Une proposition viable pour un règlement durable

par Jean-François Gingras
14 février 2012

Ça ne fonctionne pas

De retour à l’université après 10 ans, ma rentrée s’est faite au milieu de la tourmente du débat sur la hausse des frais de scolarité. Ma position était nette : j’étais pour la hausse, contre la grève. Par contre, suite à une analyse de la situation à l’émission Bazzo.tv par Paul St-Pierre Plamondon[1], mes sympathies ont changé de camp : je suis contre l’augmentation des droits de scolarité telle que formulée par le gouvernement, mais demeure toujours contre le moyen favorisé pour s’y opposer, la grève. Parce que ça ne fonctionne pas.

 

Quels résultats ?

Ça ne fonctionne pas lorsqu’on évalue la problématique dans la durée et les résultats à ce jour. Cette problématique remonte à 1968[2] : comme un furoncle, elle se pointe le nez dans l’actualité tous les 2 à 9 ans lors de l’annonce d’une hausse des droits de scolarité et d’une riposte sous forme de menace de grève étudiante. En 2012 : pour une 9ième fois, même scénario ! Visiblement, on n’aborde pas la problématique par le bon bout, ou bien le moyen d’opposition n’est pas efficace. Neuf grèves ! Et de sévères hausses des droits de scolarité pendant les armistices… Donc nous ne nous battons pas pour faire reculer les hausses de droits de scolarité, mais simplement pour contrer la dernière hausse annoncée…

 

Les bénéfices du progrès

D’un côté,  il faut constater que les universités ont bien changé : laboratoires informatiques, équipements de recherche de pointe, catalogue de bibliothèque/bases de données d’articles en ligne, wi-fi… et de l’autre côté,  les méthodes d’opposition comme les revendications n’ont pas évolué. Nous, les étudiants, voulons bénéficier de tous ces progrès du XXI ième siècle sans rien payer de plus ? Combien d’heures avons-nous économisées en effectuant des recherches bibliographiques chez soi ? À consulter des « Powerpoint » de cours pour l’étude ? Cela n’aurait donc aucune valeur ? Je nous imagine tous, issus de ce monde moderne, étant obligés de nous rendre à la bibliothèque pour chercher le moindre livre dans les fichiers de feuillets cartonnés (à 36 ans, j’ai connu ce système…), à fouiller des revues sur place, devoir se débrouiller tant bien que mal pour accéder à de l’information étrangère… (J’ai aussi vécu avant internet, croyez-moi, c’est une révolution!).  De mon côté, je veux continuer à bénéficier de ces avancées.

 

Incarnons nos valeurs

Notre génération a la réputation de militer pour un développement durable, la justice et l’équité : mais le développement durable[3], ça implique TOUS les acteurs-clés d’une problématique. Si si, même nous les étudiants ! Il est intéressant de voir que nous refusons toute hausse de droits de scolarité, certains prônant même la gratuité scolaire : cela ne fait que pelleter le problème en avant. N’adoptons-nous pas le même comportement que nous reprochons à nos aînés dans la gestion de la dette publique, des régimes de pensions, de la sécurité d’emploi ?[4]  Voulons-nous léguer ce fardeau à la prochaine génération d’étudiants ?

 

Façonner notre avenir

L’éducation est un droit, mais aussi un investissement. Pour la plupart d’entre nous, n’espérons-nous pas obtenir un emploi, une carrière en lien avec ses passions profondes en étudiant à l’université ? N’espérons-nous pas des revenus plus élevés ? N’allons-nous pas élargir notre culture générale (mais oui, c’est très important!) ou nos horizons de réflexions ? Donc, c’est un investissement, au sens strict du terme comme au sens financier[5].

