux, mais quand vous êtes la cible de leur campagnes de peur, alors que le seul crime que vous avez fait c’est de vous aimer et d’être vous-même dans la vie, ça devient lourd…Lourd de sentir d’une part qu’on parle tjrs de nous, qu’on dérange, comme si on ne pouvait pas passer à un autre sujet que ma petite personne, juste car j’attire ces regards, car je brille, réussis partout où je vais car ironiquement, je suis aussi ce qu’elles réclamment (je fais ce que je veux de ma vie et j’ai de bonnes valeurs)…Mais j’ose aimer ma féminité également, mais différemment d’elles…Nous vivons actuellement à l’ère de la domination féminine, mais vous êtes vraiment surpris de ça ?

Essayer de leur parler ? J’ai essayé, mais elles sont tellement supérieure vous voyez…Par ailleurs, je sais que ces mots, plusieurs hommes les comprendront.

Ne vous en faites pas pour moi, je me suis « thérapétisé », mais j’ai un souvenir amère, une femme d’une telle beauté qui ne méritait pas tout ce qu’elles lui ont fait subir.

« Ici ce n’est pas égale entre femmes parce que certaines femmes sont victimes de problèmes associés aux hommes. »

Petite phrase simple, mais qui en dit tellement…Je partage.

Publié le 19 février 2011
Mélanie

Moi ce que je trouve inquiétant, c’est la nouvelle génération. Vous savez, ces petites universitaires ou professionnelles, voir des mères « accomplie », qui par le simple prétexte qu’elles sont des femmes, reprennent tranquillement le flambeau. Moi, ça va, je l’ai finalement peté mon plafond de verre…Cependant, je n’aime pas ce que je vois pour la prochaine génération, filles et garçons.

Ces femmes sont nullement différentes, ne démontrent nullement d’évoluation par rapport à leurs mères. Elles n’écoutent pas plus…LA FEMME, doit être comme elles. Elles ont des blogs, écrivent et censure à l’extrême, oriente le message en fonction de leur petits intérêts personnels. Se donne « le droit », se légitimise d’attaquer les autres femmes qui sont différentes d’elles, sous prétexte que le féminisme est en danger (et que ces femmes en sont évidemment la cause). Il l’est en effet, mais la source, c’est justement cette approche moralisatrice et maternante qui n’a tout simplement plus sa place dans le discours public.

Le féminisme n’a pas comme but la domination féminine, mais la liberation de la femme pour l’atteinte à l’égalité entre les sexes. Est-ce que quelqu’un pourrait leur expliquer SVP, voir les remettre à l’ordre si elles ne veulent rien entendre.

Publié le 19 février 2011
Marc Saindon

Quelques concepts:

1. Négociation distributive
2. Négociation raisonnée (approche intégrative)

Négocation distributive :
négocation centrée sur les positions respectives des parties, chacune luttant pour maximiser ses propres gains. Le souc à la corde est un exemple, tout comme l’ensemble des jeux à somme nulle (voir le concept de game theory), où s’il y a un gagnant il y a obligatoirement un perdant.

Le but visé: accroître sa part de gâteau.

Ce genre de négociation place l’autre partie sur la défensive, la rendant moins apte à l’écoute, ce qui rend stérile les négociations. Ainsi, on tourne en rond. Peut-être qu’on devrait changer de méthode définir les relations hommes-femmes…

Négocation raisonnée (négociation à gains mutuels):
Négociation centrée sur l’évaluation des questions à régler et des intérêts en jeu, et où toutes les parties cherchent conjointement une solution qui maximise leurs gains mutuels.

Le but visé: accroître la taille du gâteau qu’on se partage.

Peu importe le système développé, si on aborde les questions hommes-femmes avec la mauvaise attitude, on n’atteindra pas de résultats optimaux. Il faut arrêter de voir les progrès féministes comme étant un recul des hommes. La mentalité d’assiégé (siege mentality), c’est contre-productif.

Fondamentalement, quand les lois différentes pour certains, elles ne protègent personne. L’égalité des femmes est garant de ma liberté et de ma protection légale, tout comme le sont l’ensemble des droits civiques.

Publié le 27 février 2011
Pierre Luc

@ Marc Saindon

Toutes et tous les intervenant(e)s de cette discussion prônent l’égalité des hommes et des femmes. Même si on exprime divers malaises, tous y voient un progrès social, un but à atteindre. La différence entre les discours est dans le point de vue utilisée pour observer cette marche vers l’égalité. Certains sont optimistes, certains sont pessimistes, d’autres doutent. Le doute est une bonne façon d’aborder les questions difficiles et de prêter attention aux divers point de vue.

Ce qui me fascine, c’est de constater que le discours sur l’égalité des hommes et des femmes semble intéressé davantage tout le monde que l’action pour accélérer le mouvement vers cette égalité. On aime mettre en évidence tous le bobos (violence, salaires inégaux, etc.) auxquels il faut s’attaquer, bien sûr. Mais on parle peu d’agir sur le mouvement social qui devrait mettre un terme aux différents bobos. M. Fournier proposait un Conseil de l’égalité mixte pour faire avancer l’ensemble de la société.

J’ai repris cette idée qui me semble la plus porteuse de toute celle exprimée dans cette discussion. Qu’en pensez-vous?

