Les alternatives écologiques en transport

par Génération d'idées
24 juin 2010

Date | Lundi le 28 juin à 18h30
Lieu | Montréal | Kilo / 1254, rue Saint-Denis | métro Berri-UQAM

Pour ce Remue-Gedi, nous vous invitons à réfléchir sur un enjeu qui nous a été communiqué à plusieurs reprises durant le Salon de l’Environnement soit les alternatives écologiques en transport : « Quelles solutions devrions-nous envisager afin de promouvoir des déplacements plus écologiques? ».

Enjeux

  • La société valorise actuellement l’usage de la voiture et la vie en banlieue
  • L’utilisation de la voiture solo amène davantage de congestion routière, de pertes de temps, d’émissions de gaz à effet de serre, de smog, de pollution sonore, d’îlots de chaleur et de risques d’accidents, et l’étalement urbain crée une dépendance à la voiture et une viabilité moindre des alternatives
  • Les transports en commun manquent de financement et sont perçus comme une dépense, alors que les routes sont vues comme un investissement
  • Les transports en commun intra et interurbains sont le plus souvent pas suffisamment fréquents, ralentis par leur désuétude, la circulation ou la préséance des trains de marchandises, indisponibles à certains horaires (ex. hors heure de pointe et la nuit) et certaines régions et villes ne sont même pas desservies, ou offrent peu d’options et des coûts élevés
  • Le covoiturage est parfois difficile à coordonner
  • Les pistes cyclables en ville sont souvent surchargées et les trajets de celles à l’extérieur de Québec ou de l’île de Montréal sont le plus souvent conçues pour le loisir plutôt que pour des déplacements domicile-travail; le vol de vélo et le manque d’installations pour les cyclistes (douches, supports à vélos) aussi un frein à son utilisation
  • Il y a un manque de civisme entre cyclistes, piétons et automobilistes
  • Alors que le Québec a un fort potentiel de développement en ce sens, la recherche sur les alternatives à la voiture à essence, dont la voiture électrique, n’est pas financée adéquatement
  • Le transport de marchandises en camion est polluant, et le train est sous-utilisé en ce sens, et les voies de contournement pour éviter un passage à travers Montréal sont inadaptées

Pistes de solution

  • Faire un virage clair vers le transport en commun partout au Québec, en le rendant le plus possible aussi voire plus rapide, moins cher et plus attrayant que la voiture, en anticipant la demande, en en améliorant l’entretien et en le développant en continu par des investissements d’argent et de moyens conséquents
  • Adapter progressivement l’offre à mesure que la demande augmente: minibus plus fréquents plutôt qu’autobus sur trajets moins fréquentés, puis autobus, tramways ou train et enfin métro
  • Moduler l’offre et les coûts en fonction de l’heure d’utilisation et de la distance
  • Envisager un financement régressif de la construction par les usagers (ex pour les trains)
  • Simplifier les stations de métro
  • Transformer le transport scolaire secondaire en transport collectif municipal
  • Voir la faisabilité d’avoir des trains avec wagons amovibles par station
  • Prévoir des voies réservées pour les autobus, taxis et covoiturage, certaines pouvant être partagées avec des cyclistes
  • Favoriser une meilleure interconnexion et une intégration des différents réseaux de transports, et des alternatives de transport entre elles (transports en commun, BIXI, Communauto, vélo, stationnements incitatifs, etc.)
  • Adapter Google Map pour y inclure les trajets inter-réseaux et à vélo
  • Mieux desservir les centres commerciaux en transports en commun
  • Offrir différents incitatifs au covoiturage
  • Faire davantage d’éducation au civisme
  • Cesser l’étalement urbain, notamment en changeant le mode de financement des villes
  • Repenser et valoriser la vie en ville en développant celle-ci autour de pôles où on retrouve des services, une vie de quartier et un sens de la communauté; relier efficacement, faire découvrir et valoriser ces différents quartiers
  • Multiplier les zones piétonnières, celles-ci pouvant l’être seulement à certaines heures, et y prévoir de l’animation selon la saison (ex: en hiver, du chocolat chaud)
  • Favoriser la proximité domicile-travail
  • Développer des modes de transport alternatifs, par exemple des petites voitures combinant électricité et propulsion humaine
  • Augmenter les coûts d’utilisation de la voiture en envisageant des taxes à l’achat en fonction des émissions potentielles, des péages (ex. accès au centre-ville et/ou à l’île, autoroutes)
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Joseph-Marie Tremblay

Installation de tramways.

Ajout d’autobus électriques.

Compléter le réseau cycliste de Montréal à partir des nombreuses ruelles situées en arrière-cour des résidences de Montréal.

Diminuer de 50% à 100% les coûts des transports en commun.

Tripler les subventions aux véhicules hybrides.

P.S. Obliger qu’au minimum tous les moteurs à gaz soit des moteurs à 4 temps (tondeuses, équipements de construction, génératrice, moto etc)

Publié le 24 juin 2010
Sebastien Boyer

Je suis d’avis que nous devons arrêter de saupoudrer avec l’ajout d’un train ici, 3 stations de Metro là et une ligne d’autobus. On doit faire une révolution du transport tel que Londres l’a fait il y a quelques années.

Pour mettre de l’avant cette révolution, les écologistes et les initiateurs des projets (société de transports, villes) se font toujours répondre que les coûts sont élevés et les ressources limités. Pour faire de cette révolution une réalité on doit donc aussi parler de son financement, or il y a plusieurs pistes de solutions qui n’ajouteraient en rien au déficit gouvernemental actuel.
• Remplacer le transport scolaire au secondaire pour allouer les mêmes ressources à de bon système de transport en commun en commençant par les villes de 25 000 habitants et plus (Ceci est déjà le cas pour la ville de Montréal). Ce système de transport profiterait alors à tous, de plus il créerait une habitude chez les jeunes qui pourrait continuer à l’utiliser après le secondaire.
• Introduire les péages et allouer 100% des revenus aux transports collectifs.
• Taxe sur les stationnements gratuits, afin d’encourager les commerçants à prendre en compte le déplacement de leurs clients. (Commerce de proximité ou près du transport en commun)

Chaque fois qu’un Québécois achète une voiture c’est de l’argent qui quittent le Québec, les voitures étant assemblées à l’extérieur, seules quelques pièces sont faites ici. Comme société, lorsque nous investissons dans un train ou dans l’achat d’autobus nous créons beaucoup plus d’emplois ici. Ceci devrait être pris en considération lorsqu’on analyse les coûts des transports collectifs.

Publié le 28 juin 2010
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