 

La responsabilité de participer

Les recteurs, le gouvernement, une association étudiante, même une centrale syndicale s’intéressent au financement (et sous-financement) des universités[6]. Qu’on le veuille ou non, les étudiants font partie de l’équation. Ils ne peuvent pas ne pas en faire partie. Loin de moi l’idée de lancer une guerre de chiffres, je veux simplement souligner que différents groupes se penchent sur la question et font valoir leur point de vue. Devons-nous tout prendre à notre compte ? Non. Cependant, nous avons la responsabilité de présenter des propositions constructives et réalistes, comme les autres parties en jeu le font. Leurs propositions ne nous plaisent pas ? Soit. La grève n’est pas une réponse : c’est renoncer à la possibilité de négocier, nous priver de la crédibilité nécessaire pour présenter un plan constructif tenant compte des facteurs environnementaux, sociaux ET économiques. Diable de développement durable ! Si ça vaut pour les autres, ça vaut aussi pour nous !

 

Mobilisation en appui à nos valeurs

Alors à nous de jouer ! Comment ? Demeurons sur la patinoire là où le jeu se déroule. Non à des hausses de droits de scolarité de 75% en 5 ans, c’est la partie où on dit « non ». Mais on n’a pas tout dit quand on dit non : nous proposons quoi ? Nous avons une responsabilité face aux enjeux collectifs et au développement durable. Notre devoir est de le démontrer. Comment être fermes sur nos principes tout en faisant notre part ? Je préfèrerais des associations étudiantes qui se donnent les moyens afin d’évaluer ces futurs plans. Elles nous convoqueraient en assemblées générales pour nous présenter un plan, ses avantages et nous mobiliser autour de ce plan afin de tirer l’oreille du gouvernement, jusqu’à la grève s’il le faut, pour faire adopter NOTRE plan. Comme groupe, nous participerions pleinement aux affaires publiques, et nous nous donnerions les moyens de modeler notre société selon nos valeurs : l’équité et le développement durable.

 


[1] http://video.telequebec.tv/bazzo-tv?sortExpression=4&sortDirection=1 (émission du 10 novembre 2011)

[2] Historique des grèves générales au Québec, http://www.bloquonslahausse.com/vers-la-greve-generale/historique-des-greves-generales/

[3] Quelques définitions :

http://www.mddep.gouv.qc.ca/developpement/definition.htm

http://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9veloppement_durable

[4] Différentes facettes de l’iniquité, tant de droite que de centre :

http://blogues.canoe.ca/ericduhaime/general/boomers-dores-vs-jeunes-saignes/

http://www.iiac.ca/resources/4036/les%20augmentations%20substantielles%20des%20primes%20du%20re%CC%81gime%20de%20pensions%20du%20canada%20ne%20sont%20ni%20la%20panace%CC%81e,%20ni%20une%20solution%20correcte%20pour%20les%20jeunes-.pdf

http://forcejeunesse.qc.ca/nouvelle/budget_du_quebec_2011_2012_le_gouvernement_laisse_la_jeunesse_en_plan

[5] http://www.larousse.com/fr/dictionnaires/francais/investissement

[6] En vrac :

http://www.crepuq.qc.ca/spip.php?article1278

http://www.aephysum.umontreal.ca/documents/%C0_qui_la_facture.pdf

http://www.cirano.qc.ca/pdf/publication/2007DT-01.pdf

http://www.faecum.qc.ca/sociopolitique/le-sous-financement-des-universites

http://www.fneeq.qc.ca/fr/fneeq/instances/Conseils_fxdxraux/CF2011-06-1-2-3/Hurteau-P-FINANCEMENT-UNIVERSITES.pdf

 

Dernier commentaire
Pier-André Bouchard St-Amant

J’ai lu votre texte et je suis perplexe. J’ai quelques questions à vous poser:
1- Si l’éducation est un investissement pour l’individu, ne l’est-il pas pour l’état également (à travers l’impôt?)
2- Connaissez-vous la notion de bien non-rival et ses caractéristiques pour en obtenir les quantités optimales?
3- Pourquoi opposez-vous progrès et frais de scolarité faible?
4- Qu’est-ce qu’une proposition « réaliste » et « constructive »?
5- Sachant que le gouvernement propose en ce moment la politique qu’il préfère, quel sera sa réponse la plus probable à votre suggestion alternative?
6- En quoi la grève est-elle un refus de négocier?
7- En quoi la gratuité scolaire (ou toute autre décision) « pellete le problème par en avant »?

