Rendre à César ce qui lui appartient
par Suzanne Marceau
4 juin 2012
Les québécois seraient-ils rendus à ne plus être capables de se parler sans se crier mutuellement par la tête? Exaspération? Frustration?
Ce que je remarque en discutant avec les gens,c’est un braquage des positions comme si des idées ne pouvaient pas évoluer ou être questionnées.On se méfie des autres?
Le summum du malaise que je ressens c’est quand on me dit que le changement ne se fait pas sans casse et sans révolution. Comme si une idée était bonne en soi. Jamais de nuance, jamais d’interprétation:Démolir la maison pour mieux la reconstruire.
Pourtant derrière cette maison se cache toute une histoire sur laquelle nous devrions construire un monde meilleur,sans la jeter par terre,sans la démoniser. Cette maison a vu passer bien des courants,bien des occupants et elle en a beaucoup à raconter.
Nous devrions nous en inspirer:les jeunes comme les vieux.
Choisissons bien nos élus,un à un, et ne nous attendons pas à ce qu’ils nous donnent tout ce qu’on veut. Gouverner,c’est gérer le bien public.Je ne veux pas d’un gouvernement paternaliste ou maternel.Je veux de bons gestionnaires de notre argent avec les idées que la population leur soumettra.
Comment le faire?Les moyens sont à notre portée et si les gens ne vont pas voter,c’est qu’ils précèdent la tendance:ils veulent voter autrement.
C’est ce que je souhaite à Générations d’idées:des idées sans partisanerie politique,un respect du passé.
Comme un arbitre dans un match de hockey, Génération d’Idées est neutre face aux partis politiques. Par contre, quand un parti fait une faute, voire triche, c’est le travail de cet arbitre d’intervenir. Autrement, l’inaction et le silence seraient l’équivalent de prendre le côté du tricheur.
Et présentement, le gouvernement en place, avec la loi 78, triche.