Il y a un vent de renouveau depuis l’élection de Obama, c’est certain. Un dialogue s’est ouvert entre les États-Unis et Cuba, Harper semble avoir vu la lumière en ce qui concerne nos chances de succès en Afghanistan et le président Sarkozy se démarque par une politique internationale qui en impressionne plus d’un. On pourrait même dire que la confiance générale envers les Nations Unies s’est renouvelée. Les écoles sont remplies de jeunes qui s’impliquent dans des organismes à vocation internationale que ce soit pour protège l’environnement, enrayer la pauvreté ou faire cesser des guerres.
Donc comment se fait-il que, à l’heure où l’on veut se départir des armes nucléaires et que tous semblent vouloir mettre la main à la pâte pour atteindre une « paix internationale », du même souffle, on crée des écoles pour la communauté noire en Ontario, il est impossible de bâtir des projets d’envergure à Montréal, on ne sait plus comment gérer Montréal-Nord et on n’a jamais assisté à autant d’allégations de corruption au Canada et au Québec? Pour moi, voici les signes d’une démocratie locale fatiguée, prête à céder aux pressions issues de la peur des autres, à l’appât du gain et à un individualisme néfaste.
En fait, on a de la difficulté à « recruter » des membres de la génération Y dans toutes les instances politiques locales (canadienne, québécoise et municipale). Bien que plusieurs d’entre nous s’impliquent dans des associations communautaires, peu le font au sein d’organismes à vocation locale. Les politiques internationales sont importantes et peuvent définitivement influencer des populations entières, mais notre pouvoir d’action sur les éléments qui nous entourent est beaucoup plus important et concret. Il faut se réapproprier les instances qui peuvent avoir un impact direct sur notre vie de tous les jours. J’aimerais, par cet article, vous inviter à lutter contre certaines problématiques au sein même de notre société.
Dans les faits, je pars en guerre contre certaines institutions et certaines pratiques et je vous invite à en faire de même à l’endroit d’une problématique qui vous interpelle: créez un mouvement de masse et, des cellules d’intervention à tous les niveaux sur un sujet donné pour et par des gens de notre génération.
Voici comment cela fonctionne:
Vous verrez sur le site de Génération d’idées au cours du mois de juin des champs d’intervention qui nécessitent une prise en charge par notre génération. Vous adhérez à l’un de ces sujets et lorsqu’un groupe a au moins trois intervenants, il est prêt à se rencontrer pour déterminer son champ d’intervention et les actions concrètes qu’il désire entreprendre. Vous pourrez ajouter des champs d’intervention. L’important est que deux personnes ou plus se joignent à votre initiative. Génération d’idées vous demandera de mettre à jour directement sur notre site les actions de votre groupe et dans la mesure du possible, nous tenterons d’amener ces initiatives sur la sphère publique afin que tous puissent constater que nous avons un influence sur les problématiques locales.
Personnellement, je pars en guerre contre l’ostracisme du quartier Montréal-Nord. Qui m’aime me suive ! Au menu : travailler avec les intervenants sociaux du coin; participer à toute enquête publique liée aux événements de Montréal Nord et s’impliquer pour éliminer le profilage racial – lisez ceci pour vous mettre en appétit: www.cdpdj.qc.ca/fr/publications/docs/Lettre-Montreal-Nord.pdf
Alors commando, à vos ordinateurs : www.generationdidees.ca - Enrôlez-vous et sortez vos armes de persuasion.
Parmi les thèmes abordés, vous pourrez partir en guerre contre la corruption provinciale et municipale, la pauvreté et ses effets sur les enfants, l’exclusion des aînés et des sans-abris, les hostilités entre Montréal et Québec et l’immobilisme des syndicats.
APARTÉ
Des solutions innovatrices qui nous donnent matières à réflexions et un léger sourire: Une association de femmes issues de la société civile kenyane avait décrété fin avril une semaine d’abstinence sexuelle afin d’inciter les hommes politiques à régler leurs différends et à réformer le pays. Elles estiment que les politiciens ne devraient pas avoir le temps de se consacrer aux plaisirs de la chair compte tenu de la situation économique et politique critique du pays. Les deux camps rivaux ont finalement signé un accord de partage du pouvoir et M. Odinga est devenu Premier ministre d’un gouvernement de coalition.


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