Publié le 15 février 2012
Marc Saindon

«L’éducation est un droit, mais aussi un investissement. Pour la plupart d’entre nous, n’espérons-nous pas obtenir un emploi, une carrière en lien avec ses passions profondes en étudiant à l’université ? N’espérons-nous pas des revenus plus élevés ? N’allons-nous pas élargir notre culture générale (mais oui, c’est très important!) ou nos horizons de réflexions ? Donc, c’est un investissement, au sens strict du terme comme au sens financier»

Celui qui étudie en médecine devient médecin, ce qui donne à la société un médecin de plus, donc des retombées (ou externalités positives). Il faut faire très attention de ne pas appliquer le principe utilisateur-payeur dans ce dossier vue que l’éducation bénéficie à la fois celui qui étudie et la société qui se retrouve avec de la main d’oeuvre qualifiée. Le financement des études doit à la fois être assumé par l’étudiant ET par la société, étant donné les retombées qu’il faut internaliser.

C’est aussi aberrant d’entendre certaines personnes, ailleurs, dire qu’une trop grande quantité de diplômes réduit la valeur de ces diplômes: c’est faux. S’il y a 100 ingénieurs au Québec, ou s’il y en a 100 000, ceci aura un impact sur le nombre et la nature des entreprises qui viennent s’implanter au Québec et créer de l’emploi. Ubisoft aura tendance à s’implanter là où elle sait qu’elle trouvera des informaticiens. L’approche néolibérale d’«utilisateur-payeur» et de l’augmentation de la productivité selon le nombre d’heures travaillées plutôt la VALEUR des heures travaillées apparaît comme un sabotage actif de l’économie profitable a une oligarchie devient bien établie et à ses larbins qui ont déjà leurs diplômes.

Mais bon, j’en conviens qu’il faut faire une mise à jour des moyens de pression utilisés par les étudiants, surtout que les nouveaux réseaux sociaux permettent de plus grandes possibilités de mobilisation et d’outils pour faire pression sur les médias, les politiciens et l’opinion publique (bien qu’il faut éviter la «révolution bidon dans son salon», en pensant qu’un commentaire suffit comme implication).

Publié le 15 février 2012
Jean-François Gingras

Bonjour Marc,

Merci pour ton commentaire ! Difficile de m’étendre sur une portion du sujet en moins de 1000 mots. Simplement mentionner que lorsque j’évoque de meilleurs salaires, etc. J’inclus également culture personnelle et horizons de réflexion ! Un investissement se veut « profitable » sur une variété de points de vue : mon retour aux études se fait dans un but purement de « loisir ». J’adore l’histoire depuis toujours et je veux acquérir des bases de réflexions sérieuses, connaître la façon de « lire » l’histoire, valider la crédibilité d’un ouvrage, etc. Je sacrifie présentement 40% de mes revenus pour ce faire. Je considère pour moi que c’est un investissement !

Le point principal demeurant qu’il faut pouvoir agir, influencer, participer dans un monde réel ou la gratuité scolaire n’apparaîtra pas, ou les défis financiers sont bel et bien tangibles. Où sont les associations étudiantes ? Elles préparent des grèves depuis presque 2 ans !!! Dans la réalité qui nous entoure, ont-elles embauché des économistes afin d’évaluer une proposition réaliste, viable, à long terme ?

Elles jouent déjà dans le jeu électoral ambiant: n’à qu’à voir déjà les partis d’opposition promettre mer et monde (après avoir eux-mêmes proposé des hausses en 1996 !). Au pouvoir, ces partis seront les premiers à devoir augmenter ces frais pour quelques raisons que ce soit : le gouvernement précédent avait « caché » un déficit insoupçonné, la réalité est pire que ce que l’on croyait, d’autres groupes plus influents feront pression et passeront devant, etc. De plus, pourquoi voudrait-on consulter le monde étudiant ? Leurs leaders n’ont que deux choses à dire : « zéro hausse dans une perspective de gratuité » et « grève si on n’a pas ce qu’on veut ».