Publié le 28 février 2011
Louise Montpetit

à G. Fournier:

pas forte, l’argumentation. Si ce sont les femmes qui se battent pour l’égalité, c’est peut-être parce qu’elles ne le sont pas encore ??? Le monde est mené depuis toujours par les hommes, il me semble clair qu’on ne pouvait attendre d’eux qu’ils se battent pour l’égalité !

Publié le 13 mars 2011
Alexandre

La simple idée que le féminisme au Québec est allé trop loin est absurde. Est-ce donc vrai que les femmes ont maintenant des droits et conditions meilleures que les hommes? Non. Ont-elles même une égalité? Non. Le rattrapage salarial n’est pas encore atteint, elles n’ont pas encore un accès 100% libre et anonyme à l’avortement, à la contraception. On les embauche encore moins quand elle ont entre 25-35 ans parce qu’on les voit comme des poules pondeuses.

L’idée qu’un groupe féministe composé de femmes et travaillant pourla cause des femmes uniquement soit un groupe contre l’égalité des sexes est absurde. Tout aussi absurde que l’idée qu’un groupe militant pour les droits des noirs soit un groupe raciste envers les blancs.

Lorsqu’un homme subira dans sa vie la même oppression, la même pression sociale, lorsqu’il aura les mêmes problèmes d’accès à l’emploi, lorsqu’il sera confiné au rôle de poule pondeuse par défaut nonobstant ses aspirations de carrière, on pourra parler d’égalité.

Cet article est tout aussi insignifiant que ceux des blancs se plaignant du présumé « racisme » envers les blancs. Les hommes et les blancs vivent un seul moment où leur nature les désavantage, et Pouf!, on monte aux barricades en criant injustice, en criant que la tendance est renversée. Lorsque vous vivrez le dixième du racisme que les noirs vivent, lorsque vous subirez le dixième de l’oppression que les femmes vivent encore, vous comprendrez leur situation. Et vous cesserez de vous plaindre des mouvements voulant aider votre cause.

Publié le 28 mars 2011
Diane Blaquière

Pardon! J’arrive!
Comme d’habitude,le débat tourne autour du mauvais poteau et ne va nulle part. L’Égalité homme/femme n’existera JAMAIS. Si le phénomène se produit un jour,c’est qu’on aura inventé un hybride de ces deux bibittes et il faudra lui trouver un nouveau nom.

Quand on essaie de mettre à niveau des droits,l’émotion doit être évacuée des arguments. Toutes les tentatives qui consistent à s’imposer comme victime pour améliorer son sort mènent directement aux conflits.

Quand quelqu’un (homme ou femme) doit d’abord se mettre à genoux avant de répondre à nos attentes, c’est qu’on a pas compris la dynamique humaine.
Cé toué, non çé pas moué….engraissent les cabinets de défenseurs des droits qui ne veulent pas que les chicanes se règlent parce qu’ils en vivent.Ils sèment la chicane jusque dans les législations confuses et répressives. Hommes ou femmes!

Je ne veux pas être égale à l’homme. Je ne veux pas mettre dans mon assiette ses problèmes d’hormones, de conscience et de comportements. J’ai les miens et c’est pas les hommes qui me les donnent. Je suis capable de faire ça aussi toute seule comme une grande fille.

Quand on veut atteindre l’équilibre relationnel, il faut faire comme les balances. Mettre du poids dans le plateau du haut pour le faire descendre. Pas lui en enlever! C’est le paradoxe féministe!

Le féminisme revanchard et toutes les formes de « ismes » qui s’établissent sur l’envie du sort des autres par victimisation de soi ne font que nous tirer dans les pattes. Difficile d’avancer après ça!

Les hommes ne détestent pas les femmes. Ils en ont peur. Il suffit de jaser avec les vieux pour comprendre sinon accepter qu’ils ont confondu désir et amour,prendre charge et prendre soin, protéger et restreindre.

Eux aussi ont été victimes de préjugés sur leur rôle social. Mettons notre féminité, pas notre sexe, à leur disposition pour les allumer sur leur droit à eux de prendre ça cool parce qu’on est des grandes filles et qu’on pourrait faire tout ça ensemble.

La féminité n’est pas le féminisme et croyez-moi…ça fait toute la différence. L’homme n’est pas une bête qui doit se soigner.

Aussi longtemps qu’on les traitera comme tels, on ne fera qu’exacerber leur propre souffrance. Et une bête qui souffre…

Publié le 4 juillet 2011
koval

Très déçue de ces propos désuets et amalgames stupides présentes dans le billet.

Je ne commenterai pas plus que ça parce que je ne saurais par où commencer tellement les notions sont mélangées…

Et dire que ça se veut des idées de jeunes….pfffffffffff

Publié le 14 juillet 2011
J’ai un malaise avec Génération d’idées. «

[…] vu sa plume, il doit bien manquer un peu d’éducation! En voici un petit bout: « J’ai un sérieux malaise avec l’égalité des sexes. Êtes-vous à l’aise d’entendre cette phrase? Êtes-vous à l’aise de la dire? Il semblerait […]

Publié le 23 juillet 2011
Ouellet

Je seconde totalement Diane et Koval…

Ah le temps, si je pouvais le prendre, le temps…

P-ê reviendrai-je commenter…

Publié le 1 août 2011