Et qui seront pénalisés ? Je te laisse deviner..

Publié le 15 février 2012
Marc Saindon

Ce que je me pose comme question, et le point a déjà été mis de l’avant par de nombreuses personnes, c’est que le patronat influence beaucoup le gouvernement dans la façon que les études supérieures sont conçues, c’est-à-dire simplement de répondre à la demande du marché du travail, alors que les employeurs n’investissent pas dans l’éducation.

Le patronat utilise la main-d’oeuvre qualifiée, mais ne paie pas pour obtenir celle-ci. On est loin du principe «utilisateur-payeur», qui obsède pour les néolibéraux. « Do as I say, don’t do as I do » pourrait être la devise de la droite.

Je pense qu’une taxe de 1% sur la masse salariale pourrait apporter des nouveaux fonds aux universités et contraindre les employeurs à payer leur juste part.

D’autre part, concevoir l’université simplement comme un lieu où on donne de la formation pour l’emploi, au dépens de la culture d’un peuple, me déplaît. Certes, certains programmes comme l’Histoire devrait être revus de manière à donner des compétences reconnues sur le marché du travail (e.g.: que 30 crédits du bacc. en Histoire soient liés à une formation en archivistique et en recherche, de manière à ce qu’un diplômé puisse travailler sans avoir de maîtrise), mais d’autres programmes devraient être améliorés en y ajoutant des cours de culture générale, notamment en gestion et en économie.

Publié le 18 février 2012
Jean-François Gingras

Bonjour Pier-André,

je tenterai de répondre le plus précisément possible à tes questions :
1- Si l’éducation est un investissement pour l’individu, ne l’est-il pas pour l’état également (à travers l’impôt?) : certainement, du moment où l’État perçoit des tarifs progressifs (ex. CPE ou « taxe santé »)et prélève des impôts tout aussi progressivement
2- Connaissez-vous la notion de bien non-rival et ses caractéristiques pour en obtenir les quantités optimales? : je ne peux dire que je maîtrise la chose… une suggestion reliée au présent débat ?
3- Pourquoi opposez-vous progrès et frais de scolarité faible? : je n’oppose pas les 2 items. Ce que je veux simplement exprimer est que les étudiants d’aujourd’hui bénéficient de progrès indéniables qui améliorent directement la qualité de leurs études… mais ça a un coût. Il faut en tenir compte dans les revendications.
4- Qu’est-ce qu’une proposition « réaliste » et « constructive »? Réaliste parce qu’elle admettrait la situation financière de TOUS les Québécois (tarifs, HQ, taxe immatriculation, droits de permis de conduire +128% sur 3 ans) et de l’État (déficits structurels, dette colossale, toujours de nouveaux « besoins »/programmes), constructive puisqu’elle proposerait un plan, une réponse qui serait satisfaisante pour les étudiants et maintiendrait l’accessibilité scolaire (on ne peut toujours avoir 100% de ce qu’on veut!).
5- Sachant que le gouvernement propose en ce moment la politique qu’il préfère, quel sera sa réponse la plus probable à votre suggestion alternative? Pour le moment, le gouvernement ne consulte pas les étudiants parce que peu importe ce qu’il y aura comme discussions et options, les assos diront non et menaceront de grève (avis personnel, mais pour les quelques dernières confrontations, la grève était envisagée assez tôt dans le processus de « moyens de pressions). Cela dit, la réponse du gouvernement serait probablement négative, mais il aurait la charge de démontrer que cette proposition ne tient pas la route, et de l’autre côté, les assos étudiantes, FEUQ, FECQ, ASSÉ auraient un formidable outil pour mobiliser leurs membres et la population en général.
6- En quoi la grève est-elle un refus de négocier? D’abord, parce que lorsqu’on ce moyen de pression est annoncé depuis presque 2 ans, cela indique une position de « je veux exactement ce que je demande, sinon ça bloque! » et pour le gouvernement, rien ne le motive à négocier pour la raison ci-devant. Les autres moyens de pression ne visaient pas la négociation : occupation de bureau, manifestations, lettres, campagnes publiques n’avaient qu’un seul but.. faire reculer le gouvernement, pas discuter avec celui-ci. En quoi pour toi la grève laisse-t-elle l’espace à la négociation ?
7- En quoi la gratuité scolaire (ou toute autre décision) « pellete le problème par en avant »? La gratuité scolaire.. ça ne fait que remettre la pression financière dans un nombre X d’années.. vers une autre confrontation/grève. On reproche aux « boomers » de laisser une dette, de mal gérer la RRQ et tout le reste et on ne veut pas prendre de front un enjue qui nous concerne directement ? J’appelle ça pelleter en avant… A-t-on songé à faire un échange ? Droits de scolarité révisés (même modérément) en échange d’une plus grande participation au financement de la santé et de la RRQ ? Tiens, ça entre dans la catégorie des alternatives potentiellement constructives.. cela met en évidence le refus des « boomers » de payer plus pour l’éducation de leurs enfants et le refus de leurs enfants de payer plus pour leurs soins de santé.. Ça oblige les 2 groupes à s’asseoir.

J’espère que ces quelques réponses éclairent ma pensée et répondent à tes questions !

Au plaisir !

Publié le 27 février 2012
Jean-François Gingras

Je suis ni économiste ni fiscaliste ni comptable, mais je me pose les questions suivantes :

1) Si on paie les études à un médecin et que c’est l’état qui paie son salaire (RAMQ), l’état ne se donc remboursera jamais?
2) Même si le médecin paie des impôts, puisque son salaire provient du coffre de l’état, ça veux simplement dire que l’état paie moins de salaire. Il n’y a donc pas d’entrée d’argent?
3) Les 300 000+ emplois de la fonction publique, donc les études on été payées par l’état, sont payé par l’état. C’est donc dire que l’état ne se remboursera jamais?
4) Vous me voyez venir: idem quand 2)

Autre fait intéressant, selon la chronique de Michel Girard, du 2 avril 2012 dans La Presse Affaires, en 2009 les citoyens gagnant de 50 000$ à 99 999$ représentaient 18,1% des contribuables et ils ont épongé presque la moitié (47,7%) de la facture fiscale.

Or, selon l’Institut de statistique du Québec, en 2009, le salaire moyen d’un contribuable ayant un diplôme universitaire est de 45 000$. Il font donc partie des contribuables gagnant entre 30 000$ et 49 999$ de revenu et ont assumé 21% de la facture fiscale alors qu’ils représentent 23,1% des contribuables.

En 2009, l’endettement moyen d’un étudiant universitaire diplômé est de 15 000$ tandis que dans le RoC l’endettement moyen est de 26 000$. C’est donc dire que l’état paie éponge la différence de 11 000$.

Pour épongé une dette de 15 000$ à un taux d’intérêt de 6% sur une période de 5 ans, il en coûte 289,99$ par mois. Si on ajoute le 80$ par mois pour le transport en commun (et qu’on ignore délibérément la déduction d’impôt pour le transport en commun), alors on obtient 370$ par mois. C’est le coût d’achat sur 5 ans d’une Honda Fit de base sans option (incluant le coût de l’assurance) mais en ne tenant pas compte du coût de l’essence.

Je suis d’accord que la hausse est brusque.
Je suis d’accord que le gouvernement doit faire ça part (contrôle des dépenses pour l’amour de ….)
Je suis d’accord que la lois sur l’impôt est une vrai passoire (pour ceux qui ont les moyens).

Mais je crois que la hausse, appliqué autrement et sur une plus longue période, doit arriver.

Publié le 4 avril 2012
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